DIGESTIF
CARACTÈRES SPÉCIAUX DES MALADIES DE L'aPPAREIL DIGESTIF
La digestion, nul ne l'ignore, consiste dans Tintroduction, à l'intérieur d'un système de cavités particulières, de substances solides ou liquides qui, subissant dans ces cavités des transformations diverses, sont ensuite absorbées et réparties çntre les divers tissus auxquels elles servent d'aliment.
De nombreux organes sont chargés d'accomplir cette grande fonction physiologique ; d'où il résulte que les symptômes caractéristiques des maladies de l'appareil digestif sont l'effet d'une altération se produisant dans l'un ou dans plusieurs de ces organes qui composent, pour ainsi dire, les différentes pièces d'une machine dont la réunion régulière et systématique constitue, étant mise en jeu, la grande fonction de la digestion.
C'est ainsi que l'œsophagite rend impossible la déglutition des substances alimentaires ou tout au moins
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ne permet cet acte passif qu'en faisant souffrir, à celui qui en est atteint, de très vives douleurs ; la gastrite cause des vomissements ou, tout au ntoins, des douleurs et des malaises sérieux, Tentérite amène la diarrhée ou la constipation; dans les affections du foie, la bile, au lieu de s'écouler dans le duodénum et d'accélérer la digestion peut être absorbée et donner ainsi lieu à la jaunisse ou ictère qu'il est si facile de reconnaître à la teinte jaune de la peau, de la sclérotique, et à la couleur des urines. Ces affections seront combattues avec avantage avec l'emploi du S*, des onctions de P et des applications d'El. R. et j. ait. Même on pourra alterner S* avec A*.
L'œsophagite n'est autre chose que l'inflammation de la partie supérieure du canal digestif qui s'étend du pharynx jusqu'à l'ouverture du cardia.
Trois empêchements peuvent faire obstacle à la déglutition des aliments qui, après la mastication, doivent descendre de la bouche dans l'estomac.
i^ L'œsophagite proprement dite;
2° Des empêchements nerveux ou spasmodiques ;
y Rétrécissement de la membrane muqueuse de l'œsophage, qui se caractérise par des plis que cette membrane présente sous forme d'anneaux.
Les deux premières sont combattues avec du S', parfois ait. avec A-, mais la troisième nécessite l'usage interne du C. pour guérir les mucosités qui, seules, mettent obstacle à la déglutition.
Pour obtenir la guérison de la gastrite, des irritations gastriques et même de la gastrite aiguë, il faut recourir au S., aux applications d'El. R, ait. J.
La dyspepsie non bilieuse, la gastrite, et en un mot toutes les infirmités de ce genre qui font également perdre la tête aux médecins et aux malades, se guérissent avec le S. et les applications d'EI. R. — Qui ne connaît les symptômes des affections dont nous parlons ? Aussi croyons-nous oiseuse et inutile toute description qui touche à ces matières.
Mais il est une maladie obstinée qui toujours a résisté aux méthodes suivies jusqu'à nos jours ; nous voulons parler de la gastralgie (crampes d'estomac) qui, devenue opiniâtre, réagit si fortement sur le moral qu'elle conduit presque toujours à l'hypocondrie. Elle se présente sous mille formes diverses, parce qu'elle peut être l'effet de causes plus nombreuses. Cependant les spécifiques Mattei sont toujours venus à bout de cette infirmité, qui toujours avait résisté aux cures tentées par les médecins les plus accrédités. Que de malheureux tourmentés par les plus horribles douleurs, épuisés et à demi-morts, ont demandé quelque repos aux spécifiques Mattei et ont été, non seulement soulagés, mais guéris!
Aux traitements hygiénique, et diététique, qui s'imposent pendant les maladies de ce genre, viendra s'ajouter un double traitement électro-homéopatique, l'un destiné à faire disparaître les douleurs névralgiques, l'autre à déraciner la maladie rriême, en troublant sa périodicité quand elle est chronique, et en détruisant la cause des accidents morbides.
A cet effet il faudrait avoir recours, pendant les accès du mal, au S* à dose minime, c'est-à-dire deuxième et troisième dilution et aux onctions de F^aux hypocon-
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dres, avec application d*El R. ; puis ultérieurement au seul S*, première dilution : et cela, pendant un long espace de temps, pour guérir radicalement la maladie. On ne saurait trop bien soigner ces sortes de névralgies si sujettes aux rechutes.
