‹ Médecine électro-homéopathique; ou, Nouvelle thérapeutique expérimentaleChapitre 17 sur 217 · SPHÈRE D'ACTION DES REMÈDES · texte numérisé non relu

SPHÈRE D'ACTION DES REMÈDES

en globules

Antiscr of uleux

Les antiscrofuleux, notamment le i et le 5, sont les plus remarquables par leur puissance et par l'étendue de leur sphère d'action.

Ils tendent à annuler les principes psoriques, herpétiques, scrofuleux, dont l'organisme, ainsi qu'on l'a dit, est plus ou moins imprégné. Ces principes, par leur nature, tendant constamment à s'accumuler, finiraient par produire de graves infirmités ou une vieillesse prématurée. L'action des antiscrofuleux suffisamment prolongée en débarrasse l'économie. C'est pourquoi ces remèdes guérissent la cause de 9 maladies sur 10, comme il résulte, d'ailleurs, de l'expérience ; d'où il faut conclure que la plupart des maladies proviennent dé la scrofule qui, selon nous, n'est que la lèpre héréditaire et la conséquence de la syphilis.

C'est par la même raison que les antiscrofuleux préviennent les maladies. Les autres remèdes coupent au début le mal, mais ils ne le préviennent pas; tandis que les antiscrofuleux, en purifiant la constitution psorique, empêchent le mal d'arriver.

Les antiscrofuleux sont donc les seuls de tous mes remèdes que l'on puisse prendre préventivement, pour

se garantir des maladies, pour assurer la santé par de bonnes digestions, un sommeil tranquilte et réparateur ; pour se prémunir contre la tendance aux refroidissements, aux fluxions, à une multitude de petites souffrances, qui sont pour la plupart du temps le principe d'infirmités plus graves.

Des familles entières, et même des populations peuvent se mettre à l'abri de bien des maladies, et se régénérer par l'usage habituel de l'antiscrofuleux, mêlé aux aliments ou à l'eau de table.

Les antiscrofuleux ont en outre une action spéciale sur les affections suivantes : myélite ou spinite aigué et chronique; rachialgie, paralysie de l'anus et de la vessie, sciatique, conjonctivite chronique, blépharophthalmie catarrhale, rhumatismale, scrofuleuse, épidémique, exènthématique ; fistule lacrymale, conjonctivite granuleuse, contagieuse^ purulente ; cataracte commençante ; phlegmon oculaire, diminution et affaiblissement de la vue ; otalgie, mucosité chronique du conduit auditif extérieur, othorrhée purulente, surdité, hallucination acoustique; coryza, ozène, inflammation scrofuleuse du nez, odorat perverti; stomatite aiguë et chronique, fistule des conduits salivaires, exagération de la sécrétion salivaire, fistule des gencives, suppression ou exagération du goût ; angine aiguë ; chronique, (alterner avec les angioïtiques), érysipélateuse, phlegmoneuse, épidémique, exanthématique, hypertrophie des amygdales, hydrophobie, croup, laryngite ordinaire et herpétique, voix enrouée ; irritation gastrique, gastralgie, hoquet, dyspepsie, gastrite chro-

nique muqueuse, — produite par la répercussion d'un principe herpétique — indigestion, boulimie, aigreurs d'estomac, vomissements nerveux et spasmodiques, mal de mer, pancréatite, constipation, diafrhée, séreuse et épidémique, colique des peintres, colique saturnine, ténesme du rectum ; fièvres putrides intestinales (alterner avec le fébrifuge), fièvre gastro-entérite avec éruption miliaire (alterner avec le fébrifuge), ou avec diffusion morbide au cerveau ; hernies, spasmes de l'anneau herniaire ; diathèse humorale par suite de graves désordres survenus dans Tappareil digestif, blennorrhée du rectum, néphrite aiguè et chronique, néphrétalgie, essentielle ou symptomatique, diabète, albuminurie, suppuration et abcès des reins, affections de Turètre, cystite aiguë et chronique (alterner avec angioïtiques), catarrhes de la vessie, gravelle, (héroïque contre cette affection), hydrocèle, spermatorrhée, pollutions involontaires, prostatite, névralgie urétrale, gale, teigne, herpès quelle que soit leur forme, impétigo, sueurs profuses des pieds, rhumatismes, goutte, lymphangite aiguë et chronique, adénites, adénite inflammatoire des ganglions lymphatiques de la nuque, du cou et des aines ; goitre, etc.

