‹ Mécanisme et éducation des mouvementsChapitre 42 sur 81 · MOUVEMENTS A L'APPUI · texte numérisé non relu

MOUVEMENTS A L'APPUI

Passer de l'appui fléchi a l'appui tendu. — La résistance à vaincre est le poids du corps.

La puissance musculaire a pour effet l'élévation verticale du centre de gravité par Tadduction du bras préalablement en ai)duction postérieure, sous Taction prédominante des pectoraux et par l'extension du bras sur lavant-bras.

L'avant-bras représente ici un levier du premier genre ayant son point d'appui au coude. L'effort des extenseurs est donc défavorablement utilisé.

On voit encore la contraction des dorsaux produire dans ce

1. Dans les balancements on peut étudier la pression des mains sur l'appareil comme nous rayons fait pour les pieds dans la locomotion; il suffirait* d'avoir des explorateurs sous forme de gants à réservoir d'air communiquant avec les appareils enregistreurs. La manière de prendre de l'élan en suspension se rapproche de la théorie de l'escarpolette. (V. p. 439.)

400 MÉCANISME ET ÉDUCATION DES MOUVEMEinS

mouvement Textension de la colonne vertébrale avec extension synergique de la cuisse.

Dans les mouvements à Tappui, la condition de Téquilibre est que le centre de gravité du corps soit sur la verticale passant par Taxe des mains.

Si Ton étend une jambe horizontalement en avant, le centre de gravité de tout le système sera déplacé du même côté. Il faudra donc pour le ramener à sa première position, pour maintenir l'équilibre, rejeter le tronc et la tête un peu en arrière et faire un effort d'abduction des poignets (fig. 488).

Planche horizontale a l'appui. — On peut, en se penchant en avant, amener le corps à Thorizonlale; l'effort des abduc-

Fig. 497. — Equilibre sur deux maias ou une seule main le corps étenda horizontalement, dit planche horizontale à l'appui.

teurs (portions antérieure des deltoïdes et supérieure des pectoraux) lutte contre l'adduction des bras produite par la pesanteur et maintient le bras et Taxe du tronc sous un angle constant pendant que le tronc et les membres inférieurs sont maintenus en extension, comme dans la planche en arrière, par les extenseurs de la colonne, de la tête et des cuisses (fig. 497).

Tous les muscles qui agissent sur le carpe, les niétacarpiens et les doigts entrent dans une violente contraction ayant pour effet de solidifier l'extrémité du membre supérieur qui sert de point d'appui.

Cette contraction est douloureuse.

Balancements a l'appui. — On peut aussi à l'appui tenda imprimer au corps un mouvement de balancement d'avant en arrière par la contraction alternative des adducteurs et abducteurs du bras, ainsi que par celle des fléchisseurs de la cuisse.

Dans la demi-oscillation en avant, le corps est arrêté dans

LOCOMOTION AYBG LBS BRAS

son abduction sur le bras, mais les jambes entraînées se fléchissent fortement sur le tronc. Dans la demi-oscillation en arrière au contraire, les jambes s'étendent et le corps tout entier pivote autour de Taxe des épaules décrivant ainsi un arc de cercle qui peut aller jusqu'à 180** (fig. 498 et 499).

Cette demi-oscillation est plus lente que la première, le bras reste sensiblement vertical.

Fig. 498. — Un balancement complet & l'appui tendu sur les barres parallèles.

Fig. 499. — Balancement du corps en arrière à l'appui tendu. *

Le balancement à Tappui fléchi peut avoir lieu autour de Taxe des épaules et de celui des coudes (fig. WO).

L'oscillation en arrière est encore ici plus étendue qu'en avant à cause de la difficulté d'abduction du bras en arrière, et à chaque oscillation le bras s'étend un peu en soulevant ainsi tout le corps. On peut combiner les deux espèces da balancements en étendant les bras à la fin de Toscillation en avant et en les fléchissant à la fin de Toscillatian en arrière ou inversement.

Tous ces mouvements fort violents agissent surtout sur les ligaments articulaires; ils ne nécessitent qu'une contraction musculaire subite et discontinue qui, par Thabilude, est faible si on la sait employer aux moments convenables.

Ils ont l'inconvénient de disloquer les articulations des cartilages des côtes avec le sternum, ainsi que l'articulation de l'épaule et d'agir par compression sur le cœur et les vaisseaux.

DiuBHT. — • Méc. et éduc.

