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CONSERVATOIRE

Les résultats de ces expériences faites dans des conditions très-voisines de l'idendité concordent entre eux autant qu'on peut le désirer, et sont aussi d'accord avec les résultats d'ensemble que nous avons rapportés plus haut. Ils conduisent donc aux mêmes conclusions.

509. Observation l'elative aux défauts que présente l'installation des appareils. — J'ai dit plus haut que le système de ventilation par appel établi par M. L. Duvoir à l'hôpital Lariboisière présentait des imperfections, malgré lesquelles il donnait des résultats encore supérieurs à ceux qui étaient exigés par les conditions des marchés. Parmi ces défauts, le principal est le peu de hauteur de la cheminée placée dans les combles, dont j'ai fait voir l'inconvénient en discutant les conditions théoriques d'établissements des appareils de ce genre.

Mais, outre ce défaut fondamental , le dispositif des récipients établis au bas de cette cheminée en présente plusieurs autres. Au lieu d'un récipient unique offrant à la fois la capacité et les surfaces de chauffe suffisantes, l'on a, sans doute successivement, élevé le nombre des récipients jusqu'à 17, offrant ensemble une surface de chauffe de 87'"- "=,53, qui n'est certes pas bien utilisée et qui aurait fourni des résultats bien plus satisfaisants, si elle avait été mieux distribuée.

L'on doit en effet remarquer que, dans les expériences du 19 août, au pavillon n° 5, il a été impossible de faire des observations dans la cheminée générale du pavillon, par suite d'une projection abondante de vapeur par la soupape de sûreté de l'appareil. Or, la soupape du récipient du pavillon étant soumise à la même charge que celle des autres, et la température maximum de l'air évacué par les cheminées, n'ayant pas dépassé 44**, il s'ensuivrait qu'avec la surface de chauffe de ces 17 récipients l'on ne pourrait, sans donner lieu à une évacuation de vapeur, obtenir une température supérieure à 44°; ce qui ne semble pas un résultat satisfaisant pour une aussi grande surface de chauffe.

Mais ce défaut, particulier aux appareils installés à l'hôpital Lariboisière , et malgré lequel ils ont fourni des résultats suffisants , ne saurait justifier une conclusion contraire au système de l'évacuation de f air par appel.

Dans les notes qui m'ont étécommuniquées par M.E. Trélat je trouve des expériences qui n'ont pas été insérées dans le rapport qu'il a adressé à fadministration. Comme leurs résultats sont relatifs à la saison d'été et qu'ils montrent d'une manière évidente les conséquences du défaut de contrôle et de surveillance, je crois utile de les mentionner ici.

Le 25 aorit 1855, la température extérieure étant de 21 à 22", celle de fair dans la cheminée d'appel n'était que de 27°, 5 à 28", 5 près des réservoirs, et de 2b" seulement auprès de l'ouverture par laquelle on introduit l'anémonîèlre, ce qui prouve que les récipients étaient à peine chauffés, puisque dans les expériences relatées plus haut Ton a obtenu des températures de 40" et jusqu'à 44".

Dans ces conditions, la température des salles était de 22", 23", 24", quelques fenêtres étant ouvertes.

Malgré ces circonstances défavorables, Ton a trouvé, pour les volumes d'air évacués par les cheminées d'appel dans les pavillons, 58'"-<=,64, 43""%l2et40"^<=,61 par heure et par ht.

Ces volumes, quoiqu'insuffisants, sont encore supérieurs à celui qui a été trouvé dans nos expériences et dans celles de MM. Leblanc et Ser, sur le pavillon n° 4, ventilé par insufflation, qui, dans les conditions plus favorables d'une température extérieure de 16", et avec la même température dans les salles, n'a fourni que 31™<=,52 d'air vicié évacué par heure et par lit.

La comparaison des résultats de ces expériences avec ceux que nous avons obtenus le 31 août 1861 montre l'influence de l'absence de contrôle sur les effets que f on peut attendre de faspiralion *.

* Je pourrais citer des exemples plus récents encore et bien plus frappants de l'absence de moyens commodes de contrôle. (Avril 1863.)

510. Ventilation des lieux d' aisances. — Celte partie de la ventilation, lors des visites que j'ai faites à l'hôpital Lariboisière, ne m'a pas paru suffisamment satisfaisante, ni aussi Lien réglée qu'à l'hôpital Beaujon. Il y avait quelque odeur dans les cabinets, mais au moins les fenêtres y restaient fermées l'hiver. Il y a lieu de rappeler que ces cabinets sont placés à l'extrémité des bâtiments, et que le conduit d'appel des gaz, qui se rend à une cheminée particulière d'évacuation peu chauffée; est beaucoup plus long que les autres. Il serait facile d'en activer le tirage à l'aide d'un ou deux becs de gaz brûlant jour et nui(.

511. Irrégularités dans le service. — Le service du chauffage et de la ventilation est fait par abonnement. Ce mode a certainement des avantages, mais il a aussi ses inconvénients. L'entrepreneur ou ses agents sont naturellement conduits à restreindre le plus possible les dépenses et, la consommation de combustible qui assure les effets des appareils.

