‹ Mécanique pratique (volume 2)Chapitre 57 sur 66 · RIEUR · texte numérisé non relu

RIEUR

Limites

des variations.

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18 juin ..

19 juin . .

On voit que, par l'action de la ventilation, la température intérieure a pu être maintenue à tous les étages de loges à un degré modéré qui, à deux degrés près, a été sensiblement, le même à tous les étages le 18 juin, jour où la température moyenne extérieure était de 19°,4.

Le 23 juin, après que nous eûmes cessé les expériences, tous les orifices de prise d'air étant restés ouverts, mais les foyers d'appel de l'air vicié du rez-de-chaussée n'étant plus allumés, la ventilation a encore conservé par l'action de la coupole une assez notable activité pour que la température moyenne extérieure étant de 19°,5, Celle du 4e étage de places n'ait pas dépassé 29 degrés. 11 est vrai que les deux portes qui, de cet étage, communiquent avec les corridors étaient ouvertes. Il n'est pas inutile d'ajouter qu'à l'Opéra, le 24 juin, par une même température extérieure de 19°,5, la température d'une loge vide de l'amphithéâtre était à 9 heures de 34 degrés, toutes les portes et les fenêtres extérieures des couloirs étant ouvertes.

En résumé, on voit que, malgré l'absence des orifices d'introduction d'air pour la saison d'été, la température intérieure ne s'est pas élevée à beaucoup près au degré qu'elle atteint souvent dans cette saison à l'Opéra. Mais il n'en est pas moins nécessaire d'augmenter le nombre des orifices d'arrivée d'air, ainsi que de ceux d'évacuation de l'étage supérieur et du rez-de-chaussée, afin de s'assurer les moyens de s'opposer, dans les jours les plus chauds et de la plus plus grande affluence du public, à l'élévation des températures.

Température à la scène. — En même temps qu'on faisait des observations dans la salle, on notait aussi les températures qui s'établissaient sur la scène, afin de s'assurer qu'elles étaient renfermées dans des limites convenables.

Le 18 juin, jour où la température moyenne extérieure a été de 19°,4, celle de la scène était à 10h,15' de 21°,6, et à ll\30' de 23 degrés; moyenne 22°, 3.

Le 19 juin, jour où la température moyenne extérieure a été de 15 degrés, la température sur la scène était à 7h,45' de 19°,5, à 1 lh,20' de 20°,5 du côté du boulevard et de 2l°,25 du côté de la rue Saint-Martin.

Enfin le 23 juin, jour où la température moyenne de la salle a été de 19°, 50, celle de la scène à 11 heures était de 20°,25.

Observations sur la disposition de la coupole et des appareils d'éclairage. — La répartition des appareils d'éclairage sur deux circonférences concentriques et dans un lustre central, ne présente pas, comme au Théâtre-Lyrique, l'inconvénient de projeter sur les spectateurs placés à découvert dans les galeries ou sur le devant des loges une chaleur incommode. L'emploi d'un grand nombre de prismes doit occasionner une grande perte de lumière ; aussi peut-on remarquer, que dans ce théâtre, où la lumière réellement répandue a moins d'intensité que celle du Théâtre-Lyrique, on consomme plus de gaz d'éclairage que dans celui-ci. Mais au point de vue de la ventilation, les dispositions adoptées, quoique non irréprochables, sont préférables à celles du Théâtre-Lyrique.

La coupole y est beaucoup moins vaste et les appareils d'éclairage distribués sur la circonférence extérieure étant en communication directe avec les conduits d'évacuation de l'air vicié, ils déterminent dans ces conduits une élévation de température très-favorable aux appels.

Il est fâcheux que l'on n'ait pas utilisé de même la chaleur développée par les autres appareils désignés sous le nom de petites pénétrations, et qui sont répartis au nombre de 12 sur la circonférence intermédiaire. On en aurait aussi tiré un très-bon parti pour activer la ventilation, et l'on aurait pu ainsi, tout en obtenant l'évacuation du volume d'air exigé, diminuer la consommation du gaz. Le remède à cet inconvénient est facile à trouver.

