GANGRENE
Ou mort locale d'une partie de l'organisme.
Elle est dite sèche ou humide ; sèche, si les parties atteintes sont desséchées, dures ; humide, si les parties atteintes sont molles, comme putréfiées et que la moindre pression les écrase.
Autour de la partie gangrenée se produit un travail d'inflammation ; la partie vivante cherche à se détacher de la partie morte et à la faire tomber. Si cette expulsion réussit, il reste une plaie suppurante, cicatrisable ; si elle ne réussit pas, la gangrène gagne la partie vivante et cause bientôt la mort.
Traitement
Dilution C. (deuxième verre). 20 grains de O le matin au réveil. Bains de S'^ de O. Onctions et compresses de Q. Compresses d*El. B. ou d'EI. V. Application d*El. R. ait. El. J. aux nerfs correspondants. La pommade de Oy pulvérisée et incorporée dans du beurre frais, est excellente pour les écorchures profondes et gangreneuses au sacrum, et doit l'être de même pour toutes les gangrènes externes.
STOxMATITE
(Gangrène de la bouche)
Cette affection survient chez les enfants à la suite d'une maladie aigué ou chronique ; elle débute par des aphthes ou par une petite ulcération grisâtre qui se forme sur la muqueuse de la bouche, soit à la face interne des lèvres, de la joue ou la base des gencives. Plus tard, enflure luisante, violacée, avec noyau central dur, à surface noire, cerclée de gris, granulée et saignante. Odeur fétide, parfois avec écoulement ; la peau n'est pas chaude et le pouls est peu développé.
Même traitement que le précédent, et gargarismes avec C^ ait. A' ; pour les enfants, diminuer les doses.