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IMPULSION ET PROPULSION

L'Impulsion, terme très utilisé en équitation, désigne le déploieme des forces musculaires nécessaire à la propulsion. Impulsion n'est pas pr pulsion, Un cheval peut avoir beaucoup d'impulsion sans se mouvoir en avañ inversement, un cheval qui se meut peut manquer d'impulsion. Ainsi un piafñf: animé réclame beaucoup plus d'impulsion qu'un galop nonchalant.

En définitive, l'impulsion est mesurée par le degré de tension neur! musculaire de l'organisme qui emploie sans exception, avec diligence et ha monie, tous ses muscles à la production d'un mouvement.

Impulsion n'est pas non plus Agitation. Elle se traduit par l'équilib des agonistes qui agissent, des antagonistes qui règlent, prêts à interven comme acteurs, pour modifier ou renverser l'équilibre musculaire en cours.

L'impulsion est l'âme du cheval ; elle manifeste sa bonne volonté et sc harmonie physique, elle est la base et la condition de la Haute Ecole.

Nous tenions à la différencier nettement du terme banal de propulsio l'impulson étant en somme une propulsion ennoblie. -

La propulsion doit envisager :

— Le mécanisme propulsif des Postérieurs,

— Le mécanisme propulsif des Antérieurs,

— Le mécanisme propulsif du Tronc-Encolure.

D'une manière générale, la propulsion résulte des enjambées succes: ves des membres faisant suite à leur détente.

— La période de soutien produit l'enjambée,

— La période d'appui fournit la détente.

Il existe deux théories explicatives de la propulsion.

1° La première met l'accent sur l'ouverture des angles articulaire qui par leur détente allongent le membre et poussent le corps.

Soutien

Décalque des chronophotographies de Marcy reproduisant les positions-types des rayons osseux du membre postérieur à l'allure du trot

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Cette théorie exagérée a conduit à l'idée de l'arc puissant de Prince. «ploitée par Goubaux et Barrier, Lafont et contredite par Neuman. Elle est soutenable pour expliquer l'oscillation du membre pendant la première moitié e l'appui, au moment où il est oblique en avant ; l'ouverture des angles ne ourrait que reculer leur extrémité supérieure. Ses adeptes l'ont certes fort ien compris. Pourtant dans leur conclusion, ils continuent à représenter l'arc uissant formé par le membre et la tige dorso lombaire. Se basant sur la étente de cet arc considéré comme une entité physique, ils en arrivent à ffirmer que l'engagement des postérieurs produit forcément l'élévation de avant main, dans la direction de la corde de l'arc. Le galop de course où s postérieurs s'engagent à fond détermine-t-il l'enlever exagéré de l'avantnain ? Non. Il faut donc abandonner cette idée toute subjective de la proulsion.

2° La seconde s'appuie sur les actions des leviers osseux qui offrent ux muscles la possibilité d'extérioriser leur contraction.

Elle considère le membre comme un levier rigide qui oscille sous action de la force que le muscle exerce sur son insertion supérieure. Cette héorie ne tient pas compte de l'articulation du membre qui se décompose n plusieurs leviers osseux.

En définitive, la combinaison des deux théories est seule conciliable vec le maximum de vérité et se rapproche le plus de la réalité. On peut lire qu'un muscle propulsif agit à la fois par ouverture .des angles articuaires et oscillation des os. Le mode de son action varie suvant l'instant consiléré ; il est conditionné par l'intervention des muscles antagonistes qui éfendent tel mouvement.

L'examen du processus locomoteur permet d'ailleurs de préciser l'action nusculaire.

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