Antiang^oïtiques

Ces remèdes sont les régulateurs et les purificateurs du sang ; ils agissent sur l'ensemble du système circulatoire et principalement sur le cœur et tous sts désordres.

Par la raison que les viciations du sang entraînent des viciations correspondantes dans la lymphe et vice-versà, il est souvent nécessaire d'alterner dans le traitement les angioïtiques avec les antiscrofuleux ou les anticancéreux, ou avec les remèdes spéciaux. Ainsi, lorsque dans certaines altérations du système sanguin, telles que varices, hypertrophie du cœur, etc., il se présente en même temps un engorgement du foie, pour lequel les fébrifuges sont spécifiés, on alternera, soit à l'intérieur soit à l'extérieur, les angioïtiques avec les fébrifuges.

Lorsque les électricités appliquées à l'extérieur ne donnent point d'effet, on doit songer à l'existence d'une altération grave dans le sang ou dans la circulation. Dans ce cas, on substituera avantageusement à l'électricité, des compresses, des onctions ou des bains d'antiangioïtiques.

Outre cette action générale, ces remèdes possèdent une action spéciale sur les affections pathologiques qui suivent :

Congestion cérébrale active ou passive, méningite aiguë ou chronique, encéphalite, vertiges et céphalalgie sanguine, léthargie, somnolence provenant d'une inflammation ou d'une congestion du cerveau, trismus et spasmes des muscles de l'œil, du visage,de la bouche, de la langue, lorsqu'ils sont symptomatiques d'une inflammation cérébrale, période aigué de la monomanie et en général de toutes les aliénations mentales, insolation, apoplexie sanguine ou traumatique avec épanchement hémorragique et paralysie latérale ou bilatérale ; pulmonite aiguë et chronique ; artérite pulmonaire, pneu-

monie, pleurésie simple (pendant ces trois dernières affections, alterner avec les pectoraux), congestion pulmonaire, péricardite, cardite, endocardite aiguës ou chroniques, hydro-péricardite, sténocardite, évanouissements, syncopes, congestion et apoplexie cardiaques, palpitations, anévrismes, et autres lésions organiques du cœur, aortite thoracique et abdominale, artérite générale, angioïte et angiocardite, fièvres inflammatoires aiguës (alterner avec fébrifuge), phlébite viscérale ou traumatîque, affections variqueuses, etc.

Anticancéreux

Ces remèdes déploient leur action spécifique contre toute maladie scrofuleuse arrivée aux stages les plus graves, tels que, squirrhes, tumeurs froides, etc., qui, par cette raison, se montrent rebelles à l'action des antiscrofuleux.

La guérison du squirrhe et du cancer est certaine tant que les organes essentiels de la vie ne sont pas trop profondément atteints, ou que la prostration des forces, l'envahissement du mal et la rapidité de sa marche ne sont pas arrivés au point où il ne reste plus au remède le temps nécessaire pour purifier le sang. C'est ce qui arrive surtout lorsque la fièvre de résorption a commencé. Dans ce cas extrême, on perd la certitude de la guérison, non pas la certitude de soulager, de diminuer ou d'enlever les douleurs et de reculer l'heure de la mort. Mais il est dit :

T^rincîpiis ohsta, sero medicina paratur Quum mala per îongas invaluere moras.

Ce qui signifie qu'il faut combattre le mal au début, et non pas attendre que l'homme soit mort ou réduit à l'impossibilité de guérir.

Le premier effet des anticancéreux est souvent de paraître aggraver le mal ; la raison en est l'action même du remède qui va remuer les profondeurs de l'organisme pour en expulser les principes cancéreux et séparer en quelque sorte les parties vivantes de celles qui déjà se trouvent à l'état d'éléments morts.