Pareil traitement est aussi efficace contre une incommodité passagère, mais qui parfois peut prendre des proportions inquiétantes, nous voulons parler du hoquet autrement dit convulsion du diaphragme. Le diaphragme, se contractant subitement, détermine une secousse brusque des cavités thoracique et abdominale, accompagnée d'un bruit rauque tout particulier et d'un resserrement subit de la glotte qui intercepte l'inspiration. Dans Fimmense majorité des cas, comme nous affirmions ci-devant, le hoquet est une indisposition insignifiante et passagère qui, au bout de peu d'instants, se termine d'ellemême ; mais il se manifeste très souvent dans quelques maladies abdominales, la péritonite^ par exemple, et il peut être alors l'indice d'un dénoûment fatal.
Commq il n'entre point dans notre plan de toucher aux infirmités à l'abdomen et que nous ne parlons qu'en passant d'un symptôme si commun, nous nous bornerons à conseiller, pour le hoquet résultant d'une simple contraction du diaphragme, survenant le plus souvent quand l'estomac est bien rempli, surtout quand on a mangé, vite et sans boire, des aliments pesants, le traitement indiqué plus haut, avec application d'El. R. au creux de Testomac. Si, au contraire, c'est le symptôme de quelque affection de l'abdomen, partant de ce principe que tous les désordres nerveux proviennent du centre
phrénique auquel aboutissent les piliers du diaphragme, il faudra employer le F. et souvent même le C, qui est on ne peut plus efficace contre les nombreuses névropathies qui se cachent sous les formes les plus variées.
C'est surtout sur les désordres de la digestion et sur les moyens de les prévenir ou de les éloigner que nous désirons fixer l'attention de nos lecteurs.
L'expérience nous permet d'affirmer là-dessus que l'on peut retirer les plus grands avantages contre tous les symptômes des différentes dyspepsies, autres que la dyspepsie bilieuse, celle-ci ne cédant qu'à l'emploi interne et externe du F.
Le S. est toujours efficace pour arrêter les renvois, purger la bouche, quand elle est amère ou pâteuse, pour prévenir et combattre les indispositions de ce genre ; il fait même disparaître le malaise que cause parfois les habits sur l'épigastre au moment où commence la digestion.
11 faudra employer A. ait. S. contre les gastrites invétérées et chroniques causées par l'irritation du réseau artificiel et de la membrane muqueuse de l'estomac, toujours accompagnées de soif ardente, de rougeurs sur les côtés et au bout de la langue, de chaleurs cuisantes à la paume de la main après les repas. Souvent on emploi avec beaucoup plus de succès C. ait. A.
Toutes les fois qu'il y aura indigestion, il sera bon d'employer le S* ; c'est le remède souverain par excellence ; il fait disparaître tous les désordres physiologiques, et paralyse le développement de certaines affections beaucoup plus graves. Certains autres désordres, comme
soifs ardentes, vomissements,etc., provenant d'une cause nerveuse, sont autant d'affections qui, si elles ne cèdent point parfois au S., seront inévitablement vaincues à Taide du C. et parfois même à Taide de TA. ait. F.
On emploira avec autant d'efficacité le C. ait. A. pour arrêter les vomissements de sang, symptômes du cancer au pylore. L'emploi constant de ces remèdes en dilutions ou onctions, aidées d'application d'électricités, ont toujours soulagé et très souvent guéri bon nombre de malheureux infirmes atteints de maladies de ce genre, entre autres la comtesse Chiassi, de Rome, guérie d'un cancer au pylore. (Voir cancer.)
Les vomissements bilieux, étant l'indice certain d'une grande perturbation du foie, exigent l'emploi des fébrifuges qui feront disparaître les causes et les effets de cette affection.
Parmi les vomissements il faut compter une infirmité grave et dangereuse qui peut être la suite d'une hernie étranglée, ou d'une invagination des intestins; c'est l'ilée ou vomissement stercoral. Il faut employer, pour combattre cette grave maladie, S. ait. C. en dilution; parfois même on pourra ajouter dilution d'A., et lavements de C*, il faudra faire des onctions de O sur le ventre et application d'El. B. sur le crâne et au grand sympathique.