ÂÙà MÉCANISME «T lÉDDQimOlf .«BB HHMIYEMERTS

Pjkssn BB LA BUSMNSTON A i^APvm, — Le ipasflBgede JA aospeusion.à Tapipai temdu BSt De que Ton appelle le RélAbitos»ment; il p^t se faive «iir £«eE8 obetaolaB «i de diffitoeatas

manières.

Nous exainineronfi :

i"" Le rétablifiseiiieDl diiïeet;

2*^ Le rétablissement par renverseoMitt;

3* Le rétablissement par élan.

Rktablisskment direct sur les poignets. — Si, étant en suspension allongée aune barre, on passe à la suspension fléchie par

Fig. 500. — Balancements du corpsàTappui sur les barres porallèlas.

I.déptrt; — 1, descente du corps avec flexion des bras ; — 3, remontée des jambes ««se :etteDSioo des brM ; — 4, 4thate.

un effort progressif des adducteuES du bvas et éas .fléchisseim de Tavanl-bras, onélènBuale centre de gcaTité du. corps verticalement jusqu'à la rencontre de la barre transversale ar«ec le tboiiax, enriron 4 k haoïtear du mamâlon. En -ftéchifisant forteiment la région cervicale de façon à amener la tèbe'en ervant, ^en Jéchissant auesi les membras inférieurs sur le iMiasiii, on amènera le centre de gravité du corps le plus près pessibie de la barre de «u&pension, on pouma alors par un effort Ttgoureux ^'abduction du bras eod arrière, exéculé 'sinmUanéaa^eBt arvec l'extCDMon de lavant-bras sur le bras et sur la main, élever les coudes, substituer la sustension ou l'appui fléchi à la «s

LOCSOMCmON 419EC IXS «RiS 408

pension ftéchie «t «oiauite par r^xtemion des bras paaaei à l'afq>ui tendu (fig. 501).

Qe mouvement est plusdifgcileià exécutera une havre transyersale qu'à des appareils comme les anneaux qui ûSvjBûi denx porats d'appui iaténaiK -et^méteiqaes. La raison «n est que le corps Festanl .toaijSDu» an arrière de laiMnrre, san centoe de goavité^stBmanédece eiôté, leiFonclendàibasauler autoor

Fig. 501. — Rétablissements à une barre.

f, par effort simulUné des bras ; — 1, alierDatÎTement nir les poignets; — '!.«■ im>7«b

de la jambe.

de la barre pour ramener ce centre de graYité yertiaaliSHientaiideffious, condilion d'équiliin» ; «usai, iprar tS*appoaefr ;à fce mouvera^eat, il «st méeessaive d*axéottter une forte fleuan tla ht télé, de la cdloaiie vertiétoale et idas taxtafoiitte nlKneures.

Ce mouvement, T|ui'exîge>anjeflbrtTiQkiit, me donne ancmi résultat au point de "rue du déYélappamant ItioBacicpfee, par suite ne doit être eoneisMré xpie omime >appli£atinD .pratique dans un 'cas de sauvetage.

Dans l'eppai' tendu eurune ban» traiBsyjei!fiale,.le coipsa wie direction obli^ie par rapport à ta iwrticale, l^abdamoB iàAmn contact «y^ k -barre d'appui.

On -peut «e 'rétablir ;&Uern8tnïflaBQnt nsat les .poignets an faisant passer l'un des 'bras de ta auBpesnsiofn à l'appui pendant que l'autre soutient en partie le poids du corps (fig. 502).

Qe raouyement >efit ;pbis iSaeile à .axécuter^t A lanal'jiser

AOi

RÉTABLISSEMENT PAR RENVERSEMENT. — Étant à la SUSpensioD à

une barre horizontale, on peut se rétablir à Tappui en exécutant autour de cette barre une sorte de révolution que Ton appelle renversement.

Pour cela, on fléchit fortement les membres inférieurs sur le tronc, on amène ainsi les extrémités presqu'en contact avec la barre. On fait une forte traction sur les bras, le tronc et les membres inférieurs restant fléchis. Tout le tronc s'élève verticalement parallèlement à lui-même, les jambes glissent perpen-

Fig. 502. — Rétablissement à la planche par la force des bras.

diculairement à la barre jusqu'à ce que le corps vienne en contact avec elle.

11 arrive un instant où, la flexion des jambes continuant, celles-ci passent en arrière du plan vertical contenant la barre. Leur déplacement amène le centre de gravité de leur côté et si, à ce moment, on fait effort maximum des bras pour élever le tronc contre son point d'appui, tout le système basculera, entraîné dans le sens de la flexion des jambes.