Un autre défaut de l'ensemble de celte coupole, c'est que tous les conduits d'évacuation qui y débouchent sont en tôle

mince, non recouverts d'une matière peu conductrice. Il en résulte une déperdition de chaleur qu'accroît encore l'affluence de l'air extérieur par des fenêtres et des portes constamment ouvertes.

Malgré ces imperfections, la température de l'air dans l'intérieur de cette coupole s'est élevée à 32 degrés le 16 et le 17 juin, quand les calorifères d'appel n'étaient pas allumés, et à 36 et 38 degrés le 18 et le 19 juin, alors que ces calorifères faisaient affluer dans cette coupole l'air vicié extrait du parterre après l'avoir échauffé à 42 ou 44 degrés, ce qui contribuait à activer l'appel général.

Il serait à désirer que l'on remédiât aux défauts que je viens de signaler et on parviendrait ainsi à diminuer notablement le volume de gaz qu'il est aujourd'hui nécessaire de consommer pour assurer la ventilation ; tandis qu'on pourrait en même temps, par quelques perfectionnements aux appareils d'éclairage eux-mêmes, obtenir pour la salle autant de lumière.

Consommation de charbon faite par les foyers d'appel du parterre. — Pendant les soirées du 18 et du 19 juin, où nous avons fait allumer les foyers d'appel de l'orchestre et du parterre, ce qui, en calculant sur 464 places, a déterminé le 18 l'évacuation de 13 765 mètres cubes d'air par heure ou 29nl-c, 7 par place, le 19 l'évacuation de 14 577 mètres cubes par heure ou31mc,4 par place, on a consommé le 18, 66kil,5 en 4h,45', soit 14 kilogrammes par heure; le 19, I34kil,5 en 6\30', soit 2lH1,5 par heure.

Ainsi, en admettant la consommation maximum de 20 kilogrammes par heure pour une durée moyenne de 5 heures de feu, il faudrait à peine, pendant l'été, consommer 100 kilogrammes de houille, ou pour 4f,80 de combustible, pour assurer une ventilation suffisante des places du parterre.

Or, comme la consommation de gaz faite dans la coupole, qui est habituellement, d'après les relevés fournis par la

compagnie générale d'éclairage, de 575 à 600 mètres cubes par soirée d'environ 5 heures, et qui a été

le 16 de 541m-c par heure.

le 17 de 545 —

le 18 de 538 —

le 19 de 590 —

(elle a été de 738 mètres cubes en 6b,15') suffit réellement pour assurer aux 1er, 2% 3e et 4e étages une évacuation de plus de 30 mètres cubes par heure et par place, il s'ensuit que c'est sans le savoir probablement que, pour la mince économie du salaire d'un chauffeur pendant la soirée seulement, et pour celle de 4f,80 de charbon, que la direction de ce théâtre ne satisfait pas à ses engagements. Je ne doute pas que, si le directeur s'était mieux rendu compte des résultats et des dépenses qu'ils exigent, il n'eût veillé plus activement sur la marche du service qu'il a confié à un entrepreneur qui n'est pas assez surveillé, mais pour lequel il est responsable vis à vis de l'administration de la ville de Paris.

Volume d'air nouveau affluent par les conduits inférieurs vers les entrevoux des étages et le cadre du rideau. — Dans le service habituel toutes les prises d'air ménagées dans les murs latéraux du théâtre et destinées à alimenter les gaines verticales étant fermées, tandis que les registres, qui permettent l'accès de cet air dans la chambre de mélange et de là dans les entrevoux des étages de places et enfin dans la salle, n'étant qu'en partie et irrégulièrement ouverts, il en résulte que l'alimentation d'air nouveau ne se fait pas régulièrement et est réduite à un très-faible volume.

Je l'ai fait constater le 16 et le 17 juin 1863 par des expériences directes qui ont montré que, dans cet état du service, le 16 juin la vitesse d'introduction de l'air dans les conduits inférieurs d'introduction n'était que de 0m,332 en 1", et le volume d'air nouveau affluent de 3810 mètres cubes par heure, le 17 juin, la vitesse d'introduction de l'air dans les

conduits inférieurs n'était que de 0m,502 et le volume d'air nouveau introduit de 5760 mètres cubes par heure.

