‹ Mécanique de l'échangeChapitre 8 sur 123 · ÉVALUATION MONÉTAIRE · texte numérisé non relu

ÉVALUATION MONÉTAIRE

lait plus aucune monnaie, on emploierait chaque bien pour évaluer chaque bien ; on évaluerait aussi par chaque bien le bien qui aurait cessé d’être monnaie. Or, précisément, on ne fait journellement qu’évaluer le bien-monnaie par chaque bien toutes les fois qu’on évalue en monnaie un autre bien. Quand on dit qu’un sac de blé vaut vingt ou trente de monnaie, on dit du même coup qu’un de monnaie vaut un vingtième ou un trentième de sac de blé; quand on dit que quatre surfaces de sol cultivé valent un de monnaie, on dit du même coup qu’un quart de monnaie vaut une surface de sol cultivé.

Dans n’importe quel mesurage, le mesuré contremesure le mesurant; dans n’importe quelle évaluation, sans la monnaie ou par la monnaie, le bien évalué, quel qu’il soit, contre-évalue toujours le bien évaluant.

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