ACTE QUATRIÈME
MARTHE, regarJant liiement Ulric.
Eh bien!... vous nous fuyez, monsieur d’Asfeld?
ULRIC
Moi? Non vraiment; je me plaçais sur votre passage, au contraire.
MARTHE. I
Sur mon passage?...
ULRIC
N’alliez-vous pas dans votre chambre? J’avais deviné que vous iriez y retrouver...
MARTHE
De quel droit épiez-vous mes actions, monsieur?.,.
ULRIC
Je n’ai aucun droit, il est vrai; hormis ceux que donne l’amitié pourtant, et c’est au nom de cette amitié que je me permets...
MARTHE
Inutile, monsieur! je sais tout ce que vous pouvez me dire.
Croyez-vous ?
MARTHE
Ah! tenez! monsieur d’Asfeld, soyez généreux, je vous en prie!... je souffre horriblement!... vous me voyez le sourire aux lèvres, la joie aux yeux, et vous vous dites' : « Celte Cécilia, elle ne pense qu’au plaisir!...» Eh bienl non! elle dévore ses larmes! elle est folle de douleur!... Tenez! elle a déchiri ce mouchoir entre ses dents pour ne pas éclater en sanglots!
ULRIC
Je commence à croire, en effet, que je n’ai rien à vous apprendre!... C’est sur l’honneur de cet homme que vous pleurez, n’est-ce pas?
MARTHE, regardant la porto de gauche.
Plus bas! je vous en supplie!
ULRIC
Et c’est à moi que vous osez le dire!... en vérité, cela passe l’imagination! que vous me prissiez pour dupe, que, sous le semblant d’accueillir mes soins, voire cœur se donnât à un autre, à la bonne heure! faites-moi l’honneur de croire que je ne suis pas jaloux!...
MARTHE
Plus bas !...
ULRIC
Mais que vous m’ayez donne pour rival ce Reinold Buttler, le fils d’uu assassin, celui...
MAXWEL