La différence, d'un jour à l'autre, tient à ce que le 16 la température extérieure était plus élevée que le 17, mais dans un cas comme dans l'autre, on voit que le volume d'air nouveau qui a pu s'introduire dans la salle n'a été au plus que le quart des 25 000 mètres cubes qui devaient être fournis. Cette énorme réduction provient uniquement du défaut de réglementation du service, comme le prouvent les expériences faites le 19 juin, pour lesquelles on a eu le soiu de tenir ouverts tous les orifices et tous les regislres ménagés pour l'introduction et la circulation de l'air et de fermer, au contraire, les ouvertures qu'on a, fort mal à. propos, pratiquées dans les gaines verticales, vis à vis des orifices extérieurs; ce qui permet à l'air de pénétrer sur la scène, au lieu de se diriger dans ces gaines pour arriver aux entrevoux.

Par suite des précautions que nous avons prises et qui remettaient simplement les choses dans l'état où elles auraient dû être toujours, l'on a obtenu, sans aucune dépense, le 19 juin, l'introduction d'un volume d'air nouveau de 15 346 mètres cubes par heure avec une vitesse moyenne de passage de 0m,992 par seconde dans les conduits qui prennent leur origine sous les trottoirs du passage des voitures, et de 0m,245 seulement dans ceux qui sont alimentés par les gaines verticales, dans lesquelles l'air éprouve des résistances, dont quelques-unes, sans doute, sont accidentelles.

Quoi qu'il en soit, cette expérience du 19 juin, en mon-' trant combien il est nécessaire de maintenir toutes les arrivées d'air complètement ouvertes, constate l'insuffisance de celles qui existent et justifie l'insistance avec laquelle nous n'avons cessé de réclamer l'ouverture d'orifices auxiliaires d'introduction de l'air extérieur pour la saison d'été. Elle fait voir qu'il y a lieu dans ce théâtre, comme dans le Théâtre- Lyrique, de rechercher les dispositions à prendre pour pratiquer de semblables orifices dans les endroits où cela est encore possible. Je ne doute pas que l'on na puisse, par des

dispositions convenables, parvenir à déterminer, pour cette saison, l'introduction directe d'un volume d'air à très-peu près égal à celui que l'on extrait, le surplus étant admis par les ouvertures accidentelles.

Observations sur les ouvertures pratiquées dans les gaines verticales du coté de la scène. — Ces ouvertures anormales, qui empêchent, comme je viens de le dire, l'air extérieur de se rendre dans les gaines, destinées à le conduire à la chambre de mélange et aux calorifères, sont non-seulement nuisibles à la marche de la ventilation, mais elles pourraient avoir, pour les acteurs, de graves inconvénients, dès que la température extérieure baisserait un peu, ainsi que cela arrive souvent l'été ; parce qu'elles détermineraient, sur la scène, une affluenec d'air frais, qui dégénérerait parfois en courants dangereux ou au moins désagréables. Elles sont inutiles et si, dans la saison des chaleurs, elles offrent moins d'inconvénients en permettant l'arrivée directe de l'air sur la scène, et de. là dans la salle, il vaudrait mieux les supprimer et percer dans les murs des fenêtres particulières, que l'on ouvrirait, quand on le jugerait convenable, ce qui ne nuirail pas à l'introduction de l'air par les gaines.

Des courants d'air produits dans la salle par la ventilation. — Dans tous les théâlres actuels, où la ventilation ne se fait que par l'effet de la chaleur que développe le lustre, l'air vicié s'échappe, comme on le sait, par une cheminée centrale en planches, très-large, mal close, et aucune disposition n'est prise pour assurer une introduction régulière quelconque de l'air extérieur.

Bien que la ventilation soit fort insuffisante, puisqu'à l'Opéra même elle ne s'élève qu'à 30 000 mètres cubes pour 1753 places ou à 17m-%ll par heure et par place, il n'en résulte pas moins partout, dès que l'on ouvre une porte ou seulement un vasistas, des courants d'air très-désagréables. Ainsi j'ai constaté, le 23 février 1863, que par l'ouverture d'un vasistas d'une loge de première , il entrait par heure

180 mètres cubes d'air, avec une vitesse voisine d'un mètre par seconde, ce qui est déjà très-incommode. Pendant les entr'actes, chacun sait quels courants d'air il se produit par les couloirs de l'orchestre, du parterre et de tous les étages de places.

