‹ Médecine électro-homéopathique; ou, Nouvelle thérapeutique expérimentaleChapitre 140 sur 217 · GROSSESSE LABORIEUSE · texte numérisé non relu

GROSSESSE LABORIEUSE

Dilution C* . (deuxième verre) ou i grain de O à sec toutes les heures. Application d'El. B. au sacrum.

HALEEVE FETIDE

Traitement

Dilution S. ou C. (premier verre). Gargarismes d'El. R. ou El. B. Application d'El. R. ait. El. J. au plexus solaire et au creux Testomac. Bains de O. Onctions au creux de Testomac de C\

HŒBETEMEIVT

Par abus de quinine.

Traitement

Dilution S. (premier verre). Application d*El. R. ait. El. J. au grand sympathique, au creux de Testomac, à Tocciput, au plexus solaire et à tous les nerfs de la tête. Bains de O ait. S2 et d'El. B.

HEMATEMESE

Vomissement de sang. Cette affection consiste en une exhalation de sang dans l'intérieur de l'estomac, qui le rejette par l'œsophage et par la bouche. Cette hémorragie est une des plus rares ; elle n'a guère lieu que dans

i LE COMTE CESAR MATTEI

l'âge mûr, depuis la trentième jusqu'à la cinquantième année, parmi les individus d'un tempérament nerveux, d'une constitution maigre, d'un caractère mélancolique, et qui mènent un genre de vie sédentaire. Un excès dans les aliments, un vomitif administré mal à propos, une émotion pénible, la déviation des règles, ou la suppression de toute autre hémorragie, sont quelquefois les causes occasionnelles de l'hématémèse ; cette hémorragie est beaucoup plus souvent symptômatique qu'idiopathique.

Le vomissement de sang est quelquefois précédé de refroidissement des extrémités, de chaleur et de pesanteur épisgastriques, de pâleur de la face, d'oppression, d'éblouissements, de tintements d'oreilles, de vertiges, de défaillances, de syncopes, de saveur douceâtre dans la bouche.

Les phénomènes généraux qui accompagnent l'hématémèse sont les mêmes que dans les autres hémorragies.

Il n'y a quelquefois qu'un vomissement de sang ; le plus souvent il y en a plusieurs à quelques heures ou à quelques jours d'intervalle. La durée de cette hémorragie est assez difficile à déterminer ; on ne peut la connaître qu'approximativement,d'après le temps que durel'expulsion du sang, soit par en haut, soit par en bas.

A la suite de ces hémorragies, les individus qui ne succombent pas conservent souvent une pâleur blafarde, de l'œdème aux jambes et de la lenteur dans les digestions. Chez quelques sujets, la maladie se reproduit périodiquement.

Traitement

Au moment de Thémorragie: A* (deuxième verre) à boire de cinq en cinq minutes par cuillerées à café. Gargarismes d'El. A. Lavements de S. Application d'El. R. en ventouses à la plante des pieds.

Pour la prévenir : A. ait. C. tous deux à la dose ordinaire.

Pour se préserver des conséquences : Bains avec ICO grains A*. Frictions dans la région dorsale d'El. R.

HEMATURIE

L'hématurie ou pissement de sang a été distinguée en hématurie rénale, hématurie vésicale et hématurie urétrale, suivant que le sang expulsé au dehors provient des reins, de la vessie ou du canal urétral. Outre cette division relativement à son siège, on la distingue encore en hématurie symptomatique et en hématurie essentielle.

Les causes les plus fréquentes de la première sont la présence de la gravelle et de calculs dans les diverses parties des voies urinaires, les lésions organiques du col de la vessie, le développement defungus prostatiques, et la distension forcée du réservoir vésical dans les rétentions d'urine. L'hématurie s'observe aussi quelquefois dans le cours des scarlatines et des petites véroles graves, dans le scorbut, etc. ; elle résulte alors de l'altération du sang lui-même.

L'hématurie essentielle, beaucoup plus rare dans nos

climats que la symptomatique, succède le plus souvent à la suppression de quelque hémorragie habituelle; elle est aussi quelquefois produite par l'abus des diurétiques, des purgatifs acres, par l'action des cantharides,

etc.

Dilution S. ait. A* (deuxième verre). Onctions aux reins et au pubis avec A. ait. C* ou A. ait. S^. Bains de L. (loo globules par bain.)

HEMORRAGIE

On appelle Hémorragie, tout écoulement de sang hors des vaisseaux destinés à le contenir, qu'elles qu'en soient les causes? et soit que le liquide s'échappe au dehors, soit qu'il s'épanche dans l'intérieur du corps ou dans l'épaisseur des tissus. On divise les hémorragies en traumatiques et en spontanées. Les premières sont le résultat de l'action d'un corps vulnérant qui divise les vaisseaux ; les secondes surviennent sous l'influence de modifications organiques plus ou moins appréciables. Les hémorragies spontanées sont ainsi appelées, non pas parce qu'elles apparaissent sans aucune cause, mais parce que les causes qui les amènent sont obscures et même parfois complètement ignorées. Ces hémorragies ont été distinguées en symptomatiques et en essentielles.

