AE
a4> Les lettres AA. ■
Une croix placée sur trois gradins. PL. 34.
a5. Les lettres AE.
Une croix placée sur trois gradins. AE. 4-
аб. . Les lettres AE.
Une croix placée sur trois gradins, dan* le champ, anx deux cAtés, nu globe. AE. 3r.
La plus ancienne médaille connue, portant le nom do la ville de Cherson, est celle avec le portrait de l'Empereur Justinien I , qui a régné depuis l’an 627 jusqu'à l’an 565 de notre ère , (pl. U. m. la). Le monogramme du revers est si clair , qu'il est impossible de lire autrement que XEPC»NüC. Mais ce même monogramme ne se rencontre point sur d'autres monnoies postérieures de Cherson et appartient uniquement à celles qui ont la tête de Justinien pour avers. Un autre exemplaire de cette médaille se liouve dans la belle collection de médailles grecques de S. E, Mr. le Maréchal de la Cour Cyrille de Maricbkin.
Les médailles des Empereurs Byzantins ayant toujours, à peu d’exceptions près , les portraits des Empereurs sur leur avers , il mè paroît plus que probable , que la médaille portant le nom de Juslinien'dans un monogramme (pl. 11. m. *3), a été frappée aussi à Cherson. Car je doute qu’on ait osé dans le sixième siècle , à Constantinople , remplacer l'effigie du Souverain par son chiffre ; et l'exemple d'une médaille de l'Impératrice Marie, épouse de Michel VU. Duc**, dont l'avers présente le portrait de
— lO —
Marie, et le rerert le monogramme du prince quoique postérieure de 5oo ans i l'àge de Jutlinien , doit être comptée pour une exception très -rare.
Dans les tems de sa splendeur , cette ville s’appella constamment Cliersonésus, et ce n'est que long-tems après le commencement de notre ere qu’elle fut nommée Clierson. Au nombre des écrivains qui les premiers l'ont appellée ainsi, se trouve l'auteur anonjfine du périple de la mer noire , celui des Actes du Pape Clément, Procope et Jordanes
Postérieures de peu de tems aux précédentes , mais plus remarquables, sont les deux médailles (pl. II. m. i4* i5), qui s’annoncent comme étant de la ville de Chersou, XbrCUNOC. Ces médailles n'a^ ant point d'autres légendes , nous serions dans l'incertitude sur les personnages qui y sont représentées , sans une médaille très rare en bronae On voit sur l'avers et sur le revers de celle-ci absolument les mêmes figures qui sont représentées suc celles de Cherson , et l'avers porte le nom de l'Cmpereur, D A MAVRIC P P AVG AVG. Le revers est sans légende , mais è côté de Théodosius , nommé Augustos par son père à l'ège de cinq ans , se trouve , de même que sur la plus grande des deux médailles de Cherson , la lettre H. La médaille Byzantine de Mauricius, Empereur depuis 58a jusqu'5 602 de notre ere , a été publiée pour la première fois par du Cange **, daprès un exemplaire médiocrement conservé. Banduri l’a reproduite “ sans répéter la gravure. Mr. Sestini en a donné un dessin exact , d'après un bel exemplaire de la collection d’Ainsley , et sa description a été copiée par Tanini *' et Eckhel ,
Ces médailles de Cherson étant scrupnlensement copiées d'après celles de Mauricius, il est sûr qu'on a frappé autrefois k Constantinople des médailles de cet empereur portant nu revers la lettre A que nous avons observée sur une de Cherson. Quoique les médailles de cette ville frappées sous le règne de Mauricius , ne soient postérieures que de quelques années è celle qui porte le portrait de Justinien , cependant la légende de la dernière
Digifiz’c.'îT: (.
eat pliu correcte que celle des première* 'qui portent XEPD )NOC , au lieu de XEPONOC.
Toute* le* médailles de Cherson qui suivent, sont pos* térieures aux précédentes. Sur l'une (pl. 11 . m. i6. ) les lettres qui composent le nom de la .ville de Cherson , sont attachées i une croix , et il est possible que l'idée de donner è son bras perpendiculaire la -forme d’uuo ancre , a rétabli l'v dans le nom de la ville. Cherson , pour marquer sa dépendance et son respect pour la capitale de l'empire grec , a placé sur le revers un monogramme, aussi en forme de Croix, à laquelle sont appliquées les lettres P vit] A, Rome, signifiant alors la ville de Constantinople C'étoit dans cette période que l'on affecta ce qu'on ne poovoit plus être ; la cour By zantine te nommoit Romaine ; les Grecs de naissance, Romains, les Romains , Latins , et on tâcha d’exiler la langue grecque , pour la faire remplacer par la latine.