En augmentant l'énergie des appels, en les répartissant aussi uniformément que possible à tous les étages et en portant à une proportion souvent égale ou supérieure au double les volumes d'air évacués, il a fallu assurer des moyens réguliers d'introduction qui ne fussent pas gênants pour les spectateurs. C'est ce que nous avons cherché à faire, en nous soumettant aux exigences d'une construction très-avancée, et l'on y serait cependant à très-peu près parvenu, si les architectes avaient voulu suivre plus complètement nos avis, comme je l'ai déjà fait voir en plusieurs occasions. Il est même encore possible d'améliorer beaucoup, sous ce rapport, le Théâtre-Lyrique et celui de la Gaîté.

Quoi qu'il en soit, comme il importe avant tout de constater les faits pour apporter aux défauts qui seraient reconnus le remède nécessaire, j'ai fait faire quelques observations, en diverses parties de la salle et de la scène, pour mesurer, s'il était possible, l'intensité des courants d'air qui s'y produisent à différents moments.

L'on a d'abord cherché à déterminer la vitesse de l'air qui afflue de la scène vers l'intérieur de la salle, quand la toile est levée, et en passant au-dessus de la tête des musiciens. Les seules parties où ce mouvement fût sensible étaient, d'après le chef d'orchestre, les deux espaces compris entre les extrémités de la rampe et les loges d'avant-scène. Un anémomètre, placé successivement des deux côtés et à Ira,S0 en avant, vers la scène, de la balustrade qui limite l'emplacement des stalles d'orchestre, a indiqué à droite une vitesse de 0m,46 en 1" et à gauche une vitesse de 0m,50. De semblables vitesses, à peine capables d'incliner à 45° la flamme d'une bougie, sont éteintes à très-peu de distance et presque insensibles pour les organes. Pourvu que l'air ne soit pas

froid, ce qui est facile si la scène est convenablement close et chauffée, cela ne peut être regardé comme un courant d'air gênant ; c'est d'ailleurs ce qui a été vérifié des deux côtés des premières places, aux stalles d'orchestre, le 25 juin, par un observateur spécial, qui n'a ressenti nulle part l'impression d'un courant.

De pareilles observations ont été faites le même jour à tous les étages de places, dans le voisinage des couloirs et des portes d'entrée, et, toutes les fois que les portes et doubles portes ont été fermées, aucun courant d'air désagréable ne s'est fait sentir. L'on a même remarqué que, la porte du parterre étant complètement ouverte, les deux portes battantes placées au bas de l'escalier suffisaient, par leur fermeture, pour empêcher de semblables courants de se produire.

Ces constatations faites avec soin prouvent qu'avec des précautions convenables et une surveillance facile à exercer, l'on peut, dans ce théâtre, pendant les représentations, éviter que l'énergie de l'appel ne détermine des arrivées d'air incommodes au public. Ce résultat serait d'ailleurs encore mieux obtenu si l'on augmentait, comme nous le demandons, le nombre et la grandeur des orifices d'admission de l'air nouveau.

Quant aux entr'actes, les choses se passeraient de même si les portes étaient fermées, mais comme, à ces moments, il y a un mouvement continuel d'entrées et de sorties, surtout par les couloirs, il est impossible d'éviter que, par ces passages, il ne se produise des courants d'une certaine intensité. J'ai indiqué les moyens d'atténuer cet inconvénient, qui se produit dans tous les théâtres ; ils consistent dans l'emploi de doubles ou triples portes battantes, que l'on ne doit jamais tenir ouvertes, et, pour la saison d'hiver, dans l'introduction de l'air chaud dans les intervalles qui les séparent.

Pour les loges qui sont suffisamment ventilées par le jeu des appareils, il n'y a pas, comme dans les autres théâtres, de raison pour en ouvrir les portes pendant les entr'actes,

et dès lors on n'y est exposé à des courants d'air que quand on le veut bien.