En hiver, où l'on est obligé de maintenir dans les salles une température fixée et facile à constater à l'aide de thermomètres placés à leur intérieur, il suffît que celte condition soit salisfciite pour que la ventilation soit assurée, parce que les appareils sont précisément disposés pour utihser, à cet effet, la chaleur de l'eau qui y circule. Mais dès le printemps, et surtout en été, où l'on ne chauffe plus les salles et où la température intérieure de ces locaux se rapproche beaucoup, et parfois complètement, de celle de l'air extérieur, le chauffage de la cheminée d'appel doit être conduit avec une attention toute spéciale, pour produire les effets de ventilation, qui ne sont constatés par aucun moyen de vérification ou de contrôle mis à la disposition de l'autorité, ni même du chauffeur.

Il n'est donc pas étonnant que celte partie du service présente des irrégularités et donne lieu quelquefois à des plaintes fondées, quoique les proportions des appareils soient convenables, au moins dans leur ensemble.

Il est cependant facile de remédier à ces inconvénients au moyen d'un anémomètre totalisateur.

512. Conclusions des expériences faites sur les appareils de chauffage et de ventilation par circulation d'eau chaude du système de M. L. Duvoir- Leblanc. — De l'ensemble et de la discussion des résultatr5 d'expériences que je viens de rapporter, nous pouvons d'abord déduire les conclusions suivantes, quant aux appareils auxquels elles se rapportent :

1° Le chauffage des salles pendant l'hiver est régulier et la température y est maintenue au degré convenable et fixé, sans que des irrégularités dans la conduite du feu exercent une influence sensible.

2° Les prises d'air disposées symétriquement sur les deux faces du bâtiment et qui l'amènent directement sous les poêles, en assurent facilement l'arrivée pour ceux du milieu et moins bien pour ceux des extrémités des salles. Leur action est quelquefois troublée par les vents violents d'automne ou de printemps. Pour éviter ces inconvénients, il faudrait recourir aux moyens que nous avons indiqués au n° 278, ou à l'emploi de vénielles convenablement disposées.

Les sections de passage de l'air à travers les conduits de prise d'air et à travers les poêles sont un peu trop restreintes. Quelques conduits, et particulièrement ceux du pavillon n° 3^ sont certainement défectueux et devraient être modifiés.

- 3° Le volume d'air nouveau admis par les poêles a été trouvé l'hiver de 62 mètres cubes environ par heure et par lit, à une température d'environ 30". Il pourrait atteindre ce chiffre au printemps et à l'automne, à l'aide d'un chauffage modéré, si les conduits d'arrivée de l'air aux poêles étaient mieux disposés. L'été, il faudrait recourir à des ouvertures auxiliaires qui seraient faciles à établir dans l'imposte des fenêtres.

4° L'ouverture des portes et des fenêtres, loin de troubler la ventilation et de produire des retours d'air vicié dans les salles, active l'appel de l'air, rend l'évacuation par toutes les

cheminées plus régulière, et dans la belle saison, pendant le jour, facilite beaucoup le renouvellement général de l'air.

La seule ouverture des portes double le volume d'air évacué des salles.

5° Les lieux d'aisances pourraient être complètement ventilés par les dispositions adoptées, si une surveillance sévère était exercée sur cette partie du service. Il serait cependant utile de recourir à l'action auxiliaire de quelques becs de gaz placés dans les conduits d'appel, qui sont beaucoup trop éloignés des cabinets.

6° Il serait convenaljle, pour la ventilation d'élé pendant la nuit, d'ouvrir des orifices auxiliaires d'introduction de l'air, dans les impostes au-dessus des fenêtres, avec persiennes mobiles dirigeant l'air vers le plafond, comme il a été indiqué précédemment. Une ouverture de 0'", 15 de hauteur sur 0'",50 à 0'",60 de largeur au-dessus de chaque fenêtre serait probablement suffisante.

1° Il est indispensable, pour assurer la régularité du service de la ventilation, d'étabUr des moyens de contrôle qui permettent de constater aussi facilement la marche de la ventilation que la température des salles.

513. Conséquences générales des expériences. — Outre ces conséquences spéciales aux appareils établis à l'hôpital Lariboisière, les expériences que nous venons de discuter montrent d'une manière évidente la grande influence que les différences de température exercent sur l'appel en même temps que la nécessité d'obtenir une diflérence à peu près constante en toute saison entre la température de l'air évacué et celle de l'air extérieur. Cette conséquence, tout à fait conforme aux principes de la théorie, est ici justifiée par l'expérience dans l'un des dispositifs de circulation d'air les plus compliqués que l'on puisse concevoir.

Elle s'applique d'ailleurs à tous les systèmes de ventilation par appel, et elle doit être la base de leur établissement.