La maladresse avec laquelle on a formé le monogramme de la monnoie suivante pl. 11. m. 17,) et dans lequel l'O remplace l'a , prouve qu'elle est postérieure è la précédente, et qu'elle appartient, ainsi que les médailles des nos. 3 i — 36 , aux derniers tems de la ville de Cherson. Le monogramme du revers est composé des lettres ETCA , et se rapporte de même à une quatrième année , que nous indique un monogramme autrement formé sur les deux médailles des nos. ai et 33 . Sur les monumens de ces tenu **4* lettre A a la forme
que noos voyons sur ces trois médailles , elv^fitf parolt ajouter è la partie inférieure la lettre II.
L’identité de la fabrique que l’on remarque entre les vingt médailles des nos. 7— a6, et celles des nos. 5 et 6. qui portent le monogramme de la ville de Cherson ; et la ressemblance des types de plusieurs des première* avec les deux médailles que je viens de citer, nous prouvent que toutes , sans .exception , apartiennent è la ville de Cherson. Ce qui confirme, au surplus, cette opinion, c'est que ces médailles ne se rencontrent qu'è l'endroit où se trouvent les ruines d* l'aBcienne Cherson et dans ses enriroo*.
La médaille qui a le monogramme Pa-MA «ur son avers (pl. II. m. i8) , porte un revers qui a été très souvent reproduit sur la monnoie de cette ville» Dans cette médaille , ainsi que dans toutes les suivantes , le monogramme de la ville a disparu, mais les habiuns de Cherson ont continué , au moins dans la plupart , de reconnoitre leur dépendance de la capitale de l'empire de l’orient, par le chiffre que forment les lettres P»M.A.
Le même chiffre simplifié et réduit aux deux lettres Pw , qui ont la forme d'une ancre , s'offre sur plusieurs monnoies de différens modules; no. 8 — 12. (pl. 11. m. i8 — as). Toutes ont une croix sur trois gradins pour revers, excepté une seule, qui porte la lettre A (pl. II. m. so).
Au lieu de l’ancre , une classe de monnoies que l'on trouve très fréquemment dans les ruines de l'ancienne ville de Cberson, offre sur l'avers la lettre B tantôt seule (pl. II. m. a 5 . 26), tantôt ayant des deux côtés, comme accessoires, les lettres Ko» (pl. II. m. a 3 . a 4 , indiquant la capitale de l'empire Byzantin , Constantinople. Leur revers est la croix placée sur trois gradins. Il me parolt vraisemblable que la lettre B que l'on voit sur plusieurs de nos médailles (pl. II. m. a 3 — 3 o), est l'initiale du nom du Protevon , ou chef de la ville de Cherson. Quelques unes n'ont que cette lettre (pl. 11. m. aS. s6) ; d’autres (pl. 11. m. a^.) présentent sur le revers les lettres ofl, que j'explique, ô ri/ittrrsiJaiy ; d’autres très petites encore (pl. II. m. 29.30), portent, d'un côté, MB, initiales du nom de ce magistrat , dont la première est celle de son nom , la seconde, celle du nom de son père, ou de son surnom $ de l'autre côté les lettres oIlX, que l'on doit lire : 0 fl/)»revuv XsfffSvo; Une des médailles de Cherson (pl. II. m. a8. ) n'a, pour avers , que la lettre H , au haut de laquelle est une croix ; son revers porte une grande croix.
Je vois de même sur les trois médailles qui suivent, uo. ai. 2a. a 3 . et qne j'attribue è la ville de Cherson (pl. II. m. 3 i. 3 a), sur les deux premières (pl. 11 . m. 3 i.) le nom d'un chef ou Préteur loannes ; sur' 1 a troisième (pl. II. m. 32 .) celui de Basilius; les deux noms sont écrits au génitif. Les lettres dn monogramme do revers
de cet trois nddaillet donnent ETOTC Mgende dont il a été question pins haut , an sujet d'nn revers (pl. 11. tn. 17.) dont le chiffire, autrement disposé, renferme les mêmes lettres.
Enfin on ne peut pas hésiter à regarder les médailles des nos. a4- aS. et a6. dont je ne donne pas le dessin , comme appartenantes 1 la villu de Cherton. Leur fabrique est absolument la même que celle de toutes les autres de cette ville. C’est encore le même type de la croix placée sur trois gradins , desdné et fini comme celui de la monnoie Cbersonite } et, an surplus, elles ne se trouvent que dans le sol qu'occupoit autrefois cette ville ruinée. Elles sont de cette ville , de même que celles qui portent le nom de loannes et de Basilius. Les lettres AA et Aë sont les initiales des premiers magistrats ou Préteurs , qui l'ont gouvernée apràt les Protevontes.
