UTILISATION DE LA FORGE MUSCULAIRE 50Î
Piste circufaire de 270 mètres gazonnée, oO tours entiers à la même allure sauf le 80*. Départ à 3 h. d4',30". Arrivée à 4 h. 53',38'', longueur des pas 2^5, vitesse 13'''",5 en 59',5'.
Il ne faut pas beaucoup tabler sur ces expériences sur piste et en conclure des résultats applicables à la route.
Les exemples précédents extraits des nombreux documents que nous possédons sur ces questions suffisent pour donner idée du parti que l'on peut tirer de Thomme au point de vue de la vitesse.
On cite des coureurs extraordinaires ayant parcouru 40 lieues en 24 heures S mais 11 kilomètres à Theure est une vitesse qui peut dans une course de fond être continuée quelques heures.
Nous ne revenons pas sur ces exploits de surmenage dont nous avons montré les dangers.
Distances franchies dans les sauts. — Les dislances franchies dans le saut de pied ferme sont environ 3°*,50 en longueur et i"55 en hauteur, avec élan 4 à 5 mètres en longueur et i°,80 en hauteur ; avec une perche le saut peut aller 3e 6"*,25 en longueur ju$qu*à 3", 30 en hauteur. Nous ne donnons pas ici les résultats des records trouvant plus intéressant de nous occuper de la force moyenne et de chercher à l'augmenter par tous les moyens dont nous disposons.
Travail dans les exercices de vitesse. — L'évaluation du travail pourrait se faire dans les exercices de vitesse comme nous l'avons fait pour la marche et la course. Je lance une pierre avec la main, le travail utile se mesure par
^la force vive communiquée à la pierre, c'est-à-dire la moitié du produit de sa masse par le carré de sa vitesse. Mais il faut y
.ajouter le travail dû au déplacement du bras, évalué comme nous l'avons fait pour le déplacement de la jambe dans la course. Les différents segments du bras acquièrent sous l'impulsion musculaire une certaine vitesse angulaire accélérée puis retardée ; il y a travail moteur et travail résistant mesuré par les variations de force vive des différents points du bras. Ce dernier tournant autour de l'épaule, il faudrait pour évaluer son travail trouver expérimentalement son rayon de giration et
i. Voir Karlus, La Nature^ 31 mai 1884.
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jgxande ponr qu'il soit produit un travail très appréciable dans un exercice de vitesse des bras. Pléanmoins ce travail &era toujours petit à c6té des déplacements de la masse entière du corps, voilà pourquoi s'il était de24 kilogram mètres dans unpas de course et de 75 kilogrammètres dans un saut, il ne saurait peut-être dépasser ici 30 kilogrammètres, et sera toujours asaes pénible pour ne pouvoir être répété plusieurs fois de suite.
Le [travail sera d'autant plus grand que la vitesse du bras sera plus grande et surtout que la main à mouvoir s'éloignera le plus de Tarticulation. Hans un métronome, une même force motrice produit une vitesse d*aulant plus accélérée que la masse est plus rapprochée du centre d'oscillation. (Test pourquoi le.s animaux coureurs ont leurs membres en forme de c6ae et toutes leurs masses musculaires disposées vers le centre articulaire. S'il en était autrement il faudrait paurobleoiir la
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mèam vëasae dépeAsar un Irasail inimimeiut snpérieiir, tiwml i|ui se |M>iHraitêtre i^btenu •qtte par dm taMÎûttS formidables des mufideB ëè^ioarê-et âBeompatiblres aviec la soUdité des tissus.
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ng. 316. — JGoiip âe;paiDg MO&ntfBtft «or jin ibalton «yant nne Titesse de mâDM eens, .-H et H!, «et jcok^ ifi ipoii^i; Ascendaiii «ur un ballon ajiat une Yiteise descendante B, H.