Parfois aussi le bon effet paraît être stationnaire pendant le temps nécessaire pour que le remède pénètre et sature, pour ainsi dire, l'organisme. Mais, ce point de saturation arrivé, la guérison commence et marche de plus en plus rapidement. Le traitement de ces maladies peut durer des mois, quelquefois des années; plus ou moins de temps selon l'état du mal à combattre. Il peut se présenter des difficultés toutes particulières, des stationnements et même des rechutes partielles; mais il ne faut pas se décourager : la persistance finira certainement par l'emporter, si cela est humainement possible ; car les remèdes ne trompent pas et ont un effet assuré.

Une fois commencée, il ne faut jamais interrompre la cure du cancer ; on s'exposerait à des rechutes souvent irréparables. Je le dis avec connaissance de cause; qu'on y fasse grande attention.

Les anticancéreux qui donnent les meilleurs effets dans le traitement du cancer sont : anticancereux i«, anticancereux 40, anticancereux y.

Les anticancéreux sont aussi les spécifiques des spasmes de la matrice, des accouchements laborieux, des

cancers , tumeurs et endurcissements de Tovaire ; la métrite séreuse, muqueuse, gramuleuse aigué et chronique; les leucorrhées, polypes de T utérus, les hypertrophies du col de l'utérus, vaginite aigué et chronique, vulvite, fistule du vagin, suppuration et abcès des mamelles, squirrhes et cancers du sein, ascite, ovairite, tumeur goutteuse, etc.

L! anticancéréux 2 a une action plus douce et plus profonde ; il combat plus spécialement les hydropisies.

L anticancéreux 4 a une action contre le cancer et spécialement contre les maladies des oS telles que : ostéite aigué et chronique, ostéomyélite, inflammation des articulations, coxalgie, arthrocax,. coxarthrocax, gonarthrocax, pédarthrocax, rachiarthrocax des différentes régions de la colonne vertébrale, carie des os, nécrose des os, douleurs ostéocopes ou névralgie des os quand elles ne proviennent pas de la syphilis, périostite, périostose, panaris osseux.

Lemticancéreux 5 a une action bien plus profonde et toute spéciale dans les cavernes pulmonaires ; c'est celui qu*on emploie pour l'usage externe.

L œnticancèreux 10 est un composé de dix anticancéreux.

Fébrifnfes N» 1 et IT^ 2^

TABLEAU DES PRINCIPALES AFFECTIONS PATHOLOGIQUES CONTRE LESQUELLES ON DOIT EMPLOYER CES SPÉCIFIQUES

Affections intermittentes et périodiques, fièvres quotidiennes , fièvres tierces ou quartes , fièvres pério-

diques simples et compliquées, fièvres pernicieuses, affections névralgiques intermittentes, telles que le tic douloureux intermittent, céphalalgie intermittente ; affections névrosiques dont le centre se ramifie aux ganglions abdominaux et thoraciques du grand nerf sympathique ; névrose cardiaque avec palpitations ; suffocation respiratoire ou dyspnée névrosique ; symptômes magnétiques^ tels qu'extases, somnambulisme, clairvoyance spontanée, à la suite d'une névrose du plexus solaire ou du ganglion semilunaire; névrose hystérique et ovarique ; désordres morbides dans les différentes fonctions de la vie organique, ou végétative, affections du foie, de la rate, telles que hépatite aiguéet chronique, hépatalgie, engorgement chronique du foie, ictère, splénite aigué et chronique, hypocondrie.

La nature, toujours sublime dans ses fins, a placé le centre jde l'intelligence, de la volonté, la faculté du sentiment et du mouvement, dans le cerveau et dans la moelle épinière ; mais elle a dû aussi penser à créer un système d'innervation dont l'office est de veiller sur un ordre de phénomènes qui se succèdent sans trêve dans notre organisme, c'est-à-dire, aux fonctions de la nutrition et de la décomposition organique, et qui puisse agir indépendamment et presque à l'insu de la partie centrale du système nerveux cérébro-spinal, qui sert à maintenir la vie de relation (i).

(1) Quelle source d^ennuis et de malaises pour la partie la plus sublime de l'homme, pour Tintelligence, pour la pensée, si ces fonctions d'un ordre si élevé devaient être continuellement distraites de l'estimation des moindres actes de la vie végétative et organique si bien illustrée par les travaux classiques de Timmortel

Bichat.

