‹ Médaillons romantiquesChapitre 59 sur 121 · Lcllrc du Da\ul à Viitur r;i\ic, du "28 jainirr iSil · texte numérisé non relu

Lcllrc du Da\ul à Viitur r;i\ic, du "28 jainirr iSil

le prêter le portrait de Du Bellay ; il ne faut pas alors lui laisser le temps de la réflexion : prends liarde .

Et la boutade suivante, que je relève dans une lettre de Victor Pavie à David, est bien un peu nuancée de rancune malicieuse.

M. Grille^ (l'oncle) est malade. Quelle bonne fortune pour lui ! Pouvoir tirer le verrou sur soi, sur ses papiers, sur son musée et sur ses livres î Navoir plus rien à dire, et, chose plus douce encore, n'avoir plus rien à montrer !

David se mit sans doute à l'œuvre avec la fougue qu'il apportait à toute chose. Mais je ne sais pourquoi, lui, si prompt à concevoir et à exécuter, fit traîner plusieurs mois ce dessin, dont son crayon devait cependant tracer avec amour chaque trait. Puis le graveur, à son tour, usa de quelque lenteur. Enfin, aux derniers jours de janvier 184:2, la planche fut prête. La figure du poète, souriant rêveusement sous sa couronne de lauriers, s'encadrait dans une sorte de large guirlande, où alternaient les sites angevins et les souvenirs du séjour à Rome. Le livre parut, sans que d'ailleurs on pût y faire figurer le portrait, dont le format dépassait le format du texte, et trente souscri()-

Page 1