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TRES

Si l’encolure est affermie par ‘la contraction simultanée de ses muscles fléchisseurs et extenseurs, il tire la pointe de l'épaule vers l'avant et le haut. Le membre au soutien oscille dans ce sens. Plus l'encolure s'élève, plus la pointe de l'épaule est amenée vers le haut. Le geste du membre perd en étendue: mais gagne en élévation,

Une très forte contraction du muscle peut même ouvrir l'angle scapule huméral en portant l'humérus vers l'avant. Une bonne longueur et: une bonne position d'encolure allongée augmente l'enjambée.

Si l'insertion fixe est au membre, le muscle fléchit l'encolure et la tête

Pratiquement, dans la locomotion, la contraction du mastoïdo huméral fléchit l'encolure en même temps qu'elle amène l'antérieur en avant. Le but de l'enrênement d'un trotteur est précisément de supprimer cette flexion d'encolure en la fixant dans une position assez étendue. Ainsi le mastoïdo huméral emploie toute sa force à projeter l'épaule én avant. Le cheval épargne ses extenseurs d'encolure ; ceux-ci n'ont pas à la fixer.

Lorsque l'antérieur est à l'appui et que d'autres muscles fixent la pointe de l'épaule et maintiennent rigide la tige cervicale, le mastoïdo huméral tire celle-ci vers l'arrière. Le mouvement se transmet au thorax qui recule.

L'action du muscle dans le reculer peut s'expliquer par un jeu de levier Deux forces opposées s'exercent sur ses deux insertions, La force qui refoule la tige cervicale et le thorax vers l'arrière tend les muscles extrinsèques di membre qui unissent la cage thoracique au scapulum (parties postérieures dt trapèze et du rhomboïde, grand dentelé)., Ces muscles tirent cet os vers l'ar. rière. La traction sur le scapulum vers l'arrière l'emporte sur la traction vers

. l'avant de la pointe de l'épaule, puisqu'elle possède le plus pus bras de leviei

(Toute la longueur du membre).

L'action du mastoïde huméral dans le reculer est d'autant plus efficace que l'encolure est plus horizontale (meilleure incidence du muscle et meilleure transmission de la force dans la tige cervicale). Le cheval libre abaiss. toujours son encolure quand il recule. Relever la tête d'un cheval attelé à une lourde charge ne peut que diminuer l'intensité du mouvement rétrograde.

L'action unilatérale du mastoïdo huméral fléchit l'encolure et l'incurvi d'un côté,

Les Pectoraux :

Leur description et leur rôle statique ont été donnés.

Le Pectoral Descendant :

Il joint la pointe antérieure du sternum et l'humérus où il se fixe su la crête antérieure de la gouttièr de torsion. Du sternum, il se dirige obli quement en arrière, en bas et dehors.

Rôle. — Ce muscle tire le membre en avant et en dedans. Lorsque la pointe de l'épaule s'est portée en avant sous l’action d: mastoido-huméral, il peut s'opposer à son avancement trop prononcé.

Le Pectoral Transverve :

I] relie le sternum à la face interne du membre. Son inse.tion sur 1 membre se fait sur l'aponévrose d'attache du pectoraldescendant et sur l'apo névrose antibrachiale interne.

Rôle. — Ce muscle est avant tout un adducteur du membre.

Les deux muscles précédents peuvent tirer en arrière l'antérieur au soutien qui sest porté en avant, ou bien si le membre est placé et fixé sous Ja masse, ils peuvent tirer le tronc en arrière et agir dans le reculer.

Leur action peut alors s'expliquer par un jeu de levier analogue à celui du mastoïdo-huméral. La traction du sternum vers l'arrière se transmet au scapulum par les muscles extrinsèques du membre; cette traction ayant le bras de levier le plus long l'emporte sur la traction dirigée en avant qui s'exerce sur l'humérus. ;

Le Pectoral Ascendant :

Ce muscle est un des agents les plus puissants de la détente du membre antérieur.

Lorsque le membre est à l'appui, en tirant l'angle de l'épaule vers l'arrière, il ouvre l'articulation scapulo-humérale et concourt ainsi à la détente de l'antérieur. En tirant par ailleurs sur son insertion postérieure, il porte le corps en avant. Cette action entraîne l'oscillation de tout le membre. Elle s explique par le jeu d'un levier, La force qui tire sur le thorax se transmet au scapulum par les muscles extrinsèques du membre qui se tendent (rhomboïde, trapèze, angulaire de l'épaule, grand dentelé même). Cette force ayant le plus long bras de levier l'emporte sur la traction vers l'arrière de Ja pointe de l'épaule.

. L'action du pectoral à l'appui a été justement comparée par Le Hello à l'action du rameur, mais d'un rameur qui saisirait sa rame entre l'eau et le tolet, la tirant à soi. Pour notre part, nous préférons l'image de la pagaie. G 4

Lorsque le membre est au soutien, ie pectoral ascendant le porte en arrière. Ce retrait du membre s'effectue avec une ouverture de l'angle scapulohuméral, le mouvement est difficile. En effet, si les articulations du pied, du coude ne se fléchissent pas suffisamment, l'antérieur traîne sur le sol.

Le Pectoral Scapulaire :

Ce muscle ouvre l'angle scapulo-huméral en redressant le scapulum. Il contribue ainsi à la détente du membre. Si le scapulum est fixe, tirant sur son insertion sternale, il porte le tronc en arrière.

Lorsque l'antérieur se reçoit au sol, la traction du pectoral scapulaire amortit la réaction et évite une trop forte flexion de l'articulation de l'épaule sous le poids du corps.

Dans la traction ou une progression rapide, le membre antérieur est rapproché à chaque pas de la ligne médiane du corps par les pectoraux. Ainsi le cheval pose le pied le plus possible sous le tronc pour éviter un balancement de la ligne de gravité et épargner la force musculaire qui le produit et qui représente une déperdition de force pour le mouvement en avant.

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