Les affections du foie, hépatite aigué ou chronique, hépatalgie, accompagnée de douleurs à l'épaule gauche, symptômes des affections de cet organe, l'ictère, les engorgements du foie, l'hypocondrie, la mélancolie noire, dans les sujets doués d'un tempérament bilieux prononcé, constituent un groupe de maladies contre lequel
prévaut l'efficacité du F* et F-, Les maladies de la rate, splénite aigué ou chronique, splénalgie, engorgement chronique de cet organe — par suite de fièvres périodiques — et, en un mot, tous les désordres se produisant dans la rate, ou dans le foie, demandent l'emploi de cts mêmes spécifiques en dilution, et extérieurement en compresses sur les hypocondres.
Il est une maladie qui exige immensément plus de soins et d'attentions pour le diagnostic, c'est la pancréatide ou inflammation du pancréas. Il est reconnu que cette glande, dont la conformation anatomique ressemble beaucoup à celle des glandes salivaires, est destinée à sécréter un suc qui doit neutraliser les matières grasses, et les réduire en chyle.
Les affections de cet organe, les affections inflammatoires surtout, qui sont toujours lentes, s'annoncent par des symptômes sensibles au tact, dans un espace circonscrit entre le petit lobe du foie et la petite courbe de l'estomac; mais, ce qui rendra encore plus évidente l'altération de cette fonction, c'est l'impossibilité absolue, pour le malade, de digérer les substances grasses, impossibilité qui amène une aversion extraordinaire pour de tels aliments. Mais il est un autre symptôme qui se rattache à la sympathie pathologique et physiologique qui lie ensemble ces deux organes d'une structure semblable ; c'est une insalivation abondante et la perturbation de cette sécrétion qui est destinée à contribuer à la première digestion. A toutes les affections de ce genre on peut opposer le F. et application d'El . R. Les résul-
tats ont toujours été positifs ; mille exemples nous Tont prouvé.
Il est un point sur lequel il est bon d'insister. Chacun sait qu'il existe de grandes relations sympathiques entre le cerveau et Tappareil digestif. Mais, ce que bien des gens ignorent, c'est la grande influence de la gastrite, de l'épatite, de la splénite lente sur le libre exercice des fonctions mentales et intellectuelles. Si l'on excepte la folie et les monomanies, qui proviennent des causes ayant une action directe sur le système nerveux cérébral, on pourra facilement s'assurer que le siège des causes originelles de toutes les maladies nerveuses est dans l'estomac, le foie ou la rate. Examinons en effet attentivement l'état de pauvres malheureux atteints de pareilles infirmités ; il nous sera aisé de constater dans chacun d'eux des désordres dans l'appareil digestif; observons la région épigastrique, et nous pourrons être certains que la moindre pression amènera une vive douleur ; la peau est presque toujours froide, et pareil symptôme est une preuve d'une affection profonde dans le système nerveux ganglionnaire abdominal et des voies alimentaires. La langue est toujours un peu sèche et recouverte de matièresjaunâtres,comme si l'on avait mâché de la rhubarbe. Ces observations pathologiques sont pareillement prouvées par les phénomènes de l'hypocondrie (instinct exagéré de la conservation) qui n'est autre chose qu'une monomanie dont le siège est incontestablement dans l'estomac. Chez certains tempéraments hépatiques prononcés, la diathèse veineuse a une action matérielle et dynamique qu'on ne saurait nier. Par suite d'une altéra-
tion, dans les fonctions du foie, causée par de fortes douleurs, alors surtout qu'on est obligé de se contenir, se produit une congestion hépatique, veineuse, lente qui empêche le foie de décharger Torganisme de certains principes chargés d'hydrogène carboné, dont la présence cause toujours de grands désordres. La sécrétion de la bile est altérée dans sa composition chimique ; elle devient acre, noire, plus dense que de coutume ; ne pouvant plus couler librement dans le duodénum, elle devient impuissante à jouer son rôle dans la grande fonction de la digestion.
