SCÈNE PREMIÈRE
ULRIC, SCHWARTZ, LUDWIG, Invités, pais SPARCK.
Quelques invités se promènent dans les salons du fond dont les portes sont ouvertes. Ulric, Schwartz, Ludwig et quelques-uns de leurs amis entrent en scène.
LUDWIG
Peste! quelle demeure! c’est princier! Tu auras de la peine à soutenir ce luxe-là, mon cher Ulric.
ULRIC
Bah! les chaînes de fleurs ne sont pas éternelles.
SCHWARTZ, tristement.
Soupe-t-on?...
ULRIC
Oui, mon ami, ôn soupe... pourquoi dis-tu cela de cet air mélancolique ?
LUDWIG
Parce qu’il regrelte sa taverne, sa choucroüte et sa pipe! n’est-ce pas, Schwartz?
SCHWARTZ
Le fait est que c’est plus gai I
MAXWEL
LUDWIG
Ali çà ! dis-moi donc ! les femmes ne sont pas en nombre ici.
ULRIC
T’attendais-tu à en rencontrer?... La moralité de notre bonne ville de Munich fait de Cccilia une exception élégante dont le pendant n’est pas facile à trouver. Mais, rassure-loi! elle suffit à tout animer de sa présence, et l’on oublie, dès qu’elle parait, que les femmes sont absentes.
LUDWIG
Encore faudrait-il qu’elle parût!
ULIUC.
11 est vrai qu’elle s’attarde bien à sa toilette, ce soir!... Elle aura voulu vous faire honneur, messieurs. '
Sparck entre en scène, revêtu d’une livrée et coiffé d’une perruque; i porte un plateau chargé de verres.
LUDWIG
Et ton bouquet? inutile de te demander s’il a été bien reçu ?
ULRIC
J’aime à le croire. (Apercevant Sparck.) Du punch, messieurs!
SCHWARTZ, à part.
S’il y avait seulement de la bière!... enfin!...
SPAKCK, à part, en regardant autour de lui.
11 n’est pas encore ici-
ULH1C.
Tiens! une figure que je ne connais pas!... ^A Sparck, en prenant un verre de punch.) Vous êtes nouveau dans la maison?
SPARCK.
Oui, monsieur!..,
ULRIC
A’olre maîtresse a-t-elle des nouvelles de ses diamants?
SPARCK.
Pas encore.
ULIUC.
Gageons que j’ai rencontré juste, messieurs, et que si ces diamants se retrouvent ce sera chez notre ami Waldeck.
LUDWIG
Aussi s’est-il vengé, le vieux serpent, en soulevant cette malheureuse querelle entre lteinold et toi!
ULIUC.
Pourquoi malheureuse? nous lui devons de connaître une vérité qui n’etait indilférculc pour personne. Serais-tu bien