> Le I^trvon et le sénat de Chermo , qnoiqo^ se reconnussent sons la dépendance de Constantinople , ainsi que l’attestent les médailles de Cberson firappées sous Justinien et Mauricius , et plusieurs faiu historiques qu’il serait inutile de citer, gonvernoieut la ville d’après ses propres loix, et affectoient peut-être une soumission qn*ils ne trouvoient pas toujours nécessaire d’observer. Au reste, quelles qu'aient été les relations de Cberson avec ]a capitale, celleci crut à la fin qu'elle fieroit mieux, pour renforcer son pouvoir dans cette contrée, de supprimer la dignité do Protevon , et de lui snbsti^m un Préteur envoyé de Coustantiûople. Ce changement eêt lien pendant in xègno’ At , l’Empereur Théophile ^°, qui occupa le trêne depuis 83 g jusqu'è 84a de notre ere. Par conséquent lea médaillea que j’ai attribuées aux Protevontes doivent avoir été frappées avant le milien du neuvième siècle. 11 est probable que ces médailles dont j’ai donné les dessins, ne l’ont été que peu de tems avant la suppression de la .dignité des Protevontes, et que ces chefii ne se prévalurent pas longtems du privilège de marquer des initiales de leurs noms la monnoie de Cberson , puisque les médailles des nos. 5 ~~ia, qui me paroissent antérieures i celles-U, quoique frappées de même sons l’autorité des Protevontes , ne
— importent point ces initiales. Quant à celles qui offrent les noms de loannes , de Basilius , et les lettres AA et \éj, je crois quelles doivent être attribuées & l'administration des Préteurs qui ont succédé aux Proievoutes.
Médailles Byzantines,
Pour remplir l'espace au bas de la planche TI. j'ai fait dessiner deux médailles en argent, l'une de Jean II. Corn* nène qui régnoit depuis 1118 jusqu'à ii 43 de notre ere ; l'autre de son fils , Manuel 1 . Comnéne qui succéda à son père et régna jusqu'à l'an 1180. La médaille de Jean II. Comnène étoit inédite jusqu'à présent. Tanini ' et , après loi , E^khel ' , avoient publié la description de celle de Manuel I. Comnène, mais sans ajouter la dessin. Je donne ici la description de ces deux médailles d'après plusieurs exemplaires , qui se distinguent par différées accessoires. La dernière de Manuel manque d'avers , et le revers s'y trouve double. Les deux médailles d'Alexius IL Comnène, fils de Manuel I. Comnène , Empereur depuis 1180 jusqu'à ii 83 , sont inédites et très intéressantes sous plusieurs rapports ; elles se trouvent au cabinet d'un connoisseur très distingué de la numismatique ancienne On ne con- Boissoit jusqu'à présent aucunes médailles que l’on put attribner , avec certitude, à cet Empereur, et Eckbel convient que celles qui portent le nom d’dlexius Comnène ne présentent aucune marque caractéristique, qui pourvoit servir à distinguer celles d'Alexius I. de celles d'Alexius II. Eckbel renvoie son lecteur aux monnoies d’ A lexius I. pour y chercher celles qui pourroient avoir été frappées sous le règne d’Alexius H ”. Mais les deux médailles dont je donne ici la description , appartiennent sans aucun doute à Alexius H. C’est le type du revers, le Saint Eugène, qui , sur la monnoie Byzantine , paroit pour la première fois placé sur l’avers des médailles de son grand - père , type qui ne peut appartenir qu’à son petit-fils. C’est encore la manière dont est écrite la légende de ces deux médailles, ressemblante en tout à celle des médailles de Manuel et de Jean Comnènes , qui prouve qu'elles sont du même tems. Je me réserve de donner la figure des
médailles d'Alexius II , dans une autre occasion. Je remarque encore qu’Aleiius II. s étant fait représenter à cheval, ne ponvoit pas se dispenser de figurer son saint protecteur dans la même attitude.
I. I.)j O KMNOC . L’Empereur Jean IL Comnène, debout , vêtu d’un liabit orné de perles ; tenant de la droite le labarum , et supportant de U gauche un globe surmonté d’une croix.
O A EVriiXIOC. Figure de S. Eugène nimbé et debout , tenant de la droite un bâton surmonté d’une croix, et retenant de la gauche sa draperie j dans le champ , au bas , it droite , quatre petits globes. ah. 6.
Au cablcet {mpriiftl «Se Russie,
a. I» O KOMNNOC. Même figure de Jean II. Comnène.
O A EVfENlüG . Même type de S. Eugène ; au bat , un trait transversal qui passe le bâton surmonté d’une croix, que tient S. Eugène. AH. 6.
Au otênte cubiuel,