DES ÉTAGES
par en bas.
à niveau.
par en haut.
Rez de-chaussée
]'='■ Étage
2^ Étage
Ce tableau montre que des trois systèmes d'appel que nous venons de comparer dans des hypothèses et avec des données numériques identiques, très-voisines des circonstances qui peuvent se présenter dans la pratique, celui où réchauffement de l'air appelé aurait lieu au niveau de chaque étage, ferait, pour une même dépense de chaleur, acquérir à l'air une vitesse un peu supérieure pour le rez-de-chaussée, à peu près la même pour le premier étage et un peu inférieure pour le second étage, à celle que produirait l'appel par en bas. Quant au système d'appel par en haut, ou par un appareil de chauffage placé au-dessus des étages à ventiler, il ne détermine que des vitesses un peu inférieures , dans tous les cas, à celles que produisent les deux autres systèmes.
Le système d'appel déterminé par des appareils de chauffage placés au niveau du sol des étages à ventiler paraît donc être le plus avantageux des trois systèmes que nous venons de comparer. Sa supériorité et celle du système d'appel par en bas sur le système d'appel par en haut tiennent uniquement d'ailleurs à ce que, dans les deux premiers systèmes, la hauteur des cheminées d'évacuation permet de mieux profiter de la légèreté spécifique que la chaleur a communiquée à l'air. Mais il ne faut pas oublier que les parois de la cheminée refroidissant fair qui la parcourt, la vitesse pourrait être diminuée pour cette cause et f avantage de ces dispositifs atténué.
Quoi qu'il en soit, il me paraît évidemment résulter de
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226 APPLICATION DE LA THÉORIE DU MOUVEMENT DU GAZ cette discussion qu'il y a lieu de préférer le système d'appel par des appareils de chauffage placés au niveau du sol de chaque étage aux deux autres. Son installation ne présente pas de difficultés, et il est permis de penser qu'il serait à la fois plus économique au point de vue de la dépense journalière, plus régulier et plus stable dans ses effets que le troisième, par suite de la plus grande hauteur des cheminées où circulerait l'air dilaté.
loO, De l'appel de Vair extérieur par des appareils de chauffage à Veau chaude ou à la vapeur. — Considérons une salle ^'s- ^^- d'hôpital, dans la-
quelle on fait affluer de l'air à une température h et à une densité d^ par un poêle à eau chaude ou à vapeur de hau- ^- leur hi\ t', cl' et h' étant la température, la densité et la hauteur correspondantes de la salle ; T, D la température et la densité de l'air extérieur.
En supposant que l'air delà salle s'échappe d'une manière quelconque et reste à la densité d', la hauteur de pression pour l'introduction sera Ji' et la pression motrice à l'orifice d'entrée de dehors en dedans sera DA' par unité de surface. La pression résistante sera au débouché du poêle d' {h' — /12) et à l'entrée de l'air dans le poêle dzh^. La différence ou résultante sera
D/i' —cl' (h' — h,) — dJh = (D — cl') h' -f {d' — cL) h^
par unité de surface.
Si nous nommons Ua la vitesse de passage de l'air à travers le poêle et A2 l'aire de section totale des passages, le travail moteur sera par seconde
En désignant par A3 l'aire de section des deux conduits d'arrivée de l'air situés à droite et à gauche des poêles et par Usla vitesse de l'air dans ces conduits, et en faisant remarquer que le môme poids d'air doit passer par toutes les sections, nous aurons les relations :
d'où U3=4^U,
DAa
Enfin, en appelant :
L la longueur développée et totale des conduits qui des deux côtés du bâtiment amènent l'air au poêle,
L' la longueur des tuyaux du poêle
S' le contour de ces tuyaux,
nous verrons d'abord que l'air éprouve à l'entrée de ces conduits une perte de force vive exprimée par
MU3 -^— 1 ^MUaM-^— 1 , , ^, (mAj ) \mAi J \ DA
attendu qu'à l'origine il y a un grillage dont l'aire libre A'3 n'est au plus que 0,75 de celle de la section A3 du conduit. L'on a donc dans ce terme
-f =0,75 et 771 = 0,60 A3 étant d'ailleurs pour les deux A- 3
conduits égala 0'"-i,16. (Hôpital Lariboisière.)
L'élargissement du conduit au-dessous du poêle présente une section de 0'",80 sur 0'",40 au moins de hauteur, ce qui lui donne une aire O = 0°'-'i,32 et occasionne une perte de force vive exprimée par
expression dans laquelle -^ = 0,50.
Au passage de cet élargissement dans les tubes du poêle, il se produit une perte de force vive exprimée par