Iflige .final de la quaatité de mouvement se fait eatre le i)alloD et la jambe en raison inverse des masses. Plus exactement au moment du choc du ballon et du pied, il se produit une compression et une déformation du ballon, celui-ci possède la même vitesse que le pied au moment de sa plus grande déformation ; il tend ensuite à s'en égarer en vertu de sa force élastique qui tend À lui faire reprendre la forme spbérique. 11 y a donc deux causes s'agouiant pour lui communiquer de la vitesse : la force vive du pied plus grande que la force vive du poing à vitesse é£ale vu la masse de la jambe et secondement la déformation plus ou moins grande provenant de la vitesse du ballon au moment du choc. On peut en effet frapper le ballon après son reboudissement sur le sol ou lorsqu'il retombe après l'avoir lancé en l'air. Dans le premier cas le poing et le ballon ont des vitesses de même sens, ces vitesses s'ajoutent (fig. 558) mais la
déformation du ballon est petite : dans le second les vitesses du poing et du ballon sont de sens contraire et la compression au moment du choc est maximum. Cette seconde manière de toucher communique au ballon la plus grande vitesse initiale.
Un coup de raquette du jeu de paume, une volée dans le jeu de balle, un coup de pied dans le jeu de barette sont toujours accompagnés de contractions lointaines destinées à donner une solidité très grande aux points fixes des muscles moteurs des membres, ils sont précédés de sursauts, de temps de course et s'exécutent dans des attitudes de toute espèce ; ces jeux exigent pour cette raison une très 'grande dépense de travail.
Au contraire des mouvements de bras et de jambes faits mollement sans vitesse, à vide, les anciens exercices de plancher rythmés et fasditieux sont insignifiants au point de vue du travail produit. S'ils ne répondent à aucun but esthétique, il faut mieux les laisser de côté. Le prétexte d'assouplissement est un leurre s'il n'est pas une plaisanterie. .
Nous en avons assez dit pour qu'il n'y ait plus de confusion possible entre le travail sous forme de vitesse avec déplacement de la résistance à vaincre et le travail sous forme d'effort statique.
La vitesse c'est de la force vive emmagasinée; un corps en vitesse peut devenir une source de travail et inversement une force peut devenir une source de vitesse.
Le marteau tombe sur l'enclume et écrase le fer rouge, c'est du travail produit ; un ressort bandé lance une fièche« c^est de la vitesse engendrée.
Travail dans le maniement des ootils. — Le travail du marteau est proportionnel au produit de sa masse par le carré de sa vitesse. Aussi son effet utile provient-il du bras qui sait le manier. Il pourrait se mesurer par l'elTort nécessaire à enfoncer un clou et par la quantité dont ce clou a pénétré dans la planche, comme pour le battage des pieux. Pour communiquer au marteau toute la vitesse possible, il ne suffit pas de lui faire décrire un long chemin, il faut surtout toujours l'accélérer et ne jamais le retenir, la main doit constamment aller plus vite que lui ot exercer ainsi une pression sur le manche dans la direction (le son trajet. Ce résultat s'obtient en faisant agir tous les sei^^nuMils du bras, de l'avant-bras, du poignet et des doigts et en
UTIUSATION DE LA FORCE MUSCULATRE 809
additionnant la vitesse d'extension de chacun des segments mis bout à bout. Le coup de marteau donné avec le bras tout d'une pièce, avec un mouvement venant de Tépaule, est fatigant et ne produit pas d'effet,
La vitesse est le plus grand facteur du travail quand la masse est petite; un projectile pesant quelques grammes, mais ayant une vitesse de 500 mètres à la seconde, transperce une planche épaisse, ce que ne saurait faire un lourd marteau animé de peu de vitesse.