Par une extension énergique du tronc faite à un moment convenable, on se trouvera en équilibre instable, appuyé sur le ventre, le centre de gravité du corps au-dessus de la barre, un efi'ort des bras achèv.era de vous mettre à Tappui.

Si ces mouvements font exercer fortement les muscles abdominaux, ils ont rinconvénient de congestionner violemment et de froisser les viscères en contact avec la barre.

Rétablissement paa élan. — Si, suspendu à une barre, on

prend un balancement d'arrière en avant ou bien si, placé un peu en avant de cette barre, on saute à la suspension les bras allongés et presque horizontalement placés, les jambes étendues, les cuisses fléchies sur le troac environ à 4o^ le centre de gravité étant situé en arrière de la barre, le corps.se met à osciller d arrière en avant si Ton a soin d^éviter la contraction musculaire, c'est-à-dire de conserver aux articulations de la hanche et de l'épaule, toute leur souplesse (fig. 503). L'oscillation est analogue à celle d'un pendule, composé de trois segments articulés : bras, tronc et jambes. Ces trois segments, d'abord en flexion, s'étendent l'un sur Tautre, et, quand le corps vient à passer verticalement sous la barre, l!extension des jambes due à leur oscillation d'avant en arrière continue à se produire comme sir elles oscillaient seules autour de la hanche, tandis que le tronc oscille en avant. Ce dernier dépasse sa position d'équilibre qui est le plan vertical passant par la barre, Tabdomen fait saillie en avant, Toscîllation du tronc se faisant en sens inverse de celle de la jambe.

L'extension de ces deux segments est à son maximum ; l'exagération de

la courbure qui en résulte a fait donner vulgairement à ce mouvement le nom de « temps de rein », dénomination qui n'a de sens que par convention.

Alors (3* temps), le centre de gravité du tronc ayant dépassé la verticale qui passe par l'axe de suspension, le tronc se met à osciller d'avant en arrière, les jambes prennent un mouvement en sens inverse. On exagère cette flexion des jambes par la contraction des muscles abdominaux, en même temps on efTectue une adduction très énergique des bras tendus par la contraction des dorsaux et pectoraux ; vu le point d'appui dos mains sur la barre, cette adduction a pour efi'et de fléchir le tronc sur le bras comme dans la planche en avant. Ces trois mouvements

Fig. 50S. — Potitions saccessiTes du corpi dans on rétttblisiement par élan à une barre.

1, départ ; -— 1, tcmpt d« Nin ; — 3, rétablisscmcDt,

4O0 MÉGANISMB HT ÉOUCATIOIT QÏ9 MOUVEMENTS

SFrmulttiTiés : oscillation du tronc d'avant en arrière, oscillation des^jafflbes- d'arrière en avant, élévalion du tronc aai mo^n de Tadductioff de» bras, ont tous- pour efffet Télévation du centra dBf^ gravité; ils sont amplifiés considiérablement pur réiaslicité de» ligaments et dés muscle» distendus au moment où les segments du corps s'étendent en passant sous la barre. La tension* de ces m upcles^ devient très forte au moment où le corps oiscille en avant; il faut faire alors peu d'effort pour* provoquer une oscillation inverse dont la vitesse est sufâsanta pour élever le centre de gravité suivant un chemin sinueux. G*est encore le rôle des muscles antagonistes^ que nous retrou* vous ici.

Par une rotation de 180* de Tépaule autour des main» en entraînant tout le poids du corps, celui-ci passe subitement de la suspension tendue à Tappui tendu; il vient au- contact de la barre pendant que les jambes' s'étendent ; il peut se maintenir à l'appui, son axe suffisamment incliné sur Thprizon pour que le centre de gravité situé pendant l'extensioir sensiblement dans le corps de la 5* vertèbre lombaire vienne se projeter auMiessus de la barre (fig. 803).

On peut s'établir sur une planche au: mo^'en' du pied ; on se ûgure suffisamment le mouvement pour* qu'il soitsuperflu de le décrire.

Progressions à la stispension.

Les progressions à la suspension sont à diiiinguer suivant 1» mode de suspension à une barre ou deux barres parallèles, suivant que la suspension est allongée ou fléchie, alternative ou simultanée et suivant que la direction de la progression es4 horizontale, oblique ou verticale.

