PRÉFACE
‘époque qui s’est écoulée depuis le commencement de la Révolution française L jusqu’à la chute définitive de Napoléon 1°, a pendant longtemps intéressé vivement le monde entier. Aussi les collectionneurs de souvenirs métalliques de cette époque sont nombreux et leur nombre semble même augmenter non seulement en France, mais aussi à l'étranger. C'est que les grands évènements qui se déroulèrent alors ne regardaient pas seulement la France; 1l n’y a en effet guère de pays qui, dans la longue histoire métallique de l’époque, n’ait pas trouvé sa mention particulière et ses représentants rappelant le souvenir de la part qu'il a prise à ces évènements.
Aussi il existe des ouvrages de différents auteurs ayant pour objet l'étude et la description des produits numismatiques de cette époque de l’histoire.
En augmentant la série de ces ouvrages, je tiens à faire connaître les raisons qui m'ont décidé à entreprendre ce travail.
Pour la période depuis le commencement de la Révolution française (27 avril 1789) jusqu’au 18 brumaire an 8 (9 novembre 1799), il existe le célèbre ouvrage de M. Hennin: HISTOIRE NUMISMATIQUE DE LA RÉVOLUTION FRANÇAISE, Paris 1826. L'éloge de cet ouvrage n’est plus à faire: M. Hennin s’est acquitté une fois pour toutes de sa tâche de telle façon, que ses successeurs ne pourraient songer qu’à faire un supplément contenant les pièces — peu nombreuses d’ailleurs — ayant échappées à ses laborieuses recherches.
Il en est autrement pour la numismatique du Consulat et de l'Empire. Depuis que j'ai commencé à collectionner, j'ai souvent senti, comme certainement la plupart de mes collègues, le besoin d’un guide sûr et pratique pour cette époque, pouvant remplacer l'ouvrage auquel on réfère généralement aujourd'hui, lorsqu'il s'agit d'achat et de vente de médailles du temps de Napoléon.
Cet ouvrage est L'HiSTOIRE MÉTALLIQUE DE NAPoLÉON, Londres 1819, ou ,MiLLin“, comme on le désigne généralement, bien que M. Millingen qui était conservateur des médailles et antiquités à la bibliothèque nationale de France, n'ait, avant sa mort, terminé que les 34 des 74 planches dont se compose l'ouvrage. C’est donc dire que M. Millingen est étranger à toute la partie de l'ouvrage qui traite les pièces après 1806 et même d’une partie des pièces de l’époque antérieure.
Des 544 pièces contenues dans l’ouvrage, M. Millingen n’en a donc décrit que 174; 71 sont d’une date antérieure au 18 brumaire et se trouvent par conséquent déjà dans Hennin, et 110 pièces se rapportent à des monnaies ou essais de monnaies. Ainsi le nombre de médailles et jetons du Consulat et de l'Empire décrits dans l’ouvrage n'est que de 363, soit en tout cas au-dessous d’un cinquième du nombre total des médailles et jetons existant en réalité de cette époque.
Ce fait suffirait à lui seul à démontrer l'insuffisance de cet ouvrage; or, dès que l’on sort de la série des pièces sorties de la Monnaie de Paris, on a en effet toutes chances de ne pas y trouver ce que l’on cherche. La préface de l'ouvrage est par conséquent simplement erronnée lorsqu'elle dit: ,Ce vreceuil renferme, non seulement les médailles et les monnaies qui ont été frappées »en France, mais celles frappées par les Etats alliés de la France, celles des princes de la famille de Napoléon, et, en général, toutes les pièces qui peuvent servir à “éclairer cette période de l’histoire.“
En outre le fait que tous ceux qui consultent ce receuil constatent encore Îles nombreuses fautes contenues, non seulement dans le texte, mais aussi dans les planches, forme une objection grave qui pâlit cependant devant le défaut capital que je viens de signaler plus haut, en démontrant que l’ouvrage ne contient qu'une faible partie des médailles sur lesquelles le collectionneur désire se renseigner. Pour ma part j'ai dû, depuis longtemps déjà, cesser de consulter cet ouvrage d’un usage tellement fréquent dans les rapports internationaux, que nombre de collectionneurs croient même qu'une pièce est rare, lorsqu'elle ne se trouve pas dans L’HISTOIRE MÉTALLIQUE DE NAPOLÉON.