C'est pour avoir perdu de vue celte nécessité que tous les auteurs de systèmes de ventilation par insufflation mécanique n'ont pu parvenir à donner, l'été, ni même l'hiver, une énergie convenable à l'évacuation de l'air vicié , quelque efficaces qu'aient d'ailleurs été les appareils sous le rapport de l'introduction de l'air nouveau.

514. Des appareils de chauffage et de ventilation par insufflation de M. le Z)'' Van Heche et C'". — L'administration de l'assistance publique pour les hôpitaux de Paris, et le ministère de l'intérieur à l'asile impérial du Vésinet, ont cherché à utiliser un système de chauffage par des calorifères à air chaud et de ventilation par insufflation mécanique proposé par M. le D"" Van Hecke, et des opinions fort controversables ayant été émises sur les qualités de ces appareils, j'ai été conduit à les étudier en détail pour me rendre compte de leurs effets.

51 S. Description des appareils Van Hecke. — Le système auquel M. le docteur Van Hecke a donné son nom consiste d'une part en un ou plusieurs calorifères à air chaud, composés, comme on le fait ordinairement, d'une cloche en fonte sur laquelle s'exerce l'action directe de la chaleur, et de tuyaux dans lesquels la fumée circule et perd une portion de sa chaleur. Cette partie des appareils ne présente rien de particulier, si ce n'est que les tuyaux des calorifères de M. Van Hecke sont ordinairement en tôle, ce qui lui permet, il est vrai, de les livrer à un prix modéré, mais ne vaut rien au point de vue de la durée, comme le savent les bons constructeurs, qui préfèrent avec juste raison l'emploi de tuyaux «n fonte, dont la durée est beaucoup plus grande.

Ces calorifères, au lieu d'être entourés d'une maçonnerie de briques, destinée à former les conduits de circulation de l'air extérieur que l'appareil doit échauffer, sont simplement placés dans une portion des caves formant chambre à air et dans laquelle afflue de l'air extérieur, qui y est introduit en partie par l'action d'un ventilateur et en partie par l'effet de l'aspiration que produit la chaleur.

L'usage d'une semblable chambre à air, qui permet d'introduire et d'échauffer un volume d'air considérable dont la température n'atteint alors qu'un degré modéré, me paraît une disposition très-convenable. Mais il exige des dispositions particulières pour que dans cette chambre il se produise entre l'air extérieur qui y afflue sans cesse et celui qui s'est écbauffé au contact des tuyaux, nn mélange tel qne celui qui s'échappe ail la température convenable.

Aucune disposition de ce genre n'existe dans les chambres à air établies dans les hôpitaux Beaujon et Necker par M. Van Hecke; mais, plus tard, éclairé par l'expérience des premières installations faites par lui à l'hospice du Yésinet, il a eu recours à une disposition ingénieuse, quoiqu'assez complexe, qui atteint à peu près le but et que je ferai connaître plus loin en parlant de cet établissement.

L'échauffement de l'air introduit dans les salles, ne suffisant pas pour assurer en tout temps l'évacuation de l'air vicié, et d'ailleurs le chauffage étant suspendu pendant une partie de l'année, M. Van Hecke a eu recours à l'emploi d'un ventilateur mécanique. La forme qu'il a donnée à cet appareil est celle d'une hélice discontinue à deux filets, dont les éléments mobiles peuvent prendre différentes inclinaisons sur l'axe de rotation, disposition à laquelle il a attribué, fort à tort, une grande supériorité sur les autres ventilateurs. L'efîet des ventilateurs à hélice, connus depuis longtemps, est, comme on le sait, très-inférieur à celui des ventilateurs à palettes planes ou courbes. Des expériences spéciales exécutées au Conservatoire des arts et métiers, et dont les résultats ont été publiés dans les Annales de cet établissement ne laissent aucun doute à cet égard. Je ne crois pas nécessaire de les reproduire.

M. Van Hecke avait d'abord étabU à l'hôpital Beaujon son ventilateur dans la cheminée générale d'évacuation de l'air vicié, oili il agissait comme aspirateur, ce qui, sous tous les rapports, était la disposition la plus convenable. Plus tard, cédant peut-être à la faveur dont jouissait aupi es de quel-

ques personnes le système de l'insufflation, il a déplacé son appareil et l'a établi dans les caves près de l'origine des conduits de prise d'air neuf. Cette modification ne me semble pas heureuse, ainsi qu'on en pourra juger par le peu d'effet que produit cet appareil.

Quoi qu'il en soit, à l'hospice Nccker, ainsi qu'à l'asile du Vésinet, les ventilateurs de M. Van Hecke, agissent comme appareils d'insufflation.

L'ensemble de ce système n'est pas aussi neuf que M. Van Hecke paraît le croire, et dès l'année 1850 M. Péclet avait proposé pour les écoles, pour les petits hôpitaux et pour les prisons, de placer dans la cheminée d'évacuation de l'air vicié un ventilateur à axe vertical, garni de trois ou quatre palettes inclinées à 45" et qui recevrait un mouvement de rotation provenant soit de l'action d'un moteur, soit de celle d'un poids qu'on aurait préalablement élevé.

