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ACTION DES ANTERIEURS

Il faut noter l'inversion du jeu musculaire : le recule: du membre &

soutien s'opère grâce aux muscles protracteurs du tronc dans le mouveme en avant. ' Le reculer du tronc est produit par les protracteurs du membre & soutien. * Soutien. — L'antérieur se fléchit peu, sa pince traîne sur le sol; & moment du poser, le membre est légèrement oblique vers l'arrière.

Le rhomboïde et le trapèze soulèvent le scapulum et tirent le somm de cet os vers l'avant en portant la pointe de l'épaule en arrière. L'angulai aide à cette bascule du scapulum.

Le grand dorsal amène l'humérus en arrière et fléchit l'articulatic scapulo-humérale pour compenser l'abaissement de ia pointe de l'épaule pr duit par la bascule du scapulum.

Le pectoral ascendant accentue le recul de l'épaule, mais tend à ouv: l'angle scapulum-humérus. :

Les fléchisseurs du bras (deltoïde, grand rond) s'opposent à l'extensi de cet angle. À

Les extenseurs de l'avant-bras ouvrent l'angle du coude et portent arrière le rayon radio-métacarpien, qui se plie au genou sous l'action d muscles fléchisseurs du métacarpe (cubitaux, grand palmaire).

Les fléchisseurs des phalanges aident au raccourcissement du mem en remontant légèrement le sabot. Mais cet effet est réduit pour éviter qu’ moment du poser le membre ne s'appuie sur la paroi antérieure de l'é corné, |

Ainsi l'action musculaire qui porte le membre en arrière opère même temps l'ouverture de certains angles articulaires, ce qui explique le p d'élévation de l'extrémité distale de l’antérieur.

Au moment du poser, la contraction des muscles précédents cesse ; sabot touche terre sous l'effet de la pesanteur, de l'extension du genou (exte seur du métacarpe) et des phalanges (extenseur des phalanges).

Appui. — Pendant la première moitié de l'appui, le membre est oblique n arrière. Seuls les muscles extrinsèques sont actifs dans le reculer du tronc.

Le mastoïdo-huméral joue un rôle prépondérant en refoulant la tige ervicale vers l'arrière. La tension des muscles cervicaux supérieurs s'oppose 1 l'abaissement de l'encolure.

Le rhomboïde, le trapèze et l'angulaire peuvent peut-être aider au refouement de la tige cervicale en prenant insertion fixe au scapulum, L'union lâche lu membre au tronc peut permettre ce glissement du thorax entre les épaues.

Les pectoraux descendant et transverse fixés sur le membre attirent e sternum en arrière.

Le sterno-céphalique refoule la tige cervicale et contribue à son glissement entre les épaules.

| Le muscle long du cou en rouant l'encolure tend à reculer l'extrémité postérieure de la colonne cervicale, la tête étant fixée par le mastoïdohuméral. |

Une fois l'axe directeur du membre oblique vers l'avant, la deuxième moitié de l'appui commence. :

Z Les angles articulaires qui s'étaient fermés dans la première moitié ouvrent sous l'action des muscles intrinsèques du membre : cette ouverture allonge le membre et contribue à sa détente vers l'arrière.

| L'angle scapulo-huméral est bandé par les muscles sus et sous-épineux. Ainsi l'action du pectoral ascendant et du grand dorsal redresse l’humérus

qui bascule sur le radius et amène en bloc l'épaule et le bras en arrière. Dans.

ce mouvement, l'humérus prend appui au coude et repousse le tronc.

Les anconés, avec insertion fixe à l'olécrance ouvrent l'articulation huméro-radiale en aidant les deux muscles précédents à redresser le bloc humérus-scapulum.

L'action du mastoïdo-huméral se poursuit toujours. Par contre, l'effet des pectoraux descendant et transverse à complètement cessé.

Les muscles fléchisseurs des phalanges opèrent en dernier lieu l'extension du rayon digité, en pressant sur l'angle du boulet qui s'ouvre.

ACTION DES POSTERIEURS

Soutien. — Le postérieur se porte péniblement en arrière, la pince rampe souvent sur le sol. Ce n'est que par l'exercice que le chval s'habitue à relever le pied. :

Les fessiers étendent le fémur en mobilisant le trochanter et portent la cuisse en arrière. Ils sont aidés par le carré crural et par les grand et petit adducteurs lorsque le postérieur est encore oblique en avant.