Celles-là se rattachent manifestement à une maladie dont elles ne sont qu'un symptôme ; celles-ci ne sont le symptôme d'aucune affection antérieure appréciable ;

elles paraissent constituer à elles seules tout Tétat morbide. Selon les circonstances dans lesquelles elles se produisent, on divise encore les hémorragies en actives ou sthéniques et en passives ou asthéniques. Les unes surviennent chez les sujets forts et pléthoriques, et sont précédées par les signes d'une congestion vers l'organe qui doit être le siège de l'écoulement sanguin, et s'accompagnent d'une réaction presque fébrile qui cesse avec l'hémorragie ; les autres, affectant les sujets affaiblis et cachectiques, manquent de prodromes et ne s'accompagnent d'aucune réaction.

Il est d'autres subdivisions également utiles à connaître. Ainsi, lorsque le sang s'échappe à l'extérieur immédiatement après sa sortie des vaisseaux, l'hémorragie est dite externe.

On la nomme interne quand le sang s'épanche et séjourne plus ou moins longtemps dans une cavité ou dans les interstices des tissus. Lorsque l'hémorragie interne se fait dans l'intérieur de certains organes comme le cerveau, le poumon, etc., on la nomme souvent apoplexie ; on l'appelle épanchement sanguin dans les autres circonstances. Il arrive assez fréquemment qu'une hémorragie se reproduit à des intervalles plus ou moins rapprochés, et parfois réguliers. Dans ce cas, elle devient souvent un besoin de l'organisme, et sa suppression pourrait être la cause de désordres plus ou moins graves. Cette sorte d'hémorragie est qualifiée d'hémorragie constitutionnelle.

Qyand une hémorragie est périodique, elle a habituellement lieu par le même organe ; si elle s'eflFectue

par une autre voie, ce qui est un cas assez rare, on dit qu'elle est déviée. Lorsqu'elle semble remplacer une hémorragie normale, comme la menstruation, ou une hémorragie anormale, mais devenue habituelle, elle est dite supplémentaire ou bien succédanée. Enfin, on l'appelle critique lorsque, survenant dans le cours d'une maladie, elle est suivie d'une modification avantageuse dans l'état du malade. Quant aux hémorragies traumamatiques, on dit qu'elles sont artérielles, veineuses ou capillaires, suivant la nature des vaisseaux lésés. (Dupiney.)

Traitement

Dilution A. (deuxième verre). Compresses d'A' et d'El. A.

Hémorroïdes

Tumeurs anormales formées par les veines du rectum lorsqu'elles viennent à se dilater; ces tumeurs déterminent souvent un écoulement de sang par l'anus, qu'on désigne sous le nom de flux hémorroïdal. Les hémorroïdes se distinguent en fluentes et sèches, suivant qu'elles s'accompagnent ou non de flux hémorroïdal, et d'après leur siège, se distinguent encore en externes ou internes; elles peuvent présenter différentes complications. Ainsi, les hémorroïdes internes entraînées au dehors, iavec une portion de la membrane muqueuse du rectum, pendant l'acte de la défécation, peuvent être étranglées par le sphincter anal et même se gangrener.

Enfin les tumeurs hémorroïdales, parvenues à un volume très considérable, s'irritent continuellement, causent des douleurs violentes, menacent de dégénérer, et altèrent profondément la santé ; de plus Tinflammation peut se propager au tissu cellulaire environnant ; de là, des abcès, le décollement de Tintestin, des fistules, etc. Les hémorroïdes sont un des grands indices de Tétat angioïtique, mais elles accompagnent parfois l'état lymphatique joint à une très grande faiblesse ; alors elles ne rendent pas de sang et sont non fluentes.

Traitement

Pour les hémorroïdes fluentes, dilution A. (premier verre). Bains de siège avec 50 globules A-. Eau tiède.

Pour les hémorroïdes non fluentes, dilution S. ait. A. Bains de O, Onctions de C^ à l'anus.

HEPATITE

Les symptômes locaux sont une douleur dans la région du foie, un sentiment de pesanteur, une tumeur plus ou moins considérable, aplatie, égale, dure, terminée en bas par un bord anguleux qui est parallèle à celui de la poitrine, un dérangement dans la sécrétion de la bile qui est suspendue ou altérée. La digestion stomacale est lente, pénible, imparfaite ; les selles sont rares, les matières fécales altérées dans leur consistance ou dans leur couleur souvent grise ou cendrée, très dures ou très molles. Le teint est presque toujours jau-

nâtre ; Tembonpoint et les forces diminuent avec lenteur ; ce n'est en général qu'après un temps fort long que le pouls s'accélère, et qu'une sorte de fièvre hectique s'établit avec des sueurs nocturnes. Quelques malades succombent infiltrés, d'autres dans un marasme

extrême.

Traitement

Le traitement est fort simple, mais, une fois commencé, il ne faut pas discontinuer avant complète guérison ; les rechutes sont complètement funestes aux malades. A l'intérieur, A. ait. F. (deuxième ou troisième verre). A l'extérieur, trois fois par jour, F^ en compresses aux hypocondres.

S'il n'y a pas grande amélioration, on aura recours au C* et à ses subdivisions intus et extu.

HERIVIES

Tumeur formée par un viscère quelconque faisant saillie en dehors, par suite de son déplacement de la cavité naturelle où il était contenu.

Traitement

Dilution S. ait. A. (premier ou deuxième verre).. Application d'El. R., ou B. ou A. sur la hernie. Bains. Onctions et compresses de C^ et de S'.

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