CHAPITRE VI
ni sol cultivé ; un capital est une part, une action, un lot du capital général ; et, l’instrument qui sert à former les capitaux est la monnaie.
Si l’inventaire général évalué en or donne un capital de 500,000, il est certain que la quantité d’un pesant d’or vaut un cinq cent millième du capital général.
C’est là la base de tous les prêts et du commerce des capitaux. L’emprunteur reçoit un d’or, il est avec ce un d’or à la tête d’un cinq cent millième, à son choix, du capital général. 11 achète ce qu’il veut, et fait son affaire.
Quand le prêt expirera, il [devra aliéner un cinq cent millième quelconque du capital général pour se procurer le un d’or qu’il rendra au prêteur.
S’il n’y avait pas de monnaie, il y aurait des biens, mais il n’y aurait point de capitaux. Il faudrait prêter les biens en nature. Prêter du bois, prêter du fer, puis, à la fin du prêt, redevenir possesseur de bois et de fer dont on n’a pas l’emploi, et qui, presque toujours, seraient du bois et du fer différents. Et pour l’emprunteur quel embarras ! Il devrait : ou trouver à emprunter exactement les choses dont il a