Les ischio-tibiaux opèrent à la fois l'extension du fémur du tibia et du métatarse en reportant le membre en arrière. On voit par là la difficulté de l'élévation du pied. Le cheval doit apprendre à limiter l'action de ces muscles à la flexion du tibia (effet plus spécial du demi-tendineux) comme il le fait dans le début de la ruade.

Le tibia antérieur accentue le raccourcissement du membre en fléchissant le métatarse, ;

Le poplité peut aider au relèvement du tibia.

Si le grasset se ferme, le jarret se ferme aussi (action de la cord fémero-métatarsienne).

+ L'action des muscles fléchisseurs des phalanges se réduit à celle d fléchisseur profond (perforant) afin d'éviter l'ouverture tibio-métatarsienne Cette action est d'ailleurs légère.

Appui. — Le membre oblique en arrière se raccourcit par fermeture de angles articulaires durant la première moitié de l'appui. Il s'allonge ensuite pa l'extension de ses rayons osseux, lorsque son axe directeur a dépassé la vert cale.

Le redressement du membre est très pénible par suite de la défaillanc musculaire. Aussi le cheval maïntient-il presque toujours ses postérieurs enga gés sous la masse, quand il veut déployer un grand effort.

Les muscles extrinsèques disposés en avant du membre peuvent, e prenant insertion fixe sur le postérieur, tirer le bassin et le tronc vers l'arrière

Ainsi les psoas voussent le dos-rein et refoulent la tige vertébrale. Cett action se-transmet au bässin qui est poussé vers l'arrière, et le membre ten à osciller autour du sabot à l'appui.

Le couturier, le tenseur du fascia lata, le fessier superficiel fléchisseu du fémur peuvent coopérer à ce mouvement. Le droit antérieur aide égale ment à repousser le coxal. La contribution du pectiné et du droit interne es certainement très réduite, car leur insertion supérieure est peu avancée su l'inférieure.

Lorsque le membre est oblique en avant, ses angles articulaire s'ouvrent. Seul l'angle coxo-fémoral tend à se fermer.

Les psoas maintiennent la flexion du fémur, Le triceps crural press sur le grasset et tend à ouvrir l'angle fémoro-tibial en redressant le tibia st le métatarse.

Les ischio-tibiaux élèvent le tibia qui pivote autour du jarret. La cor traction du droit antérieur et des psoas limitent l'action extensive des ischic tibiaux sur le fémur ; le poids du tronc et la pression du tibia s'opposent a relèvement du jarret sous l'action de ces mêmes muscles.

Le redressement du tibia retentit sur l'articulation coxo-fémorale qi tend à se fermer. Cependant, lorsque le membre est très près de son allonge ment maximum, les ischio-tibiaux redressant le fémur et le tibia l'un sur l'aut: doivent ouvrir en même temps l'articulation de la hanche, la décontraction de psoas ayant permis ce mouvement.

Les jumeaux et les fléchisseurs des phalanges prenant appui sur calcanéum et la pointe du jarret redressent le tibia en ouvrant l'angle tibi métatarsien. F | Il est intéressant de comparer l'effet des ischio-tibiaux dans le mouv. ment en avant et dans le reculer. Dans les deux cas, leur contraction exerc une poussée sur l'ischium; cette poussée pouvait déterminer la marche € avant en expliquant son effet par un jeu de levier (pagaie). Dans le recule cette poussée existe toujours, mais n'est plus capable de faire avancer l'anime Il faut donc admettre l'influence des muscles antagonistes qui s'opposent telle’ ouverture articulaire ou au contraire permettent telle autre, pour dirig: ou dévier le sens des contractions musculaires et produire le mouvement di rayons osseux adapté au but.

Les muscles antagonistes en modifiant l'ouverture articulaire changent aussi les incidences musculaires et favorisent ainsi, pour une même contraction, tel ou tel mouvement.

Dans le reculer, les ischio-tibiaux abaissent l'ischium, relèvent et reculent l'ilium. Cette bascule du coxal tend à limiter la fermeture de l'angle de la’hanche qui se produirait sous l'obliquité croissante du fémur. | Les fléchisseurs des phalanges soutiennent et redressent le boulet qui s'affaisserait sous le poids du tronc et la somme des pressions osseuses développées par l'ouverture des angles articulaires supérieurs. Le redressement du boulet peut accentuer le recul du jarret par obliquité du métatarse qui bascule sur la première phalange.

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