GOULDEN, REINOLD, MARTHE
REINOLD, serrant la main do Goulden.
Merci de ce témoignage d’amitié, monsieur Goulden! Le sentiment qui vous amène me touche profondément; mais nous sommes atteints, ma sœur et moi, d’une maladie que * rien ne peu t guérir, et je crains bien que vos soins ne soient inutiles.
GOULDEN
Qu’en savez-vous? Le malade qui s’abandonne lui-méme est perdu! Vos adieux à mon ami M[ax\vel témoignaient d’une tout autre conliance.
REINOLD
Oui! dans le premier moment on ne doute de rien! La
MAX W EL
colère, lu conscience indignée, la douleur rr.éme vous animent d’une sorte d’ivresse à travers laquelle il semble que les obstacle» s'évanouissent ! mais que le sang-froid revienne avec la raison, et les voilà qui reparaissent plus infranchissables qu’auparavant. La bette apparence que nous allions retrouver aujourd'hui un meurtrier qui a échappé pendant quinze ans à toutes vos recherches.
MARTHE
Il suffît que cela soit possible pour que j’y emploie jusqu’au dernier souffle de ma vie !
GOULDEN
À la bonne heure ! Voilà une parole qui me révèle tout (l’abord ce que vous valez 1 (Lui tendant la main.) Tonchez-là, mademoiselle! Nous sommes amis!... (il serre la main de Marthe.) A nous deux, que diable! nous relèverons bien l’énergie morale de ce garçon-là. Je ne lui demande que d’exécuter mes ordonnances. Et pour commencer nous allons souper!