Du moment qu'elle est forcée de résider plus longtemps dans certaines régions du foie, elle est absorbée et mise, par l'intermédiaire du sang, en contact avec le système nerveux dont elle irrite la sensibilité ; elle cause un excès de bile donnant ainsi lieu à ces colères si faciles, défaut qui caractérise ceux qui ont un tempérament hépatique, ou qui sont affectés par une maladie de cet organe. Si ces phénomènes ne sont que passagers, si l'aflFection hépatique vient à cesser, la tranquillité fait nécessairement disparaître tous les désordres du système nerveux ; mais si, au contraire, cet état anormal du foie et indirectement aussi de la rate et de la circulation veineuse abdominale se prolonge, il est évident que pareille influence peut agir sur le système cérébro-nerveux, porter atteinte à nos plus belles facultés et amener inévitablement une folie ou monomanie ; le médecin qui voudra remonter aux causes occasionnelles n'aura qu'à examiner le foie dont le petit lobe est toujours congestionné ; le ventre
est gonflé, etc., etc.; en dehors de cela il lui sera aisé de constater une production de gaz venant des intestins, émanant de la décomposition d'une bile surchargée de principes carboniques. Le moral du malade sera toujours abattu et sombre. Un des symptômes caractéristiques de pareilles infirmités est une plaque noirâtre qui survient à la racine de la langue, de forme triangulaire, la pointe toujours dirigée vers les extrémités ; et cette plaque devient plus étroite ou plus large, selon que la maladie prend des proportions plus grandes ou plus rassurantes.
Si nous nous sommes permis cette digression purement pathologique, c'est uniquement dans le but de faire mieux ressortir la grande influence que peuvent exercer les spécifiques électro-homéopathiques sur un grand nombre d'affections psychiques ou morales qui toutes dérivent de l'état anormal du foie, et de la rate. On ne saurait trop employer contre de pareilles infirmités le F. à l'intérieur, en compresses aux hypocondres ; A. et S* en petites doses avec onctions de C. le long de l'épine dorsale et application d'El. R. et j. Nous sommes heureux de pouvoir le dire, notre système médical a obtenu trop de succès, pour qu'il nous soit permis de douter de l'efficacité des remèdes électro-homéopatiques.
L'inflammation de l'intestin grêle et l'inflammation du gros intestin, ou colite, forment un groupe dont les gradations varient à l'infini, leurs causes et leurs symptômes étant multiples ; cependant, prises à temps, ces infirmités se guérissent facilement avec l'Electro-Homéopathie ; le spécifique qui combat le mieux les maladies
des intestins c'est le C. accompagné d'une dose minime d'A., à rintérieur ; parfois même il sera bon de faire des onctions de C ou de F^ aux hypocondres et des bains de L.,avec application d'El. R. La constipation, aussi bien que la diarrhée et la dyssenterie, ne sont que des troubles apportés par une cause quelconque dans le fonctionnement régulier de Tappareil digestif. La diarrhée épidémique, Tautomnale, la diarrhée muqueuse, sont des maladies qui exigent des soins prompts et assidus, à cause des désordres plus graves et d'une tendance marquée à l'ulcération ; on commencera le traitement avec S., ait., dans certains cas, avec A. : mais, si on ne constate pas une amélioration, il faudra avoir recours au O ait. A. à l'intérieur, aux onctions de F. aux hypocondres avec application d'El. R. et J. ait.. Après quelque temps, quand on aura constaté une première amélioration, on pourra cesser la cure externe et se borner à la cure interne, c'est-à-dire au C. administré en doses plus fortes, afin d'éviter l'ulcération qui est le caractère dominant de ces infirmités toujours accompagnées d'un principe tendant à la destruction de l'organisme humain.
Une des affections sur laquelle il est bon d'insister, est l'inflammation de la grande membrane séreuse ou péritoine qui recouvre les intestins. Sitôt qu'on aura reconnu la péritonite, dont le diagnostic est si facile, il faudra tenter immédiatement une cure énergique à l'aide de S. ait. C; et si le malade est de tempérament sanguin on ajoutera l'A., prendre aussi 8 ou lo globules de F. le matin au rêve : A ce traitement ajouter une cure externe
consistant en onctions *de O sur le ventre et de F- sur les hypocondres, application d*El. B. et même des bains de C» et A».