SirSPENSION ALLONGEE EN PROGRESSION SUR UNE BARRE HORIZONTALK.

— On peut progresser latéralement le long d'une barre horizontale en suspension pur les mains, les bras allongés.

A cet efl'et, les bras étant parallèles, si Ton s'attire vers la barre latéralement par une légère traction du bras droit, le corps se mettra à osciller à droite, autour de la main gauche comme point de suspension. Cette traction cessant subitement,

LOOMieTIOff ATflB' US BRAt 407

roscillalioii se fera àgaucfae et, dès que le bras droit sera tendu le cmtre de mouyement passera dans la main droite» la pre^ sÀejn.de la main gauche sur la barre diminuera jusqu'à devenir aulle^ celle-ei peurra^se^sonleTer et se^ déplacer dans le sens de la. progression c'esttà^-dire dans le cas présent de la gauche vers la droite. L'oscillatioa du corps ayant lieu ensuite dans cette direction, le bra& gauche se tend, la main correspondante sert de centre d!oseillatioatandisqu»lft main droite supportant une pMtiede plus enipdosf faible da pfAdB du corps peat devenir

KIg. bOkfj — -PtDgreMiou.pai balauceiDeots w inwbtrre' horuoatale-.

lihve', se déplacer à} droite enaA^antide la progression! et ainsi de suite (%. 504).

Le rythme dépend de la taille du sujet assimilé à un pendule; letr oeoillatiodis. sont diautant plu» leoAes- qa'iLesl.pius> long.

La progresUon à brni^ fUchàt à une barre' est. différente de la première, les oscillations du corps diminuent.aFeo le déplace^ Ukmi des mains ; la cooiractioB oraasnlaire très énergique rend lei isonarement pénibie et de ooorte: duréey même si Ton a soin, da oecoatraoter qu» les^musolesde» membre» supérieurs» seul» nécesaaires au moiiyemcat et rartoai dléiviter Ceff&rt* Ca menr vamaal est aussi maonraîa pi«r la dilalaâiini: thoracîfue que 1er pimaier est favorable.

La progression à nne saule baire^ Taxe des épanles perpen* dieaiaÂre k cette barre et lea mains aymétriquement placées paimet \m écart plus* grand, des mAÎas; la même progression en SBSpeaaion fléchie est la plus détestable et la plus pénible des progressions à la suspension, à moins toutefois de placerleflt mains transversalement comme les Siiédeis et d'obliger reKtenBion.da la: tète (%. 4«5).

Progression simultanée. — La progression simultanée est celle où, étant en suspension allongée, on attire vivement et simultanément le tronc verticalement vers la barre, au moyen de la flexion des avant-bras et de l'adduction. des bras. Le corps prend une vitesse verticale de bas en haut, la pression des mains sur la barre diminue ; au maximum d'élévation, cette pression 8*annule et te corps est en suspension. On profite de ce moment pour déplacer les deux mains latéralement du même côté de la même quantité et changer ainsi le point de suspension; au moment de l'appui des mains, une nouvelle traction sur les bras a lieu suivie d*un appui plus éloigné, le corps, progresse donc latéralement d'une façon saccadée et rythmée. Cette progression est analogue à une série de sauts de côté et successifs ; le mouvement des bras peut être ici remplacé par une élévation verticale des genoux au moment de la traction des bras ; cette élévation augmente la vitesse verticale du corps et ajoute son effet à la traction des bras. Les sujets peu rompus à ces exercices de suspension et d'ailleurs peu développés, usent instinctivement de ces moyens qui subviennent à leur force musculaire. Ils s'agitent alors de la façon la moins élégante, font beaucoup de contorsions inutiles, mais les mouvements dominant toujours sont des élévations de genoux.

Progression en suspension a deux barres parallèles horizon- TALES. — La progression peut être alternative ou simultanée, allongée ou fléchie.

Dans la progression alternative allongée, le corps suspendu par les mains, la ligne des épaules perpendiculaire aux barres, prend un balancement à droite par une légère traction sur le bras correspondant ; pendant Toscillation suivante à gauche, la main gauche se soulève et va se replacer en avant de son point d'appui ; puis c'est la main droite qui se déplace, et ainsi de suite en conservant une cadence en rapport avec la taille.

Si Ton fléchit les bras, les distances des appuis des mains diminuent, le rythme s^accélère, la contraction rend le mouvemont pénible, surtout si les mains sont en pronation avec rotation des bras en dedans.