Il en est tout autrement lorsque l’on consulte l’œuvre fondamentale: Trésor DE NUMISMATIQUE ET DE GLYPTIQUE, publié en 1836 et 1840 pour le Consulat et l'Empire.
Cette œuvre capitale contient la description de 264 pièces appartenant au Consulat et 1012 pièces à l’Empire, soit en tout 1276 pièces, reproduites en majeure partie par le procédé phototypique qui, contrairement aux gravures sur bois de L'Histoire MÉTALLIQUE, exclut toute erreur. Le TRÉSOR DE NUMISMATIQUE ET DE GLYPTIQUE, sur lequel je base le présent ouvrage, m'a été indispensable dans mon travail de collectionneur; je continuerai à l’employer, car, pour ce qu’il donne, il fournit bien
plus que ne pourra donner mon livre aux autres et à moi-même, et si cet ouvrage était devenu le lien commun entre les collectionneurs et entre ceux-ci et les marchands, la publication d’une nouvelle description de toutes les médailles, clichés, repoussés et Jetons de l’époque n'aurait suppléé à aucun défaut sensible: il aurait suffi de se borner à composer un supplément, certes assez considérable.
Mais le TRÉSOR DE NUMISMATIQUE ET DE GLYPTIQUE est loin d’être généralement employé. Tous les collectionneurs savent par expérience, combien 1l est rare qu’une médaille du temps de Napoléon soit indiquée d’après les données de cet ouvrage. La raison principale c’est que ce receuil a été publié dans un format qui le rend presque inutilisable dans le travail journalier du collectionneur. L'ouvrage ne donnant en outre aucune dénomination des pièces et ne continuant pas l’ordre numérique qui recommence à chaque planche, tout cela, joint à son prix élevé, a pour effet que le collectionneur trouve ce receuil d'un usage peu pratique, quelque précieux qu'il soit d’ailleurs sous beaucoup d’autres rapports.
Il faut encore signaler dans le TRÉSOR DE NUMISMATIQUE un défaut assez considérable et réel, c’est qu'il est très incomplet pour les années après 1812. On a involontairement l'impression que l’ardeur de l’auteur pour receuillir les souvenirs métalliques de l’époque s’est refroidie à mesure que les victoires françaises se changent en défaites et que les médailles deviennent l'expression du triomphe des vaincus d'hier et proclament les désastres de la France. Ce qui est certain, c’est que bien que l'ouvrage prétende avoir pour but de contenir tout ce qui a rapport . à la France pendant l’époque de Napoléon, on y trouve rarement, quelqu’en soit la raison, les médailles anglaises et allemandes et notamment celles qui ont rapport aux années des revers français.
Nous autres collectionneurs, que nous soyons Français ou non, que nos synpathies ou nos sentiments penchent d’un côté ou de l’autre, nous considérons pourtant, et à juste titre, en notre qualité de collectionneurs, cette époque au point de vue tout à fait objectif et nous désirons que le receuil que nous consultons contienne tout, et n’omette rien de ce qui puisse contribuer à donner, dans sa totalité, l’image imposante qu'offre au contemplateur une histoire métallique de cette époque. |
J’ai dit plus haut que le TRÉSOR DE NUMISMATIQUE contient la description de près de 1300 médailles, etc.; si l’on me demande à combien j'estime le nombre des pièces existant en réalité, je dois avouer qu'il m'est actuellement impossible d'indiquer un chiffre même approximativement certain. (Cependant je suis porté à croire que l'on arrivera une fois à décrire vers 2000 pièces.
Si, dans la suite de mes travaux, mes collègues dans le monde des collectionneurs veulent m'aider et m'envoyer des descriptions exactes des pièces inédites se trouvant dans leurs collections, je parviendrai en tout cas à dépasser encore plus sensiblement
que dans ce volume le chiffre du TRÉSOR DE NUMISMATIQUE. Les descriptions qui me seraient ainsi envoyées seront insérées dans le deuxième et dernier volume de ce receuil avec indication du nom du propriétaire, de la même façon dont j'ai procédé pour désigner les pièces inédites se trouvant dans ma propre collection.
En dehors des receuils indiqués plus haut je tiens encore, en passant quelques petits livres tels que celui de Miss Scargill (137 médailles) et celui du capitaine Laskey (141 médailles), à mentionner plus particulièrement trois ouvrages cités dans les descriptions des pièces.