516. Expériences de M. Grassi à Vhopital Beavjon. — Cet expérimentateur a publié dans les An7iales d'Hygiène les observations qu'il a faites sur l'appareil que M. Van Hecke a établi à l'hôpital Beaujon. H y a lieu de regretter que, pouvant faire une expérience comparative, dans la cheminée générale d'évacuation , sur le volume d'air vicié écoulé , quand le mouvement de l'air était produit par l'action seule de la chaleur et ensuite par cette action combinée avec celle du ventilateur aspirant, M. Grassi se soit borné à cette dernière expérience.

Quoi qu'il en soit, examinons les résultats qu'il a obtenus. M. Grassi n'indique pas la vitesse du ventilateur, mais il dit qu'il lui en a, par moments, donné une assez grande pour connaître le maximum d'effet que l'on pourrait produire.

A la température extérieure de 4°, celle de l'air des poêles étant de 32^, et celle des salles de 16°, le volume d'air total sortant par la cheminée s'élevait , par heure et par ht, à 62 mètres cubes, tandis que celui qui sortait des différents étages avait les valeurs suivantes :

I du rez-de-chaussée. 52"'-%»

Volume d'air sortant par heure et par lit. I du 1" étage 58 ,9

( du 2° étage 65 ,5

Moyenne 55,005

Il attribué la différence à des rentrées par les joints des conduits, mais elle a peu d'importance.

Une seconde expérience lui a donné pour le volume d'air sortant par la cheminée, par heure et par lit, 80"<=,6, et pour celui qui sortait des salles les valeurs suivantes :

, durez-de-chaussée... 65°"'',4

Par les cheminées. ... I du 1"' étage 74 ,3

1 du 2'= étage 85 ,1

Moyenne 74"-%9

Ces résultats, qui ne sont pas supérieurs à ceux que fournit la ventilation avec chauffage à l'eau chaude, montrent seulement que l'emploi d'un ventilateur aspirant, joint à l'effet naturel des cheminées, peut produire un effet équivalent, ce que l'on savait déjà, et n'offre d'avantage que lorsqu'on dispose d'un moteur spécial. Cependant,, il pourrait y avoir des cas où il serait utile de joindre les deux actions, pour obtenir un effet plus considérable à certains moments.

Lorsque le ventilateur, qui agit par insufflation, a été mis en mouvement, M. Grassi a constaté que les volumes d'air sortant par les orifices d'appel étaient * :

Au rez-de chaussée, pgir heure et par lit. . . . SO^'^S

Au 1" étage, idem 34 ,5

Au 2' étage, idem .... 32 ,5

Bloyenne 39"-% 28

Tandis que, si l'on s'en rapportait aux observations faites avec l'anémomètre de M. Van Hecke sur le ventilateur même, ce volume aurait été de 60"'-%7.

Cette différence est encore, dans le cas actuel, expliquée par M. Grassi, en admettant que le volume d'air correspondant

Annales d'hygiène, tome YII, jage 23.

s'échappe par les joints des portes et des fenêtres, explication inadmissible, comme nous l'avons vu plus haut.

De ces expériences comparatives il résulte donc une nouvelle confirmation de ce fait, déjà constaté au sujet de l'hôpital Lariboisière, que, dans l'emploi des appareils qui agissent par insufflation, l'on ne peut prendre pour base des calculs les volumes d'air que le ventilateur insufflant semble fournir et envoyer dans les tuyaux de conduite. 11 faut, quand on le peut, mesurer les volumes d'air admis à l'entrée par les orifices d'arrivée, et, ce qui est généralement plus facile, plus exact et plus propre à bien éclairer sur les véritables effets de la ventilation, observer les volumes d'air qui sortent par les cheminées d'évacuation ou d'appel.

A l'hôpital Beaujon, M. Van-Hecke a d'ailleurs eu recours à une ventilation directe, par aspiration d'air chauffé par le contact du tuyau de fumée de la machine à vapeur, disposition qui n'a rien de neuf et qui est dangereuse, en ce qu'elle peut permettre l'affluence de la fumée et la communication du feu dans les salles de l'hôpital.

La comparaison des résultats obtenus à l'hôpital Beaujon, à l'aide des ventilateurs aspirants secondés par l'aspiration de la cheminée principale, avec ceux que fournit le ventilateur insufflant, montre que l'emploi de ce dernier moyen est inférieur au premier, quant aux volumes d'air vicié extraits des salles par un temps ordinaire.

317, Observations de M. le lieutenant-colonel Livet. — Cet officier supérieur, dans les expériences qu'il a exécutées à l'hôpital Beaujon, a cherché à reconnaître l'influence que le ventilateur aspirant de M. Van-Hecke pouvait avoir réellement sur le volume d'air vicié extrait des salles. A cet effet, il a observé les volumes d'air qui étaient aspirés quand le ventilateur marchait et quand il était arrêté, les températures intérieures et extérieures étant d'ailleurs les mêmes. Voici les résultats qu'il a obtenus :

r« CHEMINÉE. — FACE GAUCHE*.