La progression se fait simultanément au moyen d'une traction vive des bras, suivie d'une suspension pendant laquelle

les mains peuvent être déplacées, l'effet est le même que dan la progression à une barre, le mouvement des bras est seulement un mouvement en avant au lieu d'un mouvement latéral pendant la suspension.

L'élévation brusque des genoux peut avoir le même avantage et, pour éviter un balancement d'avant en arrière, il faut avoir soin de donner une nouvelle impulsion aussitôt après Tappui, sans s'arrêter.

Ces mouvements peuvent s'exécuter en avant, en arrière, avec différents mouvements de jambes; nous n'insistons pas, leur analyse est facile, on y trouverait des analogies parfaites avec la marche, le saut; une condition nécessaire de progression, est l'existence de frottements développés au contact des barres.

Nous avons vu, quand nous avons traité du développement thoracique, que la qualité de ces progressions dépend de rallongement des bras et de Técartement des mains.

Les mai'ches prolongées en suspension allongée à des barres horizontales ayant plus de Técartement des épaules, seront donc très efficaces et- le plus à recommander. Les fixateurs de l'omoplate en arrière, les portions moyennes et inférieures des trapèzes, les rhomboïdes, sont fortement mis en jeu par l'écartement des mains. On peut encore exagérer l'effet à une échelle horizontale par une progression latérale en suspension à des échelons fortement distants.

Au contraire, toute progression à bras fléchis et à une seule barre, donne aux pectoraux la prédominance d'action funeste que nous avons déjà indiquée à propos de la suspension et dont les conséquences sont l'attitude vicieuse des épaules et l'affaissement thoracique, sans compter les troubles dus à un effort continu.

Dans les suspensions l'action sur le redressement du tronc et sur la dilatation thoracique dépend de l'élongation de la colonne -vertébrale, grâce à la passivité des muscles fléchisseurs et au poids du corps.

Dans les balancements, la pression des mains sur la barre de suspension varie constamment, l'effort d'élongation varie comme elle et ne s'exerce pas d'une façon constante (fig. 505). Il en résulte que l'attitude de suspension allongée a un effet

MÉCANISME ET ÉDUCATIOlf DBS MOUVEMENTS

plus intense sur la dilatation thoracique que tous les exercice»

avec élans.

Rp- N9^ — FtrogTBMion par balancement on tuipension allongée à deiu bami parallèle*.

PnofiRBssioN oBLiQui; — Toutesles progression» âL des percbes", cordes, échellesi placées obliquement, peuvent se faire à Taide des pieds et des mains ou à l'aide des mains seulement.

L'effort musculaire, nécessaire dans la. suspension, et laproffresMon horizontaie, est ici insuffisant ; il y a en effet éléTaÉiov

Fig. 506. — S*éleTer au moyen des bras et dstijambes àuaB-conie inoUnée. *

▼erticale du. corps à. chaque déplacement des mains. Cette- élévation correspond à. une production de travail mécanique coiii^ sidôrable et ne peut avoir lieu, que ai Ton s'attire par. les bras* ou si Ton se repousse par les jambes en changeant ses pointa d appui. Il n^ a donc pas de progression oblique ni verticale à bucis complètement allongé&(fig. 508).

Daos la progression à une perche oldiqne, on une corde tindue obliquement, l'équilibre est très difOciie. à conserver si l'on est couché sur la perche et si Ton progresse en attitude d'appui oblique qui a. une grande analogie avec le ramper. L'équilibre est instable, le corps tend à tourner autour de la perche j.usqu'à ce qu'il ait exécuté une révolutioade 180 de^éa et que l'on soit en.auspenaioiL oblique.

Dans" cette suspension eile^mtoie, on peut progresser à laide des pieds et des mains, soit en s-accrochant par les extrémités dia^nalement opposées-, la main et Tangle du genou, et en déplaçant dans le sens^ de* la progresàon le» deux autres membre» adnsi rendus* libres; soit en! déplaçant alternativement les mains et les pieds et prenant tour à tour point d'appui et point de suspension^ en serrant la perche au même point avec les pieds ou avec les mains et en faisant des flexions et extensions du tronc comme nous le verrons dans le grimper vertical.

Dans la progression en suspension oblique à la perche ou à la corde à Taide des mains seulement, les jambes doivent rester passives ; on passe successivement de la suspension fléchie à deux mains à la susipension. fléchie à une seule et il faut conserver cette pénible altitude pendarit que le bras, devenu libre, s^élève et prend un point d'appui plus élevée grâce à la pression des doigts et aux frottements développés par cette presaion.

