Marey. La Machine animale, p. 435; Pari», F. Aloan
LOflOMfinOIf»
L'aneur Mt due à la maiïmse intenpnéiQÉtioni des a{y|Mtfeiifteiiregi8ti!ettr& Llap^affoil dfexpionatioiL dat BéastÛMi» veiiieaieft dairt ft'est servi M. . Maoey indique seulement les différences de vitesse entre le corps et la masse de plomb. Au moment de la foulée, la vitesse verticale du corps devenant nulle, Tappareil indiquera une réaction vectîcale due à rabaissement de la masse de plomb comme si le corps se relevait à ce moment.
Dans bien de^ cas Tobservation directe peut éviter les erreurs des appareils graphiques dont l'interprétation: est quelquefois fort délicate.
Fi g. S7S. — Mouvement relatif de la jambe 5ur la cuiiie pendant le lever oo ToisUlation de la jambe. Celle-ci se fléchit de 1 à 7, puis s'étend de 7 à f S pour se fléchir de nouveau de 15 & 18 ; les chiffres correspondent à la ùgate S6T. Mowement du pied sur la jambe.
La verticale qui passe par le point d'appui est toujours située en arrière du minimum d'abaissement de la hanche et à mesure que la vitesse augmente, le minimum se porte de plus en plus
Pig. 371. — Mouvement relatif du membre inférieur par rapport au tronc dans la course. Les numéros correspondent aux positions suecessiTes du genou et de la cheville pendant le lever du pied.
Lm lettrat indiquent lei positions du genou pendant l'appoi.
en avant, cela tient à l'inclinaison de l'angle de lever dans les allures rapides.
Plus la course est rapide et le pas allongé, plus les trajectoires de la tête et du bassin tendent à se rapprocher d'une ligne droite; Técart maximum latéral a lieu pendant l'appui, il coïncide avec le minimum d'élévation de la tète au-dessus du plan horizontal ainsi qu'avec le minimum de la vitesse horilontale de la masse du corps (fig. 366 et 374).
Angle du pied et écart des empreintes du pied. — Sa valeur est moindre que dans la marche et diminue comme récarlement des empreintes des pieds sur le sol avec la longueur du pas ; en
LOCOMOTION
même temps, l'angle que forme rstxe du pied avec la ligne moyenne de progression, ou angle d'ouverture du pied, tend à diminuer aussi (fîg. 375).
L'écart latéral est nul pendant le milieu de la suspension ; à ce moment la trajectoire de la tête croise la ligne moyenne de progression. Les sujets à bassin large et à jambes courtes ont, comme la femme, beau- «. coup de peine à courir à cause des oscillations latérales S qu'ils ne peuvent éviter.
ToEsiONs ou TRONC. — l'an S la course, la torsion du
bassin est plus considérable que dans la marche; le maximum a lieu au milieu de la suspension du corps (fi g. 376). La torsion est nulle au milieu de Tappui et pendant l'abaissement du corps au-dessus du sol. Elle diminue avec la rapidité de Tallure. Les figures 377 montrent chez un cojiireur photographié d'en haut, les torsions du corps et les mouvements correspondants des bras. Le mouvement des épaules est inverse du mouvement des hanches, il peut aller jusqu'à 45° dans la course au milieu de la suspension du corps. La torsion des épaules est nulle en même temps que celle du bassin quand les bras passent par la verticale, elle augmente avec la vitesse de progression (fîg. 378 et 379).
Les mouvements des hanches et des épaules dans un plan vertical sont extrêmement faibles dans la course, ils deviennent tout à fait nuls dans la course rapide. La ligne des hanches
Fig.
372. — Mouvement relatif de la Jambe sur la cuisse pendant la course.
1, 2. 3. 8. flexion au début du lever; — 9, 10, 14, extension; — 14, 15, léger mouyement de flexion au moment de l'appui.
If
•Sî
1 4'rt'^.
XOGOHOÏIDN
Ji9>
ft'abaîMe, et la ligne desépauleB^e.celève du côté de:]Biia3icbe
saspendue, dans les allores très modérées (fig. 373).
