‹ Mécanique de l'échangeChapitre 99 sur 123 · CHAPITRE XXXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIII

plus élevé. Les dettes et les créances, masse énorme de promesses, d’obligations, de rentes, d’hypothèques, de lettres de change et de titres, de toutes sortes, n’augmentent en rien, c’est vrai, la valeur de l’inventaire général, elles ne font que la cadastrer personne par personne. Il en est de tous ces titres comme des actions d’un chemin de fer: on peut les vendre, les céder, les donner en gage; on peut les réunir dans une caisse avec d’autres actions, et émettre par contre des actions à nouveau, tout cela regarde les propriétaires; mais la propriété, le chemin de fer reste ce qu’il était. Cependant, et quoique les dettes et les créances n’augmentent pas l’inventaire général, elles donnent lieu à des échanges innombrables où la monnaie est encore de moitié. Que si on fait un seul montant du montant de tous les biens et du montant de toutes les dettes et créances qu’on échange annuellement, et si on répartit au prorata sur la valeur de tous ces échanges la dépense monétaire produite dans l’année par la perte des intérêts sur toute la valeur de toute la monnaie existante, on trouve assurément que la dépense monétaire

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