CHAPITRE XXV
doublent. Chaque bien vaut deux fois le pesant d’or qu’il valait auparavant; mais la valeur de chaque bien reste la même. Le tantième monétaire nécessaire, utile, voulu par les choses, voulu par les hommes, n’a pas varié ; il est encore un centième.
On peut aussi supposer l’événement opposé. Les mines sont taries, on a consommé en dorures, on a enfoui la moitié du pesant d’or. Au lieu de 5,000, l’or existant ne pèse plus que 2,500. L’inventaire reste le même, mais son évaluation en or sera 250,000 au lieu de 500,000. Le tantième monétaire est encore le même : un centième.
Si une main est placée derrière le verre d’une lanterne magique, un grossissement se produit, la main paraît devenir énorme. On sait que le grossissement est fictif, nominal, mais on remarque aussi qu’aucune proportion n’est changée, que, par rapport à la dimension de la main, chaque doigt est encore ni plus ni moins grand qu’auparavant. Le capital général subit ce grossissement quand le poids du tantième monétaire, c’est-à-dire de l’or existant, vient à augmenter. Alors, tous les prix s’élèvent, alors les prix qui, dans un temps ordinaire, auraient baissé, paraissent