‹ Médecine électro-homéopathique; ou, Nouvelle thérapeutique expérimentaleChapitre 168 sur 217 · POLYPE DU CONDUIT DE L'OREILLE · texte numérisé non relu

POLYPE DU CONDUIT DE L'OREILLE

Traitement

Dilution C. (deuxième verre). El. B. dans Toreille (sur un peu d'ouate), i grain de C" toutes les demiheures. Compresses, onctions et injections de C^ dans Toreille. Application d'El. R. aux petits muscles derrière Toreille. Injection de O,

OZENE

Des exhalations fétides, provenant du nez, sont le signe caractéristique de Tozène. Cette maladie horrible a sts racines dans les profondeurs de l'organisme ; elle est entretenue, développée et perpétuée par certains germes constitutionnels qui, différant entre eux par leur nature, se ressemblent cependant par la triste influence qu'ils exercent sur l'organisme comme, par exemple, les dartres et la syphilis.

. Elle peut exister avec ou sans lésion. Les lésions

sont représentées par des ulcérations de la pituitaire, variables dans leurs formes, dans leur siège et dans leur extension ; superficielles ou profondes, elles attaquent le tissu cellulaire sous-muqueux et même le périoste des os qui forment les fosses nasales. On voit alors des caries, des névroses des os, ou des cartilages, provoquer de profonds désordres qui finissent par la destruction, ou au moins par la déformation du nez. Quand Tozène se présente avec tout ce cortège d'altérations organiques, on est presque tenté d'expliquer la puanteur par rétat anatomique des parties et par la composition particulière des sécrétions.

Mais cette illusion n'est pas de longue durée. En effet, l'ozène existe indépendamment de toute lésion ; et parfois même, sans le moindre symptôme de coryza : il est donc impossible de pouvoir définir d'où provient l'odeur infecte qui constitue parfois le seul symptôme de cette maladie.

On l'a attribué au rétrécissement des fosses nasales compliqué d'une viciation congénère, ou résultant de la déformation accidentelle du nez qui serait un obstacle à l'évacuation des mucosités ; le séjour trop prolongé de ces mucosités serait la cause de la puanteur. Cette interprétation ne se base sur aucune donnée sérieuse : l'ozène existe indépendamment de toute modification anormale dans la forme des fosses nasales ; et cette modification existerait-elle chez les sujets infectés par l'ozène, elle ne pourrait qu'être antérieure à la puanteur.

Pourquoi ne pas avouer franchement que les causes d'où l'ozène provient nous échappent ? Devons-nous

hésiter à avouer notre impéritie, mis en présence de cet inconnu, nous qui ne saurions mieux expliquer d'où provient Todeur désagréable de la sueur des pieds, des mains et des aisselles. C'est un changement dans les fonctions de Torganisme) c'est tout ce que nous pouvons affirmer.

Cette maladie, qui toujours s'est montrée rebelle aux différents moyens employés jusqu'à ce jour pour la combattre, a trouvé dans notre thérapeutique expérimentale des agents d'une efficacité incontestable. Il est facile de comprendre que l'ozène, tirant son origine d'un principe morbifique constitutionnel, ne peut être guéri radicalement qu'à l'aide de remèdes possédant une action générale sur l'organisme.

Des expériences ont été faites et ont été couronnées de succès. Nous citerons entre autres les guérisons obtenues par le docteur Williams J. Flogg, de New-York. C'est une page de plus à ajouter au livre d'or de l'Electro-Homéopathie.

Traitement

Première dilution S. Première dilution S. ait. A', Aspirations de S\ C^ (25 globules pour chaque verre d'eau légèrement alcoolisée). Bains entiers de C^, S", L. Onctions de C^ à la racine du nez. Application d'El. R. ait. El. J. à la racine du nez, à l'occiput et aux tempes. El. B. sur le crâne.

PAR LE COiMTE CESAR MATTEI

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