Ventilateur en activité.

Anémomètre n" 1. Anémomètre n" 3.

Nombre de tours en 1' 100 80

Vitesse 0'",332 G"", 342

Vitesse moyenne 0" , 337.

Ventilateur arrêté.

Nombre de tours en 1' 100 90

Vitesse 0"',332 0",363

Vitesse moyenne 0" , 347.

D'où il résulterait que l'effet de ce ventilateur aspirant était à peu près nul *, ce qui s'accorde, comme on le verra plus loin, avec les résultats des expériences que nous avons faites à l'hôpital du Vésinet.

518. Observations sur la disposition des appareils Van-Hecke à l'hôpital Necker. — Les dispositions établies par M. Van- Hecke dans l'un des pavillons de Thôpital Necker pour le chauffage delà ventilation sont loin d'être aussi satisfaisantes qu'on a paru le croire, et elles présentent de nombreux inconvénients, outre ceux qui sont inhérents au système.

Sous ce pavillon sont placés trois calorifères avec leur chambre à air, dans chacune desquelles l'air peut être refoulé par le ventilateur, qu'une machine à vapeur met en mouvement. Cet air parcourt, pour arriver à ces chambres, un long conduit en maçonnerie de briques, qui règne à l'étage inférieur des caves et débouche dans ces trois chambres. Il faut donc qu'un même chauffeur soigne les trois foyers, et conduise en même temps la machine à vapeur. C'est demander beaucoup, pour un travail d'hiver et de nuit, aux deux chauffeurs attachés à ce service dans l'hôpital, et qu'il est difficile de surveiller. Le foyer du milieu alimente, par des tuyaux ascendants en tôle, des caisses à air chaud, aussi en tôle,

* Voir page 3 du rapport lithographie de M. le colonel Livet.

placées au centre de chaque étage; les foyers extrêmes sont destinés au service des vestibules et des salles des extrémités.

L'air débouche de la caisse centrale de chauffage de chaque salle parle bas des longs côtés de cette caisse avec une assez grande vitesse, et l'affluence de cet air chaud incommode à tous les étages les malades qui occupent les quatre lits le plus rapprochés. Les sœurs et les médecins sont d'accord sur ce point, ainsi que MM, Pelouze, Rayer et moi, en avons reçu l'assurance dans une visite à cet hôpital; mais, en outre, l'air qui arrive ainsi horizontalement doit en grande partie être appelé directement par les orifices d'évacuation les plus voisins, au lieu de se répandre dans la salle, surtout quand il est frais, ce qui donne lieu à des courants d'air à fleur du plancher fort désagréables, comme on le sait.

Au rez-de-chaussée, aux extrémités de chacune des saUes principales, il y a deux orifices d'arrivée de l'air placés au niveau du plancher, et les vestibules, ainsi que les deux petites chambres extrêmes, sont chauffés et venfilés h l'aide d'orifices semblables, ce qui offre les mêmes inconvénients que dans le cas précédent.

A cet étage, la température générale paraît être convenable, mais, d'après les observations précédentes, elle n'est pas également répartie.

Au premier et au deuxième étage, les caisses à air chaud du mifieu offrent les mêmes inconvénients que celle de l'étage inférieur; mais, en outre, les orifices qui amènent l'air destiné aux extrémités des salles sont pratiqués dans les vestibules qui séparent la salle principale des salles de ces extrémités. Dans l'un des murs de face, et pour le faire pénétrer dans les grandes salles, il a fallu enlever quatre carreaux de chaque côté, à la partie supérieure des cloisons vitrées qui les isolent, de sorte que l'air chaud arrive dans les salles par la partie voisine du plafond et par la porte d'entrée, toujours ouverte, de cette cloison. Ce dispositif offre le désavantage de .permettre à l'air froid de l'escalier de se précipiter par les

ouvertures faites à la cloison du côté de cet escalier, toutes les fois qu'on en ouvre la porte, et de retomber sur les lits voisins, dont les malades en sont souvent incommodés.

319. Irrégularité de la température. — Enfin, il arrive souvent, surtout au l"'etau 2<' étage, que la température moyenne est irrégulière, et parfois beaucoup trop élevée, et l'on a été obligé de ménager, dans les portes qui donnent sur les escaliers ou sur les vestibules extérieurs, des passages, qu'en pareil cas l'on peut ouvrir pour laisser rentrer de l'air frais. Mais ce moyen n'agit directement que sur les chambres des extrémités, et ne remédie pas à l'inconvénient pour les salles principales. Ces excès accidentels de température, dont on s'aperçoit surtout la nuit, sont une conséquence difficile à éviter de l'emploi des calorifères chaufTant l'air par contact direct quand il n'existe pas de chambre de mélange et des registres convenablement disposés.

