NÉVROSE
Maladie n'atteignant guère que la femme et dans laquelle on observe une irritabilité nerveuse excessive, débutant par des inquiétudes, crampes, spasmes, changement sensible du caractère, songes bizarres, puis sensation d*une boule qui semble monter de la poitrine et provoque des crises (boule hystérique), douleur à la suture sagittale (clou hystérique), douleur au dos à toute pression sur le ventre, douleur des articulations ; mouvements convulsifs, crises nerveuses, pleurs, cris, tristesse, hallucinations, faculté de distinguer les personnes par Todorat seul, ouïe à distance considérable, crainte du bruit, des parfums, des assaisonnements; rien qu'avoir couper la viande, ne plus avoir faim ; persistance à sentir une odeur déterminée qui n'existe pas, oppression purement factice, toute d'imagination, soif, urines fréquentes et décolorées, toux hystérique, quelquefois aboyante, froid des extrémités, face se colorant et s'échauffant facilement.
Tout cet ensemble de phénomènes est en général dû
aune affection de mattice, à des désordres dans cet organe, ou à une absolue continence, ou aux abus vénériens.
L'hystérie a souvent amené l'aliénation mentale et répilepsie, rarement la mort ; elle peut se guérir.
Traitement
Dilution C* ou S*. A* si le tempérament angioïtique est très prononcé. Qyatre cuillerées à café du deuxième ou troisième verre par jour.
La dose doit être extrêmement faible si Ton ne veut pas augmenter le mal au lieu de le diminuer.
Contre le clou hystérique, lavage à TEL B. pure sur la douleur.
Les crises hystériques se coupent parfois par TEL A. appliquée au creux de l'estomac.
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ICHTHYOSE
On comprend sous ce nom diverses maladies dans lesquelles la peau se recouvre d'écaillés sèches, blanches et imbriquées, d'éminences en forme de cornes et de griffes, ou devient rugueuse et ridée. Ces affections sont endémiques dans quelques lieux ; leurs causes sont fort
obscures.
Traitement
Dilution A* ait. C* (deuxième verre). Bains de C*. Chaque matin lo grains de S* à sec sur la langue.
ICTÈRE, JAUJVISSE
Coloration jaune de la peau, par suite du passage de la bile dans le sang, avec urines épaisses, jaunes ou rougeâtres, peu abondantes, selles de couleur grise, cendrée ou argileuse.
Traitement
Dilution F* (deuxième verre). Bains de C*, Onctions de F aux hypocondres. Application d'El, R, ait. El. J. à Tocciput et au sympathique, ou EL A ; } gouttes d'El, B. sur un morceau de sucre trois fois par jour.
ILEUS
Maladie caractérisée par une douleur profonde dans Tabdomen, le vomissement des subtances contenues dans Testomac et les intestins, et une constipation opiniâtre.
Le tempérament nerveux, la jeunesse, une affection morale vive, un écart de régime, ont été indiqués comme ses causes les plus ordinaires.
L*iléus symptomatique est ordinairement produit par Tocclusion du conduit intestinal, par un étranglement interne ou externe.
L'iléus offre pour principaux symptômes unedouleur violente, quelquefois intolérable, dans l'abdomen, avec une sorte de mouvement des intestins dans cette cavité, la contraction et la dureté des parois abdominales, les régurgitations de gaz, puis des matières contenues dans l'estomac, dans les intestins grêles, et plus tard dans les gros intestins. Du moins l'altération progressivement plus avancée porte-t-elle à croire que les substances rejetées successivement remontent chaque fois d'un point du conduit intestinal plus éloigné de l'estomac ; elles finissent par offrir l'aspect et l'odeur des matières stercorales. Dans quelques cas même, au rapport des auteurs, les liquides injectés dans le rectum, les suppositoires placés dans l'anus, ont été rejetés par la bouche. Du reste, la constipation persiste opiniâtrement dans tout le cours de la maladie ; elle est portée dans quelques cas à un tel point, que les vents même ne peuvent pas être excrétés. A ces symptômes locaux se joignent Talté-
ration subite et profonde des traits, la décoloration de la face, la flexion du tronc en avant, Tanxiété, le découragement, la faiblesse de la voix, la dyspnée, les défaillances, les mouvements convulsifs, la fétidité stercorale de rhaleine, la petitesse et l'irrégularité du pouls, le refroidissement des extrémités, les sueurs froides, la prostration croissante des forces.
L'iléus a souvent des exacerbations ; quelquefois rintensité des symptômes fait des progrès à peu près réguliers. La marche est rapide ; dans l'espace de peu de jours, il se termine par la mort. Le hoquet, le délire, les efforts inutiles pour vomir, l'aphonie, l'insensibilité du pouls, la précèdent et l'annoncent.
Dans quelques cas, après une guérison apparente, les accidents se reproduisent avec la même intensité et avec un danger plus grand.
Traitement
5 grains de S. à sec sur la langue d'heure en heure. Dilution C. (deuxième ou troisième verre) à boire souvent. Compresses de F^ aux hypocondres. Application d'El. R. ou sacrum, au périnée et au sympathique. Chaque heure, lavement d'un quart de litre d'eau médicamentée avec 8 à lo grains de C^.
IMPETIGO
Eruption de petites pustules qui, en se desséchant, se transforment en croûtes demi-transparentes, d'un jaune clair ; elles sont éparses ou réunies.
Popr le traitement, voir Lupus.