BACIAE — PAAAMC . Buste diadémé de Rhadamsès
tourné à droite.
vIX . Buste diadémé de Constantin le Grand, tourné à droite 5 devant, un sceptre; dessous, la date, l’an 616 (pl. II. m. 11).
Au cabinet d'un amateur.
Les deux médailles d’Aréansès que j’ai décrites les premières , portent les dates 55o. et 55i. NJ>. et AN$. Ces époques remplissent une lacune de deux ans qui se trouvoit dans le règne de Rhescuporis V. et elles nous apprennent que les médailles de ce dernier , marquées de l’an M-i>. 54 q. et qu’on voit au cabinet impérial '* et dans celui de Sa Majesté l’Impératrice-Mère , sont les dernières de ce Roi. Celles d’Aréansès tout- à-fait exécutées dans le goût barbare, comme celles de Rhescuporis V. qui les précèdent, ont pourtant des légendes très distinctes. Elles sont en potin , métal sur lequel la plupart des médailles de Rhescuporis V. ont été frappées , et nous apprennent qu’Aréansès n’a probablement régné que deux ans , et que les médailles de dates postérieures ne sont pas de Rhescuporis V. mais de Rhescuporis VI. J’ai trouvé dans le cabinet de Sa Majesté l’Impératrice-Mère, sur une médaille unique, en brome et d’une conservation parfaite, la date 55a. qui est la première de Rhescuporis VI ;
en voici la description:
BACIAEHC PHCKOTriOPIAOC. Buste diadémé de Rhescuporis VI. à droite.
BN<t. Buste lauré de Gallien , tourné à droite ; dey ant, un trident; dessous la date, 55a. AE. 5.
Cette médaille, dont je donnerai la figure dans la suite, est d’une fabrique beaucoup plus belle que celles d’Aréansès et de Rhescuporis V , et il est singulier que peu d’années après , la monnoie de Rhescuporis VI. fut aussi barbare que celle de ses deux prédécesseurs.
Une autre lacune qui existoit dans la suite des Rois du Bosphore - Cimmérien , entre les années T1X. 6i3 et vIX. 616. a été très heureusement remplie par un Roi qui étoit resté inconnu jusqu’à présent , comme je l’ai déjà dit. C’est Rhadamsès, sous le règne duquel les quatre médailles que je donne ici ont été frappées. Elles sont toutes d’une belle conservation j la seconde , seulement , est, sous ce rapport, inférieure aux trois autres. Leurs dates sont: TIX. 6i3. ALX. 6i4- EIX. 6i5. sIX. 616 La
dernière de ces dates, vlX. 6»6- aussi celle de la première du règne de Rhescuporis VII ,J successeur immédiat de Rhadamsès. Ces deux médailles sont par cette raison très intéressantes.
On doit regretter que deux médailles l’une au cabinet de Mr. Cousinery '*, l’autre dans celui du Comte Peinbrocke sur lesquelles on voit les dates EX. 6o5. et XH. 608. ne puissent être classées que parmi les incertaines , puisque le nom du Roi manque à toutes les deux. La dernière date connue du règne do Roi Thothorses étant X. 600. il ne faut que quatre années encore pour remplir la lacune, depuis la dernière médaille de Thothorses jusqu’à celle qui porte l’an EX. 6o5.
Qu’on ne se laisse pas induire en erreur par Eckhel “ qui parle d’une médaille en bronze du cabinet impérial de Vienne , et dont j’ai maintenant un exemplaire sous les yeux , portant le nom de Rhescuporis , et l’an I'IX. 6i3. Car la date de cette médaille est ZIX. 6ij. et non pas ITX. Au reste , la lettre Z de la médaille de Vienne ayant le trait horizontal d’en bas peu distinct, pouvoit aisément être confondue avec la lettre T. Voici la déscription de cette médaille curieuse par une faute de grammaire que je trouve répétée sur l’exemplaire que j’ai , et dont la légende est mieux conservée qu’elle no Test sur la médaille du cabinet de Vienne :
— iG
iUCIAEwC PHCKOTnOPJC. Buste diadéiné de Rhescuporis VII. tourné & droite ; devant un trident. Z 1 X. Buste de Constantin le Grand, tourné à droite, devant, un bident dessous, la date, 617 AE. 5 .
Au cabinet royal de Munie j’ai trouvé aussi une médaille de Rhadamsès ; elle porte la légende BAC 1 ÀETC PAA.-iMC. Mais dans l’époque du revers la première lettre étant défectueuse, on ne peut pas décider, si c’est T, ou E, ou v. qu’on y avoit gravé. J'ai vu une autre médaille de ce Roi au cabinet ducal de Gotha. La légende de son avers porte PAAAMC ; mais l'époque manque, puisque par l'inadvertance du monétaire , le buste de Constantin se trouve trop rapproché du bord de la médaille. Je ne doute pas que l’on ne puisse découvrir dans d'autres collections des médailles de Rhadamsès qui, peut-être moins bien conservées que les quatre dont on vient de donner la description, ont été, à cause du nom inconnu, rangées parmi les médailles barbares du Bosphore. Quant à Aréansès, ses médailles sont si rares, qu’outre les deux que j ai acquises depuis long - tems pour le cabinet impérial , je n’en ai jamais rencontré d autres.
Médailles de Cherson.
Les médailles de la ville de Cherson ne méritent pas moins que les plus rares de celles dont on vient de lire la description, 1 attention des amateurs de la science numismatique. Cette ville, célèbre autant par son antiquité que par sa situation , gouvernée , sous la protection des Empereurs byzantins, par son sénat et par un chef nommé Protevon, ensuite par un Préteur envoyé de Constantinople lit frapper des médailles dont aucune n’étoit connue jusqu’à présent Celles qu'on décrit ici font suite à une collection très considérable de médailles inédites de la ville de Cliersonesus , ville qui , vers le temps de Constantin le Grand , reçut le nom de Cherson. Cette suite sera communiquée au public , aussitôt que les circonstances le permettront; j’y joindrai sur l’ancienne ville die Cherson des détails qui ne sont pas nécessaires pour
1 explication des médailles que je publie & présent, et dont voici la description :