520. Insalubrité de Vair. — Enfin l'on trouve, en général, que l'air fourni par ces calorifères est, selon l'expression dont se servent plusieurs sœurs, plus dur à respirer, surtout dans le voisinage des bouches d'arrivée et des caisses centrales; tandis que les sœurs employées dans le pavillon chauffé à l'eau chaude déclarent que l'air de leurs salles est beaucoup plus doux. Cette différence tient, d'une part, à l'affluence directe et trop rapide et à la chaleur démesurée du courant d'air, mais surtout à sa dessiccation parle contact des surfaces métalliques du calorifère. Le moyen à l'aide duquel on prétend rendre à l'air le degré convenable d'hygrométricité me paraît complètement illusoire. Il consiste, en effet, en une petite caisse métallique dans laquelle on vide tous les quinze jours environ un seau qui contient au plus 10 litres d'eau.

521. Évacuation de Vair, disposition vicieuse des cheminées. — Malgré l'énergie attribuée à l'insufflation de l'air, il se produit en temps ordinaire par les joints des fenêtres des rentrées

d'ail", et quand on ouvre certaines fenêtres, celles du cabinet des sœurs, par exemple, les portes opposées battent fortement.

Mais l'évacuation de l'air présente de bien plus graves inconvénients. En effet, il y a pour la produire dans chaque salle, et sur chaque face dans la longueur, six cheminées qui débouchent isolément un peu au-dessus de la partie inférieure des longs pans de la toiture. L'appel de ces cheminées est si faible, même pour celles du rez-de-chaussée qui sont les plus hautes, que, toutes les fois qu'il fait un vent un peu violent, l'air est fortement refoulé dans ces cheminées, et reflue dans les salles, de manière à incommoder, non-seulement les malades, mais même les personnes appelées près de leurs lits pour leur donner des soins. Cet effet fâcheux, qui se produit même l'hiver, a engagé les sœurs de charité à réclamer un moyen de fermeture de ces cheminées, pour pouvoir les clore du côté du vent, et, en attendant qu'il soit étabh, l'on a une ventilation glaciale par insufflation, sur laquelle on n'avait pas compté. Il y a lieu de remarquer que, dans les temps de bourrasques, l'action du vent se fait sentir par intermittences, et que sa vitesse est tantôt très-grande et tantôt nulle, de sorte que les mouvements de l'air dans ces cheminées varient de sens, selon l'intensité du vent.

Ce résultat fâcheux est une conséquence naturelle de l'isolement des cheminées d'évacuation, et de l'absence d'une ■cheminée commune d'appel assez fortement chauffée pour produire une aspiration toujours suffisamment énergique.

522, Insuffisance de la ventilation de nuit. — Enfin, cette ventilation que l'on prétend être si abondante n'empêche pas que le matin, même dans la saison froide, l'on ne soit obligé d'ouvrir les fenêtres pendant quelque temps pour dissiper la mauvaise odeur.

Quant aux résultats d'observations sur les volumes d'air fournis par les appareils des salles de ce pavillon, ils se ré- .duisaient encore, en 1860, aux indications données par l'ané-

momèlre qui précède le ventilateur, et ne peuvent, comme nous l'avons déjà vu, servir de base à une estimation exacte des volumes d'air réellement reçus dans les salles. Mais des expériences exécutées, en 1861, par MM. Leblanc et Sernous permettent d'apprécier maintenant les effets obtenus.

523. Expériences exécutées en 1861 par MM. Leblanc et Ser. — Ces observateurs ont déterminé, à l'aide d'anémomètres ordinaires, le volume d'air qui passait dans la galerie souterraine, et ils l'ont trouvé égal :

Le 14 mai, à la température de l'écoulement, avec 51 tours de la machine en 1', à 10 656''''=

Le 21 mai, à la température de zéro, avec 49 tours

de la machine en 1' 9 SSS"^-^

ou à la température de l'écoulement (15*^). .. . 10 238""^

Soit en moyenne 10 457'^'-'=

en une heure.

Tandis que M. Grassi, opérant avec le grand anémomèlre de M. Yan-Hecke, aurait trouvé :

A 45 ou 46 tours de la machine. ... 17 766™° en 1 heure.

A 51 tours. 21 060

A 60 tours. , 23 760

Sans connaître bien exactement la manière dont ce second expérimentateur a opéré, nous ne pouvons nous empêcher de croire qu'il s'y est glissé quelque erreur grave, laquelle, en présence des résultats obtenus par MM. Leblanc et Ser, qui ont opéré d'une manière qui ne donne lieu à aucune objection, ne permet pas d'attribuer au volume d'air introduit dans la galerie souterraine par l'action simultanée de l'aspiration naturelle et du ventilateur une valeur plus grande que celle qu'ont trouvée ces derniers expérimentateurs dans les conditions où ils ont observé.

L'on va voir d'ailleurs que le volume d'air introduit dans

les salles est encore beaucoup moindre que ne l'a admis M, Grassi.

