CHAPITRE VH
qu’on produira ou qu’on pourrait produire périodiquement contre des honoraires périodiques payables en bien-monnaie.
Par le mandat, ou par le transport de marchandises, on échange du bien-monnaie contre la plusvalue, c’est encore un bien, que la gestion ou le transport ajoutent à d’autres biens.
Par le contrat de Société, on échange un bien capital individuel contre une part de bien capital social.
11 en est de même dans tous tes contrats.
Une fois le contrat conclu, il faut, au moment fixé, l’exécuter, il faut livrer, et c’est ainsi que se produit la circulation.
La circulation d’un chemin de fer ne consiste pas dans le va-et-vient du matériel roulant, des voilures, mais dans le mouvement des passagers et des marchandises qui vont d’un endroit à l’autre. De même, sur le terrain de l’échange, la circulation ne consiste pas dans le va-et-vient du bien roulant, la monnaie, mais dans la transmission de tous les biens évalués, les meubles, les immeubles, les denrées, les capitaux qui passent d’une main à l’autre.
LA CIRCULATION RAR LA MONNAIE :n
La voiture est nécessaire pour la circulation des passagers et des marchandises; aussi on en pa^e l’usage au guichet des stations. La monnaie est nécessaire pour la circulation de tous les autres biens ; aussi on en paye l’usage en supportant son improductivité pendant tout le temps qu’on la garde, c’està-dire en perdant les intérêts sur toutes les sommes qu’on a en main. La monnaie ne produit aucune plus-value rémunératrice; elle est stérile.
Stérile mais nécessaire, et c’est cette combinaison de stérilité et de nécessité qui donne à la monnaie, au matériel roulant de l’échange, une si grande vitesse et une si grande disponibilité. On peut toujours s’en défaire si on la donne pour ce qu’elle vaut, car tout le monde en a besoin ; on peut toujours la trouver, si on en donne ce qu’elle vaut, car personne ne veut la garder.