‹ Mécanique de l'échangeChapitre 54 sur 123 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

biteur, la caisse de dépôt est transformée en banque d’escompte, elle va faire le commerce des capitaux flottants.

Le capital flottant, compie tout capital, est un lot du capital général exprimé en monnaie ; il rapporte intérêt et peut être rapidement converti en monnaie. Toute personne qui vient d’encaisser une somme qu’elle destine à un payement prochain peut convertir cette somme en capital flottant. Toute personne qui a de la monnaie et qui n’est pas encore décidée à faire des acquisitions peut convertir cette monnaie en capital flottant, et attendre une occasion favorable. Tout négociant qui désire avoir des fonds toujours disponibles pour les aflaires courantes ét les affaires imprévues et qui ne veut pas perdre l’intérêt, peut convertir ses fonds en capital flottant.

En versant des sommes en compte courant à la caisse d’une banque d’escompte, on devient créancier de capitaux flottants, qui sont productifs d’intérêt et qu’on peut toujours redemander.

La grande affaire pour une banque d’escompte, c’est d’avoir le plus possible de comptes courants. Elle a bien son capital à elle, le capital de fondation,

LES r.APITAim FLOTTANTS

mais si une banque n’avait que ce capital pour escompter, elle ne pourrait subsister; car elle doit tüujour en conserver en caisse une portion, et l’escompte qu’elle ferait avec l’autre portion donnerait à peine de quoi couvrir les frais généraux. Mais les comptes courants ne font pas défaut aux banques d’escompte qui sont bien administrées et qui rendent fréquemment compte de leurs opérations au public.

Certaines banques d’escompte font des alTaires vraiment énormes. Telle banque qui a un capital actionnaire versé de 10 a toujours en main pour 200 ou 300 de capitaux flottants. Le mouvement des opérations quotidiennes est immense : effets à encaisser, effets à escompter, capitaux flottants reçus, capitaux flottants remboursés. Tout ce grand mouvement de capitaux se fait presque sans monnaie. Cette banque n’a communément en caisse , fonds monétaire et stérile, qu’un dixième du capital versé par les actionnaires.

Le négoce des banques n’est point un négoce de monnaie, mais un négoce de capitaux. Les capitaux arrivent des capitalistes aux banques ; des banques

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