Le rabot, la varlope sont encore des outils agissant par leur force vive. Ils doivent être massifs pour former volant et régulariser le travail inégal du rabotage. Un copeau de bois dépense un travail mesuré par 1 effort nécessaire à pousser le rabot multiplié par la longueur du copeau. Cet effort varie à chaque instant; un nœud dans le bois et Poutil s'arrêterait si sa masse ne continuait son chemin en vertu de son inertie. Il faut ensuite ramener l'outil à sa position première pour recommencer le travail, c'est là une cause de déperdition existant dans tous les outils à mouvement de va-et-vient. Un habile ouvrier réduit au minimum cette portion inutile du travail en diminuant la vitesse de retour et la pression et le frottement du rabot sur la planche. Dans l'industrie on évite ces mouvements de va-etvient et l'on y substitue des mouvements circulaires.
La scie et la lime ont encore l'inconvénient des mouvements périodiques. Leur effet utile pourrait se mesurer par le poids de sciure ou de limaille débitée. Le travail se mesure par l'effort nécessaire à pousser l'outil multiplié par le chemin parcouru. L'effort dépend de la pression de la main sur la lime, de la grosseur des dents de la scie, de sa voie, de la quantité de fer que Ton donne au rabot. Il y a avantage à choisir un rythme et un effort convenables pour obtenir le maximum de rendement dans une journée.
Le travail du tour ou du vilbrequin se mesure de même. Pour enfoncer une vis il faut exercer une poussée pour maintenir le tourne-vis au fond de l'encoche et un effort tangentiel pour la faire tourner. Le produit de cet effort par le chemin parcouru dans un tour mesure le travail pour un pas.
Dans un coup d'archet le travail consiste en vibrations communiquées à la corde du violon : il se mesure par l'effort néces-
fShm MÉGAHIâlIlL Kp telîGATIDN DtSâ. MOUVIfittHITS
sainre- à, tirer ou pousser Tarckeli k ahauffie LBSiaat ouiltiplié pas le €ii£min parcoaru. lei leffei uiiLfr n'est plus^ le copeau oa b'usfure du crij) ou de la eoirde, ce a'estipa» uoapluâ^lapoussiéire de colophane rejetée, il consiste dans la (fualUé du soq émis et dans son anopteiur. L*artifite aJitaM|ueira Lai corde 4 uae certaine dostaoïGe du eke-valeè et aura deux moyens a sa dispositioa pour entraîner la corde : la pressioa de rarchet et la ritesse. Deux éeoles opposées se serTeort de: préférence de L'uni ou l'autre de ces moyens. Trop de pression écrase la corde et Tempèche de Tibrer, trop de vitesse nuit à« L'adiiérence diL cria et de la corde et donne des sons? mous et sans mordant. Eu terme de métier oa gHnce ou Ton èauonne, LL y a un juste milieu à tenir.
Nous aiKonfi- essayé d'évaluer le travail des' outils dans le bsJt d'en obtenir le meilleur rendeffieat. Les résultats- de ces expériences ont été assez satisfaisants pour eneourager les cheecheurs dans cette voie. 11 y a un chapitre très important à ajouterai cet ouvra^ ; il ne peut prendre place ici et doit faûre l'objet de traités spéciaux.
Il y a des cas où le Lrayail relativement ifoiiblepeni néanmoins produire une fatigue appréciable, et la fatigue se manifeste par le rythme du mouvement exécu/té. Un pianiste ne peut exécuter longtemps un trille avec les doigts^ bientôt ceu^b-ci se ralentissent et Le noniibre de battemen-ts par seconde varie; c'est une manière de constater le degré de fatigue dea organes. Plus le nombre de battements est grand, plue* Le système nerveux et les muscles sont dans de bonnes conditioa» peuir le travail. Ce n'est pas une mesure précise, mais une indication q.ui a certainement son intérêt. La fatigue se manifeste plutôt dans les muscles maintenus contractés statiquement que dans les muscles moteurs à contraction intermittente.
Totalisateurs de travail. — Pour mesurer le travail dans les actes périodiques simples il faut le totaliser. On se sert pour cela de dispositions variées qui reviennent presque toutes à ajouter bout k bout le chemin parcouru par la résistance à vaincre, ce sont des compteurs de chemin ou des compteurs d'efTort. L'ergographe de Mosso est un totalisateur à& travail