Inclinaison du corps. — Le corps s'incline en avant pendant le commencement de Tappui du pied et en arrière pendant la fin de l'appui. L'inclinaison s*exagère ayec la longueur du pas mais n'excède pas 8 degrés dans les allures ordinaires (fig. 380)
O l mètre
Fig. 374. — Attitudes, longueur de pas et angl& (te déroulement da
membre inférieur droit dans la marche et dans ia course.
Las li^es ponctuées correspondent à la couase.
Degré db flexion des bras et des pieds avec la vitesss. — Plus Tallure est rapide plus les bras se fléchissent, ceci afin d'éviter d'être gêné par leur oscillation. Certains coureurs môme placent les bras horizontalement (fig. 381) et leur font suivre seulement le mouvement de torsion des épaules.
Plus l'allure est rapide, pliK le pied se soulève de terre (fig. 382 et 383). Certains coureurs arrivent BÎnsi à faire toucher du talon la partie basse des fessiers. La figure 384 nous montre la forme des trajectoires de la cheville à différentes allures, on voit que le pied rase le soV avant de se poser. La flexion de la jambe pendant l'oscillation facilite la rapidité de transport du pi^d :en avant. L'Abaifisement de la trajectoire de celui-ci au moment du poser empêche le choc de se produire et ces deux actes contribuent beaucoi^p.àr'éeoiiaime de la force (fig. 385).
Afpui DiDEiBSi, j»REssioN suRLB fiOL. — l»'ji^pni du pied^edivise en deux^phasefi distinctes. Dans la première phase .ractian «st
288 MéCANlSlIE ET ÉDUCATION DES MOUVEMâNTS
retardatrice et amortissante, elle est dirigée en sens inverse de
Fig. 373. — Empreintes des pieds sur le sol.
1. dans une marche; 2 et 3, dansdef couraes de plus en plus vives. On voit llase du se rapprocher de la ligne de progression.
la progression, elle diminue d'intensité jusqu'au passage du rayon du membre par la verticale.
A ce moment le membre inférieur soutient seulement le poids du corps, mais cela dure extrêmement peu, sitôt que le ravon a dépassé la verticale, Taction impulsive commence (fig. 386).
LOCOMOTION S89
La pression 'normale du pied n'a qu'une seule courbure et un
Pig. 376. — Attitudes successives Fig. 377. — Images successives d'ua
d'un coureur photographié sur coureur vu d'en haut.
une môme plaque à 1/10« de On •diwodé les images en Uissanl !«• fleuret
seconde dlntervalle et vu d'en l et 8 à leur vraie place, et en reportant la fi-
hjtni Kvre 1 à gauche et la figure 4 à droite.
seul maximum toujours supérieur à la ligne du poids du corps et grandissant avec la rapidité de Tallure (fig. 387 et 388).
DcME^TT. — Hée. et éduc.
Pression tangbntibllk. — La pression tangentîeile est négative au moment, du poser puis devient positive au moment de l'impulsion (flg. 389), sa valeur grandit également avec la rapidité de l'allure.
R6lb ahortissbub des muscles. — Les actions musculaires mises en jeu dans les deux phases consécutives de l'appui sont
Senf deU Courjt
Flg. 378. — Mouvement de torsion du tronc dans la course mesuré par l'analyse chronopholographique.
principalement localisées dans les muscles extenseurs. Dans la j^remière phase les extenseurs résistent à la Ûexion des segments en se laissant étirer, en faisant du travail négatif, puis ils exécutent un effort statique de courte durée; ils produisent enfin du travail positif dans la seconde phase de l'appui.
On voit ici le rôle des muscles antagonistes signalé antérieurement ; les extenseurs antagonistes de la flexion entrent en contraction bien avant que l'extension se manifeste. Ils sont déjà dans un état de tension considérable au moment où le mouvement change de sens ; ils utilisent ainsi l'effort résistant qu'ils ont opposé à la flexion. Il leur aurait fallu un certain temps pour acquérir une tension aussi considérable s'ils étaient partis de l'état de relâchement, et ils n'ont pour agir utilement qu'une fraction de la durée de l'appui, 14 à 8 cinquantièmes de seconde environ, il y a tout avantage à ne rien perdre de ce temps déjà si restreint* (fîg. 386).