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REACTIONS EPROUVEES PAR LE CAVALIER

Les réactions éprouvées par le cavalier proviennent du mouvement de bascule et des variations de vitesse du galop. Pour se rendre compte de ces phénomènes. il suffit d'examiner les photographies instantanées d'Ottomar Anschütz. Le cheval galope à droite (les réactions du cavalier y sont très nettes).

À l'appui du postérieur gauche, le cavalier n’a pas les fesses au contact de la selle. Son corps est encore projeté en avant par la détente de la foulée précédente (inertie), tandis que le cheval a ralenti sa progression par le

poser du premier postérieur. Dès cet instant, la distance entre les fesses du cavalier et le fond de la selle diminue. Le contact se rétablit pendant la

détente du deuxième postérieur qui accélère la progression du cheval. Le cavalier rétrograde par rapport à sa monture. Dès la fin de l'appui de ce … postérieur, la jambe droite collée au tronc subit l'accélération du mouvement : - elle est entraînée en avant. Par contre-coup, le buste du cavalier recule, ses fesses s'enfoncent dans la selle.

L'avance de la jambe droite est maxima au mement de l'appui du dernier antérieur. (Réduction de la vitesse, comme en témoigne la crinière qui se rabat sur l'encolure.)

Pendant la suspension, la vitesse du cheval diminue encore et le buste du cavalier s'incline en avant, entraîné par l'énergie cinétique que la détente des postérieurs lui a communiquée, |

Le cavalier décolle de la selle, La retombée du corps du cheval sur le postérieur gauche accentue la distance selle-fesses du cavalier.

Celui-ci revient dans la selle au mement où se produit la détente des. postérieurs : la rencontre est brusque (coup de raquette).

Ainsi pour réduire le choc de la détente de l'arrière-main, le cavalier doit réduire la pesée de ses fesses sur la selle, en refusant le contact par une flexion de rein. (Début d'abaissement du buste — moindre pression de l'assiette.) De cette manière, il soustrait sa masse à la détente des postérieurs qui en est facilitée.

Au moment de la retombée du corps du cheval, l'extension du rein lui permet de garder le contact avec la selle, évite le coup de raquette et ses conséquences fâcheuses pour l'assiette du cavalier et la détente de l'arr'èremain qui en est comme coupée.

La phase de suspension voit le relèvement du garrot et l'enfoncement simultané de la croupe par un mouvement de bascule. À l'appui du premier postérieur, la croupe est très abaissée et le garrot beaucoup plus élevé. A l'appui du diagonal intermédiaire la croupe et le garrot sont au même niveau : le dos est horizontal, dans sa position la plus basse.

Au galop de course le mouvement de bascule s'atténue..Les antérieurs, . très obliques à la fin de leur appui, propulsent l'avant-main plus qu'ils ne le soulèvent. La phase de suspension n'est donc pas écourtée par le poser anticipé des postérieurs sous l'effet de la bascule.

Le maximum d'élévation de la croupe et du garrot est atteint au moment de la projection. (Niveau toujours inférieur à la hauteur de la taille.) L'abaissement maximum de ces deux régions, coïncidant avec l'enfoncement du dos, se produit pendant le grand écart du diagonal intermédiaire. (D'après les

photos de Muybridge.)

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