C'est pour cela que la nature a sagement créé un système nerveux particulier dit ganglionnaire, ou nerf grand sympathique, ou nerftrisplanchnique, situé de chaque côté de la colonne vertébrale, depuis son sommet, et commençant depuis le filet nerveux anastomotique du ganglion optique jusqu'à l'extrémité inférieure de cette même colonne. C'est un- ensemble de filets nerveux particuliers qui sont interrompus par des ganglions, et engendrent, de temps en temps des plexus nçrveux, se croisant avec les filets nerveux, moteurs ou sensitifs du système nerveux de la vie animale ou de relation. En même temps, ils investissent les grands viaisseaux sanguins thoraciques et abdominaux, auxquels ils forment comme une espèce degaîne, et les accompagnent dans toutes les parties du corps où ils portent leur influence nerveuse, ou le souffle de la vie de nutrition.

L'œil est fortement influencé par le ganglion ophthalmique; l'organe de l'ouïe, tous les organes du cou, tels que la gorge, le larynx, par le pïexus et les filets des ganglions de la région cervicale; le cœur, l'aorte et les poumons par un réseau de filets constituant autant de plexus très considérables. Combien de phénomènes névrotiques se trouvent occasionnés par des maladies des ganglions semilunaires et du plexus solaire, dont la puissance ou exaltation, chez une personne nerveuse, est élevée au point de constituer presque un second cerveau, qui est peut-être le siège de l'intuition et enfin quelquefois des phénomènes de la clairvoyance ? Combien de névropathies et de névroses psychiques ne se développent-elles pas, principalement

chez les femmes nerveuses, délicates ou vaporeuses, à la suite de maladies du plexus solaire ?. . . C^est j^obabJement à cause de ces considérations que Stahl y a placé le siège de l'âme, et Van-Helmont le principe de la vie..- Des deux côtés de Tabdomen jusqu'au coccyx, on observe une distribution d'innombrables filets nerveux et de ganglions du nerf grand sympathique : d'un côté, ces filets se dirigent sur les ofganes de la digestion et de l'appareil génito-urinaire ; de l'autre, ils se rejoignent et se croisent avec d'autres filets, des nerfs rachidiens, jusqu'à ce qu'ils se joignent aux vaisseaux sanguins abdominaux qu'ils accompagnent à leur destination dans les extrémités inférieures.

Quand les sensations, qui sont dans le domaine de ce second ordre du système nerveux, ne sont pas trop violentes, elles ne sortent pas de leur sphère; mais, si elles sont arrivées à un trop haut diapason, elles dépassent cette barrière physiologique et se répercutent sur le système cérébro-spinal, avertissant l'âme du désordre qui arrive dans la vie végétative, ou bien elles constituent une splanchnopathie ou affection morbide du système nerveux ganglionnaire.

Les affections morbides du grand nerf trisplanchnien et les effets consensuels qui en résultent, dans les différents organes de notre corps, exigent, de la part du médecin, beaucoup de tact pour.lediagnostic ; mais l'œil exercé du clinicien arrivera bientôt à distinguer, dans les maladiesde nos organes, ce qui dépend de l'affection locale et ce qui n'est que le symptôme d'une splanchnopathie. Certaines espèces de diplopie (spécialement dans l'elminthiasie)

avec dilatation de la pupille et avec un cercle bleuâtre autour de Torbite ; certaines amauroses accompagnées d'une difficulté de la nutrition et de faiblesse dans les facultés digestives proviennent, bien souvent, d'une aflfec-. tion morbide assez profonde du nerf grand sympathique. Certains spasmes nerveux à la gorge, au larynx, suffocations de la respiration sans cause inflammatoire ou organique, des évanouissements ou lipothymie, des palpitations cardiaques, exemptes de causes organiques, ou d'autre maladie préliminaire de cet organe, ont aussi leur source dans une altération névropathique des filets ou ganglions, ou dans quelque plexus nerveux du grand nerf trispianchnique.