Les nombreuses névralgies des intestins, Tentéralgie ou spasme du rectum, les différentes espèces de coliques gastriques, la colique entéralgique, la colique nerveuse, *spasmodique, inflammatoire, la colique spécifique ou saturnine, la colique bilieuse, causée par quelque contrariété ou quelque souffrance morale, la colique flatulante, les affections du cœcum, sont autant d'affections qui portent le trouble dans l'exercice des fonctions gastrointestinales ; ces affections cèdent toutes à l'emploi régulier du S. ait. C. à la première, deuxième ou troisième dilution selon l'intensité du mal, à l'intérieur ; à l'extérieur il faudra employer application d'El. R. ait. J. Souvent même on reprendra l'usage du C^.
On ne saurait se passer dans ces sortes de maladies du Ver. — quelques globules avant le coucher. — Ce spécifique a toujours apporté d'excellents résultats.
Nous touchons maintenant à un groupe de maladies très importantes et qui sont cause de grands ravages. Ces affections, généralement très graves, ont leur siège, ou centre d'action, dans l'estomac, dans les intestins, dans le foie, sans que l'on puisse affirmer toutefois qu'elles proviennent d'une inflammation quelconque de ces organes. On comprendra aisément que nous voulons parler des fièvres gastriques, muqueuses, des fièvres putrides et malignes, de la typhoïde abdominale, avec ou sans ulcération des glandes entériques, avec ou sans éruption à l'épiderme.
Ces maladies, qui font tant de victimes, sont divisées en trois périodes bien distinctes, savoir : i® La période d'invasion ou inflammatoire ; 2® La période abdominale proprement dite, ou gastro-intestinale — la langue est recouverte de matières jaunâtres, blanchâtres, livides; — 3® La période adynamique, période d'affaiblissement dans tout l'organisme, et principalement dans le fonctionnement des intestins ; période de décomposition humorale, révélée par la couleur noirâtre de la langue, des dents et des lèvres, par une sueur fétide, par des épistaxis, par des hémorragies intestinales et urinaires, par des pétéchies, qui ne sont en réalité que des hémorragies des vases capillaires cutanés. Le pouls est toujours très faible, et disparaît presque. Cette dernière phase des fièvres intestinales n'atteint son apogée que dans le typhus abdominal, tandisqu'au contraire, dans la fièvre bilieuse et muqueuse, les symptômes sont beaucoup moins alarmants, sans que toutefois il soit permis de croire que ces affections intestinales n'aient pas assez de force pour porter la. perturbation dans l'organisme humain. Pendant la première et seconde période il faut employer S. ait. F. ou F et A., à la seconde ou troisième dilution, avec onctions de F^ aux hypocondres, et application d'El. R. et J. au plexus solaire, au grand sympathique et au creux de l'estomac ; mais à la troisième période, il faut nécessairement avoir recours à C*, i globule par heure, et C^, onctions et compresses sur la partie abdominale ; application d'El. B. ou R. à l'occiput, au grand sympathique, au plexus solaire, sur toute l'étendue de l'épine dorsale, et sous la plante des pieds ; et cela pour obtenir
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une action générale des spécifiques sur tout le corps. Pendant le cours de ces maladies peuvent intervenir des complications, entre autres la congestion du cerveau amenant le délire, la commotion de la moelle épinière avec altération dans la force motrice sensitive ; mais la complication qui est la plus fréquente — à cause de la grande sympathie qui existe entre la peau et la membrane muqueuse gastro-entérique — c'est Téruption miliaire précédée de sueurs abondantes, les pétéchies, qui rentrent dans le domaine de la nosologie de ces affections. 11 ne faut cependant pas trop s'épouvanter, du moment qu'il se produira une amélioration immédiatement sensible, si Ton fait usage, à l'intérieur, du F. ah. S. ou A. Le grand secret des lois naturelles, c'est d'obtenir de grands résultats avec des moyens très simples.
Il arrive souvent, surtout quand on traite des personnes nerveuses, impressionnables et inconstantes, que l'on se trouve en présence de certaines affections gastriques nommées fièvres adynamiques. Le caractère spécial de cette maladie singulière est une mobilité étrange qui fah qu'une personne douée, peu d'instants auparavant, d'un excellent appétit et £)btenant des digestions faciles, pecd tout à coup l'appétit ; la bouche devient pâteuse, la langue se recouvre d'une couche de matières blanchâtres et muqueuses, * les traits se contractent ; tout, chez le patient, indique un affaiblissement soudainement survenu dans la fonction des organes de l'appareil digestif, et surtout de l'estomac.
