‹ Mécanique pratiqueChapitre 49 sur 127 · DATE · texte numérisé non relu

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201. Conséquences de ces expériences. — On voit par ces expériences que celte cheminée, dont la disposition extérieure et les proportions analogues à celles de la cheminée du cabinet de la direction et qui est muni d'un appareil de M. Fondet, a déterminé l'évacuation d'un volume d'air de 835 mètres cubes par heure, en brûlant 8'''',88 de bois à l'heure. Ce volume diffère peu de celui qui a été trouvé avec l'autre cheminée, dans des expériences faites les 6 et 1 1 février, où celle-ci avait aussi un appareil analogue.

Mais il est notablement moindre que le volume observé sur cette dernière cheminée, oia l'on avait enlevé l'appareil qui formait obstacle au passage de l'air, puisque, dans les dernières expériences du 19 mars et du 11 avril, ce volume .s'est élevé à 1268 mètres cubes, et à 1365 mètres cubes avec une consommation de bois un peu moindre.

On voit aussi que le volume d'air nouveau et chaud introduit dans la pièce par la bouche de chaleur, n'est que de 19 mètres cubes par heure, ou ^ du vohime d'air évacué par la cheminée, et qu'il est loin de suffire à l'appel qu'elle exerce et à en assurer le tirage.

En calculant, d'après les températures observées, la quantité de chaleur emportée par l'air appelé par la cheminée et en pure perte pour le chauffage, on trouve qu'elle est égale à

835'»-'= X l''",197 X 103" X0,237 = 24387 calories,

ce qui, pour une consommation de 8''",88 de bois par heure, revient à 2747 calories par kilogramme de bois brûlé. Si à cette quantité on joint celle qui a été utilisée pour le chauffage de l'appartement par l'introduction de 19 mètres cubes d'air à 132", ou dont la température primitive de 22" a été augmentée de 110" et qui est égale à

igm.c ^ o'''',878 X 1 1 0 X 0,237 = 435 calories,

on voit que la quantité totale de chaleur développée, en sus de ceJle qui a été fournie par le rayonnement, a été égale à

24387 + 435=24822 calories,

ce qui correspond, pour une consommation de 8'''', 88 de bois par heure, à 2795 calories par kilogramme de bois brûlé.

Sur cette quantité de chaleur, 435 calories sur 24822, environ Jy, sont entrées dans l'appartement avec l'air fourni par la bouche de chaleur, tandis que, dans les expériences du 19 mars et du 12 avril précédents, sur une cheminée dépourvue de cet appareil, toute la chaleur développée était enlevée par l'air appelé.

Donc si, au point de vue de la ventilation seule, la présence de l'appareil Fonde! diminue le volume d'air appelé et extrait par la cheminée à celui du chauffage, il n'a que le faible avantage d'utiliser, en sus des effets du rayonnement, environ 57 de la chaleur développée par le combustible.

202. Observation sur la chaleur cUvelopjjée par le bois. — Si l'on rapproche les résultats des expériences des 19 mars, 12 avril et 4 juin 1862, et qui ont fourni pour le nombre d'unités de chaleur communiquées à l'air par kilogramme de bois brûlé les nombres suivants :

Dans la cheminée sans appareil à grille :

Le 19 mars 3279 calories.

Le 12 avril 4191 —

Moyenne 3735 calories.

Dans la cheminée avec appareil à grille :

Le 4 juin 2796 calories.

On voit par ces nombres que si la cheminée ouverte a utilisé pour la ventilation toute la chaleur qu'a développée le bois, et qui, pour le bois bien sec, est d'environ 3600 calories, la cheminée avec appareil en fonte, offrant une assez grande surface de dispersion de la chaleur, a donné un résultat moins favorable. Il y a lieu cependant de croire que dans un chauffage continué pendant plus longtemps, les masses voisines de maçonnerie peu conductrices étant parvenues à une

lempérature normale, rulilisalion de la chaleur se rapprocherait de la valeur obtenue avec la première cheminée.

203. Chauffage de la cheminée à la houille. — Passons maintenant à l'examen des résultats des expériences analogues faites en brûlant de la houille. Ils sont consignés dans le tableau suivant :

CO vO <^ '^ 00 co

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