524. Expériences de MM. Leblanc et Ser sur le volume d'air introduit dans les salles. — Les mêmes expérimentateurs ont déterminé avec beaucoup de soin les volumes d'air qui étaient réellement introduits dans les salles le 27 avril 1861 par l'action simultanée de l'aspiration et du ventilateur. A cet effet, ils ont successivement placé devant toutes les bouches d'arrivée des tuyaux cylindriques en zinc, terminés du côté de la bouche par une partie pyramidale qui en entourait complètement l'ouverture. La partie cylindrique avait toujours une longueur de 0",60 à 0'"570, suffisante pour que le parallélisme des filets fluides y fût convenablement établi, et l'anémomètre était placé à son intérieur.

Les résultats de ces expériences sont consignés dans le tableau suivant, où les volumes d'air introduits ont été ramenés à la température de zéro.

EXPÉRIENCES FAITES A l'hÔPITAL NECKER LE 27 AVRIL 1861, SUR LES APPAREILS ÉTABLIS PAR LE DOCTEUR VAN-HECKE , EXÉCUTÉES PAR MM. LEBLANC ET SER.

INTRODUCTION DE l'AIR DANS LES SALLES.

SITUATION ET NUMÉROS d'ordre

des poêles

ou bouches de chaleur

aux divers étages.

"TJ

ja

Volume d'air

ramené à zéro

par heure

par bouche.

lotal.

Rez-de-chaussée.

Pavillon à 8 lits.

Grille 1

Grille 2

Grande ) Poêle.. .

Bouche 1

salie. —

Bouche 2

Grille 3

Pavillon à 6 lits

Grille 4

Lieux d'aisances.

Bouche 1

Bouche 2

Pavillon

Grille 1

Grille 2

Grande Poêle. . .

Bouche 1

salle. \ —

Bouche 2

Grille 3

Pavillon

Grille 4

Lieux d'aisances

Bouche 1

Bouche 2

1" Étage.

Pavillon Grille 1

/ Grille 2

Grande Poêle... Bouche 1

salle. ) — Bouche 2

l Grille 3

Pavillon Grille 4

Lieux d'aisances. Bouche 1 — Bouche 2

l,.oO

2= Étage.

Volume total

Volume total pour les chambres de malades.

OBSERVATIONS

Il n'est pas fait mention des chambres à un lit parce qu'elles ne sont pas ventilées.

La température dans les salles était de 16° et sous l'anémomètre de 15" L'on ne chauffait pas.

323. Conséquences des résultats consignés dans le tableau précédent. — Il résulte de ces observations que le volume total d'air ramené à zéro qui arrivait dans les diverses parties du pavillon de l'hôpital Necker, ventilé par les appareils du docteur Van-Hecke, s'élevait, le 27 avril 1861, à 8650 mètres cubes par heure.

Si l'on en déduit les volumes qui affluent dans les cabinets d'aisances, et qui étaient de l600'"-<=, il ne reste plus pour le volume d'air affluent dans les salles ramené à zéro que TOaô'"-^ qui, répartis entre 177 lits que contient le pavillon, correspondent à 39'°<^,68 par heure et par lit.

Ce résultat est bien inférieur à celui de il 7'""= qui a été annoncé par M. Grassi comme résultant de ses expériences quand la machine marchait à la vitesse de 51 tours en 1'.

Le volume d'air affluent dans le pavillon le 27 avril, oii la température de jour a été de 20^ n'étant que de 8625™-*= à zéro ou de 9366™"= à 20" en 1 heure, tandis que le volume d'air qui passait dans le canal souterrain était de 10453™'% il en résulte que dans les conduits, assez courts d'ailleurs, de ce pavillon il se fait une perte de 10 pour 100 au moins du volume d'air affluent par le conduit souterrain, quoique la pression dans ce conduit doive excéder de très-peu en tous temps celle de l'air extérieur.

La grande différence qui existe entre les résultats annoncés par M, Grassi et ceux qui ont été obtenus par MM. Leblanc et Ser tient au mode d'expérimentation complètement défectueux employé par le premier de ces expérimentateurs. C'est ce que mettent en évidence les observations suivantes de MM. Leblanc et Ser.

526. Expérience relative au mode cV observation emploijé par M. Grassi. — L'on a vu, au n° 31 des Considérations générales, que la présence d'une grille placée au-dessus d'un orifice déterminait, de même que celle des piles d'un pont dans le lit d'une rivière, en amont une augmentation de pression, en aval au-dessus des orifices hbres un accroissement de vitesse.

Fig. 42.

et sur les côtés, vis-à-vis des parties pleines, de remous qui ne permettaient pas de faire immédiatement au-dessus de cette grille des observations susceptibles de fournir des indications exactes de vitesse et encore moins des volumes d'air,

Lorsqu'en opérant ainsi l'on a ensuite multiplié les vitesses observées par l'aire totale de l'orifice, on a nécessairement évalué beaucoup trop haut le volume d'air écoulé. C'est ce qui est arrivé à M. Grassi dans les expériences qu'il a faites pour déterminer le volume d'air nouveau insufflé dans les salles de l'hôpital Necker par les appareils du docteur Van Hecke. Pour constater l'influence de ce mode d'oprérer et avoir une idée de l'erreur à laquelle il conduit, MM. Leblanc et Ser ont fait l'expérience suivante :

Après avoir enlevé la grille qui recouvrait l'une des bouches d'arrivée de l'air, on a placé sur cette bouche carrée un tuyau en zinc à base pyramidale carrée ABED, raccordée avec une partie cylindrique DEaô, et ayant une hauteur suffisante pour que le courant d'air pût dans tous les cas avoir pris vers le sommet ab un mouvement suffisamment régulier. Sur ce sommet ah l'on a placé la grille qui recouvrait précédemment la bouche.