Le premier de ces ouvrages est le receuil de MÉDAILLES FRANÇAISES DONT LES COINS SONT CONSERVÉS AU MUSÉE MONÉTAIRE, publié à Paris en 1892 par l'Administration des monnaies et médailles. Ce receuil contient la description d'environ 400 pièces du Consulat et de l’Empire, dont un grand nombre peut être commandé en refrappements, mais alors — hélàs! — avec l'indication du métal frappée à la tranche.
Le second ouvrage est le receuil spécial du comte Nahuys: HISTOIRE MÉTALLIQUE DU ROYAUME DE HOLLANDE SOUS LE RÉGNE DE Louis NAPOLÉON, Amsterdam et Paris 1888, dans lequel se trouvent quelques médailles appartenant à cette époque qui ne sont pas décrites dans le TRÉSOR DE NUMISMATIQUE.
Enfin on trouvera dans l'ouvrage de van Heyden: EHRENZEICHEN, Meiningen 1897, 1898 et 1903 les médailles militaires françaises, autrichiennes et allemandes de l’époque, qui selon le plan du TRÉSOR DE NUMISMATIQUE, ne sont pas exclues de ce dernier ouvrage, mais qui, néanmoins, ne s’y trouvent qu'en bien petit nombre.
Quant au but du présent receuil j'ai voulu donner comme auteur ce qui m’a manqué comme collectionneur, c'est à dire: un manuel susceptible par son prix d’être entre les mains des collectionneurs sérieux, d’un format lui permettant d’être employé dans le travail quotidien, rédigé de façon qu'il suffise pour se comprendre d'indiquer le numéro d'ordre et le nom de la pièce, d’un contenu exacte et embrassant un nombre de pièces supérieur à celui de tout autre ouvrage analogue existant actuellement.
Quant à l'étendue dans laquelle j'ai admis les différentes pièces, c. à. d. l'étendue que je donne à l'expression médailles ,relatives à la France“, il est évident que j'ai dû à ce sujet poser quelques règles.
Pour ce qui concerne les pièces françaises J'ai crû devoir prendre tout. J'ai suivi le même principe pour ce qui est de la famille et des parents de Napoléon.
Pour les autres pays, au contraire, j'ai écarté les pièces qui, par leur sujet, leur inscription ou les personnages qu’elles représentent, ne font pas directement allusion à la France ou aux évènements ayant rapport à la France et à son gouvernement.
Certes, je sais que l’on peut élever des objections contre un principe qui m'obligera à décrire, par exemple, une médaille frappée à l’occasion de l'inauguration d'une église en Hollande sous le règne de Louis Napoléon, évènement qui n’a que bien peu de rapports avec le règne de Napoléon [*, ou de donner la description d’une médaille frappée à l’occasion de l'inauguration d’un pont à Parme par Marie Louise, à une époque où cette dernière était non seulement une souveraine indépendante, mais où Napoléon était mort depuis longtemps et Marie Louise remariée à un autre.
Cependant 1l fallait adopter une règle, et celle que j'ai suivie m'a semblé la meilleure pour mener à un bon résultat. En tout cas, sans principe les omissions et les admissions auraient eu un caractère tout à fait arbitraire.
Quant aux médailles de la première Restauration, dont l'admission dans un receuil de ce genre est si diversement discutée, je me bornerai à n’admettre que les pièces frappées ou en 1814 à l’occasion du changement de gouvernement, ou celles qui font allusion au gouvernement de Napoléon.
Les souvenirs métalliques contenus dans mon ouvrage sont exclusivement numismatiques, c. à. d. que mon receuil ne renferme que des médailles, des clichés, des repoussés ou des jetons. Toutes les décorations d’une forme autre que celle des médailles en sont donc exclues. J'ai également omis les pièces faites entièrement au burin et les pièces de ce genre qui se trouvent dans le TRÉSOR DE NUMISMATIQUE ne sont donc pas ordinairement admis dans mon receuil.
