‹ Maximes spirituelles et diverses instructionsChapitre 9 sur 53 · I. Une mortification constante de la sensualité · texte numérisé non relu

I. Une mortification constante de la sensualité

i° Nous ne devons jamais nous servir dans le boire elle manger, dans l'habillement et l'habitation, dans le coucher et les récréations , et dans toutes les commodités du corps, de plus que n'exigent la nécessité, l'obéissance ou la charité.

2° Ce que nous prenons, ce dont nous nous servons pour ces actions, nous devons nous en servir avec une intention parfaite, uniquement pour plaire à Dieu, en domptant tellement le plaisir naturel, que nous soyons disposés de nous en priver, si Dieu le désirait.

3° Nous devons être fidèles et constants dans la pratique de certains actes de pénitence, toutefois autant que nous le permettra l'obéissance.

îî. Une mortification continuelle de toutes les mauvaises affections.

On doit avoir constamment un œil vigilant sur tous les mouvements du cœur. Quatre affections sont principalement contraires à la volonté de Dieu : l'amour, la haine et la colère, la joie et la tristesse. On doit sans cesse y faire attention , et l'on doit s'efforcer de ne jamais se permettre aucun de ces mouvements, si ce n'est que Dieu les excite en nous. C'est pourquoi nous devons nous mettre en la présence de Dieu lorsque nous ressentons ces mouvements, et examiner notre cœur pour éprouver de quelle source ils proviennent. Si nous éprouvons que ces émotions d'amour ou d'une autre affection ne proviennent pas de Dieu, mais de la sensualité, d'un attachement secret, d'un orgueil caché ou d'autres affections semblables, dès le principe nous devons les étouffer et les détester de tout notre cœur.

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