Les progressions à. Téchelle oblique ou à deux perches ou/ cordes obliques parallèles, ne diffèrent de cellea que nous venons d*étudier que par Técartement constant que doivent conserver les membres à Tappui, écartement qui, pour les membres supérieurs, rend la progression salutaire et efficace au point de vue du développement thoraeique danS' les* suspensions. Il y a à observer un rythme, à tirer parti du .balancement du corps qui doit, comme dans^ les progressions à la suqfxension horizoutaie que nous avons diécrites, s'opposera ce que, au moment du lever d'une des mains, le corps^n^ayant plus tout à coup qu'un point de suspension latéral, n'oscille brusquement de ce côté et n*entraf ne la main qui s'est levée loin du montant le long duquel elle doit progresser (fig. 507j.

Les pT'ogressions peuvent aussi se faire simnltanément à bras fléchis, sans balancement latéral, par sauts* successifs.

En se servant des pieds et des mains et en suspension aadessous d'une échelle oblique, on peut monter par les extrémités diagonales ou latérales- en ayant soin d'éviter que les pieds ne quittent l'échelle, grâce à la tendance du corps à se mettre en suspension verticale.

Au-dessus de l'échelle, on progresse à l'appui sur les pieds comme sur un escalier, les mains ne servant qu'à maintenir

Téquilibre, ou à l'appui sur les mains, les jambes écartées serrant les montants de l'échelle par adduction des cuisses-

On peut aussi effectuer une suspension oblique de ce côté, le dos contre Téchelle et appuyant le long d'une planchette fixée aux échelons. Cette disposition, qui est celle de l'échelle dite

Fig. 507. — Progression oblique à Téchelle.

i, Monter à l'aide des pieds et des mains : y 2, Monter par le revers à l'aide des pieds et des mains; — 3, Monter par le reversa l'aide des mains.

orthopédique, ^ pour effet de rejeter les points de suspension en arrière de la ligne des épaules, ce qui contribue simultanément à rejeter l'épaule en arrière, et grâce à la suspension allongée, à dilater le thorax sans pour cela contracter les muscles du dos.

Progression verticale. — Cette progression constitue le grimper proprement dit, et s'exécute à l'aide des pieds et des mains ou à Taide des mains seulement à une corde ou à deux cordes ou perches parallèles.

Le grimper à l'aide des pieds et des mains à une corde verticale se fait en prenant alternativement point d'appui et point de suspension au moyen des pieds et des mains serrant fortement la corde ets'opposant ainsi par les frottements développés au glissement vertical de tout le corps (fig. 508).

Les mains sont juxtaposées, les pieds entre-croisés serrent la corde sur leurs faces dorsales externes au moyen de Textension de la jambe, de la flexion de la cuisse qui correspond au pied droit porté à gauche et de la flexion de la jambe et de Textension de la cuisse gauche, qui correspond au pied gauche porté à droite. Dans le cas d*une corde à nœuds cette pression est considérablement amoindrie.

Fig. 508. — Grimper à Técheile de corde et à la corde liise au moyen des pieds et des mains.

La progression se fait en deux temps ; au premier temps, le point de suspension supérieur est fixé, les pieds se relâchent, les bras se raccourcissent, les cuisses et les jambes se fléchissent, les pieds sont ainsi amenés le long de la corde au-dessus de leur première position. Puis le point d'appui des pieds est Vwé par UD serrement convenable^ les mains se relâchent, le tronc, les cuisses et les jambes s'étendent: les mains devenues libres, glissent le long de la corde jusqu'à élévation complète desDras, et serrent pour servir de nouveau de point fixe vers lequel est attiré comme précédemment tout le corps.

MÈCANTSm: FT ft)UCAT10N lïBS «OmrEMENTS

Flg. 509.'~ CriuypflT »n mât v«»rtjr«l

Ce tlernier prugre&se à/chaque changement de main de la hauèenr à laquelle se sont élevés les {Heds lovs de la ^exion des extrémités. U y a doncintéi^Ât à -exagérer "eelte ftexieai ninsi qoe

celle du tronc en même. temps fpie la tTaûlion des bra.s et ensuite à ;lMen étoidreUoat le corps ipoar?rerporrter les moins le plus haut possible. L'analogie de ce grimper avec Talhire de la chenille est corn-

pièle.

