HYDROCÉPHALIE
L'hydrocéphalie est une maladie de l'enfance. Elle
est formée par un dépôt de sérosités en grande abon-
dance à Tintérieur et à Textérieur du cerveau, dans les ventricules ou dans la cavité arachnoïdienne.
Chez les adultes, il se dépose quelquefois de la sérosité dans les méninges ou dans la substance cérébrale, mais c'est plutôt de l'infiltration séreuse ou de l'œdème que de l'hydrocéphalie.
On connaît l'hydrocéphalie à un développement excessif, régulier du crâne, dont le volume est très considérable, relativement aux dimensions de la face et dont les parois molles, fibreuses, sont en grande partie dépourvues d'éléments de tissu osseux. Le volume de la tête est parfois si considérable que les enfants, ne pouvant en supporter le poids, sont obligés de rester au lit, et le crâne très mou s'aplatit et se déforme en appuyant sur l'oreiller.
Le crâne des enfants atteints d'hydrocéphalie a une circonférence qui varie de 50 à 1 50 centimètres ; c'est une énorme quantité de sérosité claire, liquide, à peine chargée de sels ou d'albumine, composée de 9900 parties d'eau sur 1,000 (Marcet), déposée dans les ventricules latéraux ou dans la cavité arachnoïdienne qui donne lieu au développement du crâne des hydrocéphales.
L'hydrocéphalie arachnoïdienne résulte souvent d'une hémorragie méningée qui se résorbe et se transforme en un kyste séreux qui comprime le cerveau et peut arriver à le refouler entièrement sur la base du crâne ; l'hydrocéphalie ventriculaire dilate quelquefois les ventricules au point de convertir les hémisphères en deux poches juxtaposées dont les parois supérieures n'ont
plus qu'un demi<entimètre d'épaisseur, mais on comprend que la maladie, avant d'arriver là, puisse offrir une foule de degrés dans son développement. Un enfant subitement atteint de convulsions, et chez lequel se développe une hydrocéphalie chronique au bout de quelques
mois, a probablement une hydrocéphalie arachnoïdienne,
suite d'une hémorragie méningée. (Legendre).
L'hydrocéphalie conduit peu à peu les enfants à la
paralysie du mouvement et des organes des sens ; la
vue est faible et les yeux divergents, dont les pupilles
sont dilatées, oscillent sans cesse ; l'ouïe et l'odorat sont
abolis, la parole est retardée ou absente, la marche est
chancelante ou impossible ; les digestions restent bonnes,
mais les déjections restent involontaires et il y a souvent
des vomissements ou des convulsions que Ton provoque
par le mouvement ou par la compression du crâne.
(Després).
Traitement
Dilution C. ait. A. (deuxième ou troisième verre). Bains et onctions à toute la tête de O. Compresses d'El. A. sur le crâne. Application d'El. J. au grand sympathique, au plexus solaire, à l'occiput et à tous les nerfs de la tête. Onctions de F^ aux hypocondres.
HYDROPERICARDIE
Hydropisie de l'enveloppe du cœur.
Traitement Dilution A^ ait. O (deuxième ou troisième verre), peu
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et «cuvent. Bains de A^ et de C*. Onctions de F^ aux hypocondres.
En cas de palpitations violentes, on passe/apidement sur le cœur la main humectée de quelques gouttes d'Bl. A.