L’OR SUPPOSÉ ET LA CIRCULATION
La monnaie est le véhicule de l’échange, c’est sur elle que repose la circulation de tous les biens. Mais comme elle est stérile, on s’est constamment et unanimement appliqué à s’en passer autant que possible.
Tout à coup on oublie le programme et on tombe dans une déplorable contradiction. On prisait l’or, mais on se défendait contre sa stérilité; maintenant, on voudrait le mépriser, mais on je contrefait, on contrefait même sa stérilité. On se flatte par là d’augmenter la circulation.
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D’abord, la circulation n’esl pas iin but. Un ne fait des échanges qu’autant qu’on les croit utiles et non point pour faire circuler le matériel monétaire ; ensuite il n’est pas possible d’augmenter réellement ce matériel.
On peut découvrir des rivières charriant l’or comme le sable , on peut émettre tout l’or supposé qu’on voudra, l’effet est identique, ou, pour mieux dire, l’effet est également nul. On augmente la masse monétaire, on fait monter tous les prix, mais la monnaie, le matériel roulant de la circulation vaut encore le même tantième du capital général.
L’or pesait 5,000 dans nn inventaire général évalué 500,000 d’or pesant; qu’il arrive 1,000 d’or vrai fraîchement découvert , ou qu’on émette