Les Japonais '4raatiquent un mode de grimper à la perche qui diffère du précédent eu ce que le troDC et les membres inférieurs sont cnnëtamment fléchis, que le pieid saisit la

perche entre le^ros et le second orteil et que deux membres

diagonaux sont constamment appuyés

pendant que les deux autres se déplacent. Le corps contracte assez

d'adhérence avec la perche en s'attirant

au moyen des bras et en se repoussant

au moyen des jambes pour éviter le

glissement. Cette allupe, qui rappelle

celle des singes est difficile mais beaucoup plus rapide que 'toutes lespréeé-

dentes (fi g. oC9).

Le grimper à la corde au moyen

des mains seuiemerit consiste, étant en

suspension fléchie des deux mains, à

se tenir un moment en suspension

fléchie d*un seul bras pendant que

l'autre, devenu libre, s'élève pour

saisir la corde le plus haut •possible. Dans la traction qui succède, le rôte

de chacun des membres est interverti ,

le dernier qui vient de «e poser reste fixe, le premier -ë'^lè^pe. Celte progression est tionc tles plus péni'bleB ; il -est surtout

rr-^3!!^

Vif:. 'SM. — Pefche dite tAmosouenne :&ârv.flLJit &UX escalades et aux sauTetages.

LOCOMOTION ATBC JES "BRÉS

difficile de .posséder assez rindépendance des mourem'efitspour qu'il n*y ait aucune flexion des jambes ou des cuisses sur le tronc. Sans cette iQualité, les masoles abdomiDaux contsaetés, annulent presque entièrement la respiration et la progression ne peut se continuer, ^ous avons étudié spécialement ces défauts

fflg. fiii. — Orimp«r A jàtm jKncàM vertiotleB jndbttM.

i, «Tao 1m maint «i las ptais ; ~ S, «tM-l

inhérents aux élèves mal coordonnés à propos de la coamdination des mouvemants. Daas tous les cfts, Texercioe de la corde iîëse et de la perche n'est qu'un exercice dlapplication en cas jàe sauvetage, mais non un exercice .gymnastique .propreskent 4lit, car il renferme tous les défauts inhérents à Teffort et à Tatiitude vieieuse de Tépaule due à la prédominance d'action des pectoraux (%. 51.0).

Les exercices de .grimper À de^x eonles ou «deux perches parallèles «ont beaucoup moins mauvais, ils doivent être à Vexclusiou des autres, pnatiqués par les enfants, leur «ftécanisme se rapprochant de celui des ^ogreseions obliques.

il 6 UÉGANISME ET ÉDUCATION DES MOUVEMENTS

Ils peuvent s'exécuter avec changement simultané ou alternatif des mains (fig. 511).

Le secours des pieds est ici plus gênant qu*utile.

Progressions à l'appui.

Les progressions à Tappui s'effectuent à une seule barre ou à deux barres parallèles, les bras étendus ou fléchis.

L'appui tendu ou fléchi peut être fait alternativement ou simultanément des deux mains ; la progression peut avoir lieu avec ou sans élan, avec ou sans Taide des membres inférieurs.

Progressions a l* appui tendu. — L'appui des mains peut être alternatif ou simultané à une barre ou à deux barres horizontales avec ou sans balancement du corps.

Dans la progression a une barre avec appui alternatif des mains, le corps allongé étant en station à Tappui tendu sur cette barre, son axe incliné du côté de la barre, peut progresser péniblement surtout si» en balançant les jambes avec souplesse k droite ou à gauche on fait passer Tappui sur une seule main et Ton déplace dans le sens du mouvement celle qui est devenue libre par suite du balancement latéral, c'est-à-dire celle qui est située du côté où se fait ce balancement. .

La progression avec appuis simultanés n'est autre qu'une succession de sauts dus à l'extension vive des bras préalablement fléchis. C'est pendant )a suspension ou la diminution de pression qui suit l'extension des bras que l'on peut déplacer les appuis des mains vers la droite ou vers la gauche et ainsi progresser.

Par un mécanisme analogue s'exécutent les marches à l'appui sur deux barres parallèles. Dans les progressions avec appui alternatif des deux mains, le corps prend un léger balancement latéral qui fait porter un instant le poids du corps par la main opposée au côté où sont lancées les jambes, la main droite par exemple. La main gauche n'exerçant plus alors de pression sur la barre correspondante peut se déplacer librement et se porter en avant.