Les médailles frappées à l’occasion des visites dans les ateliers de la Monnaie française sont généralement faites au poids et de dimensions égales aux pièces de 5 francs et de 2 francs et munies de l'inscription sur la tranche usitée pour les monnaies. Ces pièces appartiennent aussi bien dans une collection de monnaie que dans une collection de médailles, aussi sont-elles, contrairement à ce qui est le cas avec les autres pièces, activement recherchées par les collectionneurs de monnaies. Par cette raison je me suis décidé à donner la description de ces différentes pièces dans un chapitre spécial dans le 2°" volume. Les pièces frappées à l’occasion des visites à la Monnaie des médailles sont au contraire uniquement des médailles et se trouvent par conséquent dans l’ordre ordinaire des séries du receuil.
Quant à l’ordre dans lequel j'ai placé les pièces, j'ai tâché de conserver pour chaque année l’ordre chronologique. Cependant il y a nombre de pièces qui ne font
allusion ou ne se rattachent à aucun évènement. Ces pièces sont alors insérées à la fin de l’année de leur frappe dans l'ordre suivant: 1) médailles politiques, 2) médailles à portraits, 3) évènements publics, 4) institutions et autorités publiques, 5) sociétés et entreprises privées, 6) médailles maçonniques.
Pour les pièces sans année j'ai suivi la classification du TRÉSOR DE NUMISMATIQUE, même pour les cas que je considère comme très douteux.
Les médailles frappées à l’occasion d’un évènement ayant eu lieu avant l'année indiquée sur la pièce sont décrites sous l’année que porte la médaille et non pas sous la date à laquelle eut lieu l’évènement. Pour les pièces frappées postérieurement qui ne portent pas la date de frappe, J'ai été obligé de les placer sous la date de l'évènement auquel elles font allusion, mais j'ai alors ajouté une note indiquant que la pièce est d'une date postérieure.
Les médailles à portrait ne portant aucune indication de la date de leur émission, sont classées sous le jour de la mort du personnage représenté, si le nom de ce personnage ou la médaille ne se rattachent pas à un évènement déterminé; en ce cas les médailles sont placées sous la date de cet évènement.
Voici ensuite en détail le plan que j'ai suivi dans la description des médailles.
La description de chaque pièce est précédée de son numéro d'ordre; les numéros accompagnés d’un astérisque sont ceux qui se trouvent dans ma collection. Vient ensuite la désignation succincte de la pièce. Cette désignation est toujours faite de façon à rappeler la pièce le plus brièvement possible et ces désignations sont donc les noms que j'ai donnés aux pièces après un examen sérieux. La désignation de la pièce est suivie du nom du graveur placé entre parenthèses. Ce nom est en italique, lorsqu'il se trouve sur la pièce, soit en entier ou en initiales. II existe cependant un nombre de pièces dont on connait le graveur sans que son nom ou ses initiales se trouvent sur les pièces; pour ces pièces le nom du graveur est indiqué en lettres droites.
Après ces indications vient la description du droit ou de l’avers de la pièce. Je rapporte d’abord la légende circulaire. Vient ensuite la description des types, puis les inscriptions à l’exergue, en bas et dans le champ, avec indication de leur
place sur la pièce. Quant à l'inscription relative au graveur ou au directeur, elle n’est cependant rapportée que dans les cas où, à ces noms, sont ajoutés l’année ou tout autre détail. Dans un second alinéa se trouve la description du revers dans le même ordre. Lorsqu'il y a des légendes ou des ornements à décrire sur la tranche, un troisième alinéa en donne le détail.
Les légendes sont copiées exactement comme elles se trouvent sur les médailles, mais pas en lettres figurées pour la grosseur des caractères et le style des lettres; une
telle recherche eut été trop difficile à exécuter convenablement. Dans les cas où la
médaille appartient à la série de la Monnaie des médailles de Paris (ordinairement du module de 40 ou 4 mm.) dont l’avers est la tête de l’empereur par Andrieu, Droz ou Brenet, c'est le nom du graveur du revers qui est rapporté. Les descriptions des types sont souvent faites brièvement pour ne pas rendre le livre par trop volumineux, et le sujet n’est donc souvent pas indiqué dans toutes ses parties, surtout quand :1l s’agit des pièces qui ne sont pas inédites. Par cette expression est à comprendre tout ce qui n'est pas décrit dans les œuvres précitées.
Lorsqu'il s'agit d'inscriptions en langue grecque, russe ou tschèque, ces inscriptions sont rendues en traduction française avec indication de la langue originale; par contre les inscriptions françaises, allemandes, italiennes, anglaises et espagnoles ainsi que toutes les inscriptions latines sont reproduites telles quelles.