Des moyens à prendre pour assurer le service du chauffage et de la ventilation dans le théâtre Lyrique et dans celui de la Gaîté. — L'on a pu voir par les faits que j'ai signalés dans les rapports sur les deux théâtres, combien il est nécessaire que l'autorité municipale intervienne énergiquement pour assurer le service des appareils de chauffage et de ventilation qu'elle a fait établir à grands frais, si elle ne veut pas que leur action continue à être complètement supprimée par les directeurs et rendue même plus nuisible qu'utile.

Deux moyens peuvent être proposés : l'un radical consiste à confier le service de ces appareils à un seul et même entrepreneur, responsable de sa marche envers l'administration et la direction du théâtre, soumis à un règlement fixant des condilions qui assurent la bonne marche de la ventilation et du chauffage, et à un contrôle exercé par des agents de l'administration. Les frais de l'abonnement fait avec ces entrepreneurs seraient à la charge de la direction du théâtre.

Dans ce système, l'on voit que l'entrepreneur, outre la surveillance directe de l'administration serait encore sous le contrôle indirect, mais intéressé à la bonne marche du service, de la direction du théâtre.

Le second moyen qui peut être employé se bornerait à imposer aux directeurs un règlement dans lequel seraient fixées les conditions du service, toujours sous le contrôle des agents de l'administration, et à statuer que toute infraction au règlement constatée par ce service donnerait lieu à une amende de police municipale déterminée à l'avance par le règlement.

Améliorations à introduire au théâtre de la Gaîté. — Quoiqu'il soit regrettable que les dispositions indiquées pour le Théâtre- Lyrique n'aient pas été plus complètement introduites dans celui de la Gaîté, il y a encore moyen d'améliorer beaucoup la ventilation dans ce dernier théâtre, surtout pour le service

d'été, époque à laquelle les introductions régulières d'air nouveau sont insuffisantes.

En ce qui concerne celte introduction, il faut :

1° Ménager par le tympan du cadre du rideau une abondante arrivée d'air pris au-dessus de la toiture. Les orifices libres devraient présenter au moins 4 à 5 mètres de surface;

2° Percer dans le plafond de la salle, entre les appareils d'éclairage appelés les grandes et les petites pénétrations, des orifices de 0m.60 à 0m.70 de diamètre, surmontés par des tuyaux en tôle de 0m.50 de diamètre, débouchant séparément au-dessus de la toiture ;

3° A l'aide de ces dispositions, qui exigeraient peu de travaux et de dépenses, on pourrait, l'été, parla seule action de l'appel, introduire à volonté sans frais, loin des spectateurs et par heure, 20 à 25 mille mètres cubes d'air qui se répandraient dans la salle, en allant gagner les orifices d'évacuation ;

4° Augmenter à tous les étages et au cadre du rideau la grandeur des orifices libres d'introduction de l'air, beaucoup trop restreints par les ornements.

Pour améliorer la sortie de l'air vicié, il faudrait :

1° Mettre les loges dites baignoires et celles d'avantscène du rez-de-chaussée en communication avec les appels de cet étage de places;

2° Augmenter le nombre des orifices d'appel ouverts dans les gradins de l'amphithéâtre ;

3° Rétablir le plancher qui isolait la coupole du reste du comble, en employant des matériaux peu combustibles, ou adopter quelque disposition analogue;

4° Entourer tous les conduits d'évacuation en tôle d'une

mal

itière peu conductrice, telle que l'enduit Pimont;

5° Assurer par des serrures la fermeture des portes et des fenêtres qui débouchent dans le comble et dans la coupole;

6° Rendre la consommation du gaz régulière et uniforme pendant les actes et les entr'actes, au moyen de robinets à deux voies;

7° Munir la cheminée générale d'évacuation de registres qui permettent de la fermer après le spectacle pendant les nuits froides;

8° Faire déboucher, dans les conduits d'évacuation les plus voisins, les gaz chauds provenant des appareils d'éclairage, appelés petites pénétrations.

Toutes ces modifications, faciles à exécuter et très-peu dispendieuses, contribueraient à produire une meilleure utilisation de la chaleur développée par le gaz consommé, et permettraient, à l'aide de perfectionnements dans les appareils d'éclairage, de diminuer très-notablement la consommation du gaz. Elles seraient donc à la fois utiles à la marche du service et dans l'intérêt de la direction du théâtre.

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