Elle portera à son tour le poids du corps dans ToscillatioD suivante des jambes et ainsi de suite

La progression avec appuis simultanés ne peut être faite les jambes passives que par une succession de petits sauts dus à l'extension brusque des segments des membres supérieurs préalablement fléchis légèrement. L'inclinaison du corps dans le sens de la progression facilite Texécution de ces marches dans lesquelles il faut obsëlrver un rythme convenable s'accordant avec le balancement des jambes.

Le rôle de l'élévation des genoux eAt analogue à celui que nous avons attribué aux bras dans le saut et aux jambes pendant

Fig. 51i. — Marcher debout ea avant ou de côté sur la poutre.

la suspension, il consiste toujours dans une augmentation de la pression à l'appui, augmentation suivie immédiatement d'une diminution en rapport avec la vitesse d'élévation. C'est au moment de cette diminution qui peut aller jusqu'à zéro, que le changement d'appui se fait.

Les élans ou balancements du corps autour de l'axe des épaules dans le sens de la progression ont la môme propriété; ils aident dans la progression si l'on fait bien coïncider le lever des appuis avec le minimum ou le zéro de la pression. L'équilibre après le changement des mains est plus ou moins difficile, l'espace parcouru est plus ou moins grand suivant que le sens du balancement est ou n'est pas le même que celui de la progression.

La progression sur une poutre (fig. Slâ) peut offrir des avantages au point de vue de la sécurité; si Ton doit se transporter

DiMBNT. — Méc. et éduc. ^^

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MÉCANISME ET ÉDUCATIOlf DES MOUTEMENTS

à rextrémilé de cette poutre et qu'elle soit trop élastique oa bien qu'elle tourne sur elle-même on marchera à cheral ou assis sans danger, il faut seulement maintenir son équilibre et éviter de tourner latéralement (fig. 513).

Progressions a l'appui fléchi. — Comme pour les progressions à Tappui tendu, les progressions à l'appui fléchi sur deux barres parallèles peuvent être exécutées avec Tappni alternatif ou simultané des mains, avec ou sans balancement du corps.

Fig. 513. — Attitude assiie de c6té et a cheval sur les barres et la poutre pour progresser.

Les progressions à l'appui Ûéchi sans balancements sont fort pénibles et peu élégantes. Le corps subissant, par le fait de l'extension vive des bras, une vitesse dans le sens vertical, c'est toujours au moment où la pression des mains devient minimum qu'a lieu le lever des appuis.

Il faut, pour exécuter correctement ces progressions, laisser les jambes dans l'inaction, spécialiser l'effort musculaire aux adducteurs du bras et aux extenseurs de l'avant-bras et éviter qu'un fâcheux balancement ne vienne contrarier le mouvement dans son rythme et son aisance.

Ces exercices demandent une grande force musculaire ; ils donnent aux articulations des côtes avecle sternum une grande souplesse et peuvent ainsi, peut-être, favoriser l'ampliation ihoracique ou du moins ra,mplitude des mouyements d'inspiration. Leur inconvénient et leur laideur provient de l'abduction forcée

du bras en arrière, produite parle poids du corps. Cette abduction n'a pour limite que la résistance des muscles et de l'articulation de l'épaule.

Cette dernière souffrira d*autant plus que les muscles seront moins développés. Nous conseillons de ne pas abuser de ces mouvements surtout avant l'âge adulte.

Il en est de même des progressions avec balancement à Tappui fléchi ou à l'appui fléchi .et tendu.

Dans ces mouvements, on choisit toujours pour déplacer les mains le moment de ruscillation du corps où la pression sur les barres est minimum. Le balancement du corps peut coïncider avec l'appui fléchi ou l'appui tendu suivi d'un appui fléchi et d'un appui tendu au moment du nouveau poser des mains.

On contrarie encore les mouvements en levant les mains au moment où l'oscillation des jambes est inverse de la progression ; il faut alors une poussée des bras dans le sens de la progression pour parvenir à se déplacer.

Nous ne pouvons aller plus loin dans Tétude de cas exercices plutôt curieux qu'utiles.

n y aurait lieu de foire toute l'analyse de la locomotion par les mains comme nous avons fait l'analyse de la locomotion normale.

Les mêmes procédés photographiques et dynamographiques s'y prêteraient mais l'étendue de cet ouvrage est déjà assez grand pour laisser à d'autres le soin de compléter ces travaux.

II y a du reste d'autres genres de locomotion plus intéressants et plus pratiques dont nous devons dire quelques mots.

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