Après la description de la pièce sa nature est donnée comme Médaille, Jeton, Cliché, Repoussé, Médaille-décoration. A l'indication de la nature de la pièce est seulement ajoutée l'indication du métal dont elle est frappée, lorsqu'elle ne l’a été que d'un seul et même métal. Mais la plupart des pièces ayant été frappées en divers métaux, celles-ci n’ont reçu aucune indication.
Après la nature de la pièce vient l’indication de son diamètre en millimètres ; les diamètres ne peuvent cependant pas être indiqués pour toutes les pièces avec une entière exactitude, car un grand nombre de pièces ont été frappées sans viroles tandis que d'autres l'ont été avec des variations de viroles et de fabrication qui ont légèrement modifié les dimensions.
Enfin j'ai ajouté, pour les pièces déjà décrites, les numéros qu’elles portent dans les ouvrages existants, ce qui sans doute sera bienvenu à ceux de mes collègues qui ont arrangé leur collection et leurs catalogues en rapport aux œuvres en question.
On regrettera peut-être de ne pas trouver dans cet ouvrage l'indication du degré de rareté de chaque pièce, mais ne voulant pas m'exposer à donner des indications inexactes, et sachant d'expérience que de telles indications sont trés souvent erronnées, je me suis borné à l’astérisque précédant les numéros qui se trouvent dans ma collection. Comme voilà plus de 25 ans que je collectionne, et comme je n'ai presque jamais, par des raisons de prix, refusé les pièces que l’on m'offrait et que je ne possédais pas, je puis dire avec certaine raison que les numéros qui ne sont pas munis de mon astérisque sont à considérer comme rares et souvent même très rares quand il s’agit de pièces se rattachant à des évènements politiques. Lorsque j'ai su qu'une médaille a été frappée en un certain nombre d'exemplaires j'en ai fait mention dans une note spéciale. Quant aux différentes notes, on remarquera qu'elles ne fournissent ordinairement que des explications spéciales sur la pièce décrite et que ce ne sont pas des notes historiques ou biographiques qu'il faut chercher ailleurs.
Un grand nombre de médailles contiennent des fautes orthographiques, quelquefois même toute une série de fautes de ce genre. Il serait superflu d'ajouter que J'ai scrupuleusement rapporté ces fautes si, même dans des ouvrages de valeur, on n'avait pas suivi un procédé contraire qui ne peut qu'induire les collectionneurs en erreur. Dans les cas où les fautes d’ortographe pourraient faire croire au lecteur qu'il y a erreur de ma part, J'ai mis un point d'exclamation pour indiquer que la faute est celle de l’originale. Lorsque les fautes sont si nombreuses ou de nature telle que le lecteur ne peut avoir aucun doute à leur égard je n’ai pas cru nécessaire d'ajouter ce signe.
D'un autre côté je n'ose pas prétendre que ce receuil soit sans faute, car il n'existe pas d'ouvrage de ce genre sans erreurs. Cependant je crois utile de faire remarquer que les différences qui pourraient exister entre les indications de mon receuil et celles du TRÉSOR DE NUMISMATIQUE et des MÉDAILLES FRANÇAISES — sans parler de celles de L'HISTOIRE MÉTALLIQUE — ne sont pas en soi une preuve de l’inexactitude de mes indications, car il y a dans le texte des ouvrages précités un nombre considérable d'erreurs que j'ai pu constater en comparant les pièces ou les reproductions des pièces avec le texte.
Outre les erreurs que pourraient contenir mon receuil, on trouvera peut-être aussi des fautes de langage pour lesquelles je sollicite l’indulgence du lecteur. Quand on se hasarde à écrire un ouvrage dans une langue étrangère, on s’expose à commettre de telles fautes, même s1 l’on a eu soin de s'assurer le concours de personnes compétentes.
Chacun des deux volumes sera suivi d’une table de toutes les médailles y contenues, rangées d'après leur date dans l’année et indiquées par la désignation placée en têle de chaque numéro. Le second volume contiendra en outre une table des matières dont il est fait mention dans le texte. On y trouvera les noms des personnages et des villes rapportés dans le cours de l'ouvrage, ainsi que les indications des diverses matières qui y sont traitées.
Copenhague, ier Janvier 1904.