Cette infirmité, qui a toujours résisté aux différents
systèmes de thérapeutique, sera victorieusement combattue avec F. et C. ait. — première ou deuxième dilution — et onctions de F. aux hypocondres, application d'El. B. au sympathique, au plexus solaire. On ajoutera aussi trois gouttes de la même électricité, à prendre sur un morceau de sucre, et des bains de O.
Avant de terminer cette courte étude, aussi utile qu'intéressante, qu'on nous permette de toucher à une maladie très fréquente chez les enfants, surtout chez ceux qui ont un tempérament lymphatique, nous voulons parler de l'helminthiase ou maladie vermineuse ; c'est une affection secondaire se rattachant à une irritation spéciale de la membrane mucoso-gastro-entérique, qui secrète des matières, muqueuses, qui fournit une nourriture à de tels parasites. Elle cause chez les enfants desdésordres si étranges et parfois même si alarmants, qu'elle donne à penser aux parents et parfois même aux médecins, si on ne se rend compte immédiatement de la cause de cette maladie ; tels sont les convulsions, la rachalgie, et même des attaques d'épilepsie, de catalepsie provenant de douleurs qui ont pour siège la région de la colonne vertébrable, qui ne s'expliquent que par les relations directes existant entre cette partie de l'organisme et les nerfs de l'estomac qui, chatouillés par les vers, influent si violemment sur tout le système nerveux. Ces désordres de l'appareil digestif des enfants sont cause que les pupilles se dilatent, un cercle bleu-sombre se manifeste autour des yeux, le nez démange toujours, et la figure se recouvre de cette pâleur qui, plus que tout autre symptôme, annonce la maladie vermineuse. L'emploi du Ver.
fera disparaître les causes et les effets de ces maladies si singulières : ce remède devra être pris à la première ou à la seconde dilution ; on ajoutera les globules à sec sur la langue un peu avant le coucher, des bains, des onctions et des lavements, si on constate des convulsions épileptiques, des onctions de F- et O *aux hypocondres. Une telle cure est pareillement efficace chez les adultes ; les enfants ne sont pas seuls à avoir des vers, on peut en être tourmenté à tout âge. S*il est un hôte bien désagréable et qui cause de grands désordres dans les intestins et dans Torganisme tout entier, c'est bien le ténia ou ver solitaire. L'emploi suivi du Ver. nous en délivre, comme de toute espèce de vers. Les vers, une fois morts, forment une espèce d'amas qui s'arrête toujours dans le gros intestin; à l'aide de lavements du même remède on les expulse et l'on prévient ainsi les maladies putrides adynamiques auxquelles succombent souvent les pauvres enfants.
La dose des Ver. peut aller jusqu'à 30 ou 40 globules, pendant quelques jours ; et comme l'El. j. (négative) est aussi Ver., il est bon d'en boire 5 et même 10 gouttes, dans une cuillerée d'eau, deux fois par jour.
La présence des vers intestinaux paralyse souvent l'action des remèdes ; c'est pourquoi toutes les fois qu'un remède sera sans effet dans une maladie contre laquelle il y a action spécifique, il faudra l'alterner avec le Ver.
DIPHTERITE
(Voir laryngite.)
PAR LE COMTE CESAR MATTEl 277
DIPLOPEE
Vue double ; trouble de la vue dans lequel deux sensations distinctes sont produites par le même objet, en sorte que chaque objet paraît double.
Cette maladie s'observe particulièrement chez les personnes nerveuses, hypocondriaques ; chez celles qui ont éprouvé de violents chagrins, ou dont les yeux ont été soumis à des impressions vives ; chez les femmes grosses.
Le plus souvent, la diplopie est symptômatique du strabisme ; l'invasion est souvent soudaine et l'individu ne reconnaît pas toujours, dès les premiers moments. Terreur de ses sens ; il croit que les objets existent doubles, comme il les voit ; il lui est impossible de distinguer des objets très petits et très rapprochés, de lire, par exemple.
Traitement
Application d'El. R. ait. El. j. à Tocciput, au sympathique, aux sus et sous orbitaux. Compresses sur les yeux avec El. V. Dilution A., ou dilution S. ait. A.