Sur ce dispositif l'on a fait les observations suivantes :

L'on a déterminé le nombre de tours faits par un anémomètre en le plaçant successivement en c à 0™,15 au-dessous de la grille, en c^ à 0"\15 au-dessus de la grille et vis-à-vis d'une partie pleine, et en c^ vis-à-vis d'un vide. L'on a trouvé les résultats suivants :

Emplacement de l'anémomètre.

, ^ il" observation.

Nombre de tours. | ^e observation.

Ces résultats manifestent d'une manière évidente l'énorme

accroissemenl de vitesse qui se produisait au passage de l'air parles orifices de ces grilles, et l'erreur dans laquelle on est tombé quand on a multiplié cette vitesse par l'aire totale de la bouche.

C'est ce qui explique comment les volumes d'air introduits dans les salles trouvées par MM. Leblanc et Ser sont très-inférieurs à ceux qui ont été indiqués par M. Grassi, et qui élevaient à ii7™-<= par heure et par malade le volume d'air introduit dans les salles à la vitesse de 51 coups de piston de la machine, tandis qu'à celle de 49 coups MM. Leblanc et Ser n'ont en réalité trouvé qu'un volume moyen de 39"' %72.

527. Expériences de MM. Leblanc et Ser, sur le volume d'air évacué des salles. — En observant successivement les volumes d'air vicié, évacués par les gaines, établies à cet effet dans les salles, ces ingénieurs ont constaté le 27 avril les résultats consignés dans le tableau suivant.

EXPÉRIENCES SUR LES APPAREILS ÉTABLIS PAR LE DOCTEUR VAN-HECKE, A l'hôpital NECKER, EXÉCUTÉES PAR MM. LEBLANC ET SER.

ÉVACUATION DE l'AIR DES SALLES.

SITUATION ET NUMÉROS d'ordre

d'évacuation

à partir

de la cheminée.

s ai

Té

iiS

Ba;

Volume d'air évacué par lieure ramené à zéro.

par gaîne.

total. -

Gî

cd

OBSERVATIONS

Rez-de-chaussée.

Gaine. |

Pavillon ( 8 lits, l

Les gaines in-

Grande j

diquées par des

salle / 46 lits. 1

Sf ^=33

numéros impairs sont du côté du

jardin.

Pavillon J

6 lits. (

Pren

lier étage.

Pavillon ( 8 lits. 1

Grande ) salle \

Pavillon ( 6 lits i

Deux

ième étage.

Pavillon ( 8 lits, l

*I1 y avait al-

tern,'Uivementre-

fouleraentetaspi-

ratioa dans les

Grande |

gaînes. — Les vo-

salle < 46 lits, j

lumes indiqués comme évacués

ne sont qu'hypo-

thétiques. — Si

on les supprimait

Pavillon (

le volume éva-

6 lits 1

cué par lit et par heure serait de 34"', 6.

Volume te

tal et moyenn

328. Conséquences des résultats précédents. — La première conclusion que l'on peut tirer de ces résultats, c'est que le 27 avril 1861, quand la machine marchait à 50 tours en 1', le volume total d'air vicié qui était évacué des salles du pavillon, était égal à 6550 mètres cuhes d'air ramenés à zéro ; ce qui pour le nombre de 177 lits correspondrait à 37 mètres cubes d'air par heure et par lit.

Mais l'observation ayant montré qu'au deuxième étage il se produisait par plusieurs bouches d'appel des rentrées d'air, il y a lieu de retrancher du volume ci-dessus les 429 mètres cubes qui leur correspondent, de sorte que le volume réellement évacué se réduit à 6121 mètres cubes à 15° ou à 34"-'=, 60 par heure et par ht.

Ces chiffres se rapprochent beaucoup de celui de 39'"%72 qui, d'après les mômes observateurs, était introduit le même jour par l'action combinée de l'aspiration et du ventilateur et en confirme l'exactitude.

529. Expérience comparative sur les volumes d'air évacués quand le ventilateur fonctionne et quand il est arrêté. — L'on doit aussi aux mêmes observateurs des expériences qui permettent de déterminer la part proportionnelle du ventilateur dans l'effet général obtenu à un jour donné.

Les résultats obtenus sont consignés dans le tableau suivant : . ,

EXPÉRIENCES COMPARATIVES SUR LES VOLUMES D AIR ÉVACUÉS QUAND LE VENTILATEUR FONCTIONNE ET QUAND IL EST ARRÊTÉ.

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