‹ Mécanique pratiqueChapitre 66 sur 127 · M CO · texte numérisé non relu

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246, Conséquences des résultats précédents.— De l'ensemble de ces expériences, où les vitesses de la machine ont varié de 52 à 55 et à 62 tours en 1', on déduit, pour la valeur moyenne générale du volume d'air introduit par heure et par lit dans les salles sous l'action simultanée du ventilateur et de l'aspiration naturelle, le nombre 40"'%53, correspondant à une vitesse moyenne de 59 tours en 1' de la machine. Il est remarquable que les valeurs moyennes de chaque série aient été égales à

tandis que les nombres de tours de la machine ont été respectivement égaux à

Gela montre, comme les expériences rapportées au n° 242, que les volumes d'air introduits dans les salles ne croissent pas aussi rapidement que les vitesses de la machine et du ventilateur.

Cependant, les expériences des autres observateurs montrant qu'à la vitesse de 70 à 72 tours en 1' de la machine le volume d'air introduit à la température de 32° peut s'élever à environ 70 mètres cubes par heure et par lit, ce qui revient à 62™'=,30 ramenés à zéro, on voit que dans les expériences de MM. Leblanc et Ser la vitesse de la machine était trop faible et trop au-dessous de celle qui avait été fixée par les constructeurs.

On voit aussi, par la comparaison du volume d'air fourni par les différents poêles d'une même salle, qu'il existe entre ces volumes des différences parfois très-considérables et de plus du simple au double.

Ces différences et les inconvénients qui en résultent peuvent, dans l'état actuel, être peut-être évités par les moyens de réglementation employés, mais on risquerait de restreindre le volume d'eau fourni par les poêles qui en donnent le plus, et on diminuerait alors la ventilation totale. Cette inégalité

tient au mode de distribution adopté pour l'air qui afflue dans les canaux longitudinaux de chaque salle par leurs extrémités, et qui naturellement s'échappe en plus grande quantité par les premiers poêles qu'il rencontre sur son passage que par ceux du centre. Pour l'éviter il aurait fallu que les poêles du centre et leurs conduits offrissent à l'air des passages plus grands que ceux des extrémités.

247. Évacuation de l'air vicié. — Nous avons fait voir, dans les considérations générales du chapitre ii, que si l'introduction de l'air pur est d'une grande importance pour l'assainissement des lieux habités, l'évacuation réguhère et aussi uniforme que possible de l'air vicié, dans toute l'étendue des salles, est encore plus nécessaire, et nous n'avons pas hésité à penser que c'est principalement au point de vue de la siireté, de la stabilité de cette évacuation que les divers systèmes de ventilation doivent être jugés. Nous verrons d'ailleurs, en continuant la discussion déjà commencée des expériences que nous avons pu étudier, que les résultats réels des observations faites sur l'introduction et sur l'évacuation sont à très-peu près d'accord pour démontrer que c'est par le jeu même de l'action du chauffage et de l'appel que se produisent ces deux effets. C'est ce qui sera mis en évidence un peu plus loin par les expériences directes que j'ai faites à ce sujet.

Dans les deux systèmes d'appareils établis à l'hôpital Lariboisière, l'évacuation de l'air vicié se fait par des cheminées d'appel placées entre chaque couple de lits dans les trumeaux, et qui arrivent isolément pour chaque étage dans les greniers, où elles se réunissent dans des conduits horizontaux qui amènent cet air dans une cheminée unique d'évacuation. Cette disposition, qui a été, je crois, établie pour la première fois à l'hôpital Beaujon, en 1846, par M. L. Duvoir-Leblanc, est à peu près identique, quant aux salles, dans les pavillons de cet hôpital ventilés par l'un ou par l'autre système.

Il convient cependant de faire remarquer que, dans les

trois pavillons ventilés par insufflation, l'on a, nons ne savons pour quel motif, placé à l'entrée des orifices d'appel des châssis portant deux traverses, qui obstruent le passage d'introduction et diminuent considérablement le volume d'air qui s'échappe par ces cheminées. M. Grassi, par des expériences spéciales, a montré qu'en effet le volume d'air qui s'écoulait, quand ces châssis étaient en place, n'était que 0,71 de celui que débitait la cheminée quand les châssis étaient enlevés. Il importerait donc de modifier ces châssis. Des expériences nombreuses ont été faites sur l'évacuation de l'air par ces cheminées d'appel, par M. Grassi et par M. Trélat, au moyen d'anémomètres; nous en résumerons les résultats dans le tableau suivant :

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