Quand on doit entreprendre le traitement de ces souffrances vagues et sans caractère fixe. Ton devra toujours commencer avec quelques doses d'antiangioïtique ou d'antiscrofuleux, selon la constitution de l'individu; et, si ce traitement ne réussissait pas, on sera sans doute plus heureux en employant le fébrifuge numéro i en dilution et le numéro 2 en compresses ou onctions aux hypocortdres.

Toutes les affections du plexus solaire dans le nombre desquelles nous devons placer le somnambulisme spontané, l'extase, les différentes gradations de sensibilité morbide (la sensibilité ou sensiblerie dont les variétés sont infinies chez les pauvres femmes incomprises) y quelques névroses psychiques du plexus solaire, l'hypocondriasie, enfin la nostalgie, requièrent l'usage du spécifique dont nous nous occupons présentement. Bien souvent la catalepsie est provoquée par une exaltation morbide de la

sensibilité du plexus solaire ; pour ce motif on devra la combattre avec ce spécifique, en continuante traitement pendant longtemps, afin d'empêcher le retour d'une maladie qui peut facilement dégénérer en épilepsie. Mais je ne m'arrêterai pas devant le diagnostic de ces maladies, dont les gradations morbides multiples et variées exigent une attention et une méditation presque philosophique dans leur estimation. Je préfère parler d'un ordre d'affections qui ne sont que trop familières partout, et qui s'observent à chaque instant dans la pratique médicale, qui sont endémiques dans quelques localités déterminées, quoiqu'elles puissent se manifester dans toutes les situations chorographiques, sans en excepter aucune ; nous voulons

parler des fièvres intermittentes simples, compliquées et pernicieuses.

C'est un axiome de la science pathologique, et la raison anatomique et physiologique l'admet sans contestation, que les affections périodiques en général, et les fièvres intermittentes en particulier, dépendent d'une affection névropathique du nerf grand sympathique, ou ^u système ganglionnaire, accompagnée d'une altération plus ou moins marquée de l'appareil circulatoire et gastro-entérique. Quel que soit l'acte morbide dont se serve la nature pour faire surgir un accès de fièvre, nous n'en rechercheronsjamais la cause primitive, du moment que l'anatomie et la physiologie nous enseignent, que le nerftrisplanchnique erribranche ses fils sur la grande artère aorte jusqu'à la 'plus petite artère capillaire de notre corps ; que la circulation s'accomplit sous l'influence du grand nerf sympathique. C'est ce qui nous explique les

frissons, le ralentissement de la circulation, Tarrêt du pouls, la chair de poule, que Ton ressent au commencement de l'accès ou période spasmodique du nerf grand sympathique, la chaleur ou la sueur, avec augmentation de circulation dans la période de réaction (puisque après l'action vient la réaction). Mais ce qu'il importe le plus à l'humanité de connaître, c'est un traitement énergique qui, en guérissant ces affections, ne laisse plus les tristes conséquences que l'on observe à chaque moment dans le traitement des fièvres périodiques.

L'action profonde et non perturbatrice des fébrifuges attaque de front la cause morbide, mais ne produit aucun des terribles effets qui résultent de l'emploi à tort et à travers d'une multitude de remèdes contre les fièvres intermittentes.

Une fois que l'on aura coupé un accès de fièvre, il ne sera pas prudent de s'endormir sur un tel succès, mais on devra continuer l'usage du fébrifuge pendant quelque temps, afin d'arracher la cause morbide constituée par une oscillation anormale des fibres nerveuses du nerf grand sympathique et afin de prévenir les rechutes si fréquentes dans ces maladies. 11 sera également bon, chaque fois qu'on pourra le faire, d'éloigner pour quelque temps le malade du lieu où il a contracté les fièvres intermittentes.

L'œil exercé du clinicien distinguera facilement la simple suspension de l'accès périodique et sa guérison radicale. Dans le premier cas, quoique le malade soit délivré de l'accès, il ne jouit pas pour cela de la même élasticité et du même élan vital dont il jouissait auparavant; le pouls serré et misérable, la langue d'un blanc jaunâtre.

indiquent que le germe morbide couve dans l'organisme, et que Ton doit continuer l'usage du fébrifuge alterné quelquefois avec le spécifique antiscrofuleux ou antiangioïtique, suivant la constitution de l'individu. Il peut se faire que les fièvres intermittentes soient suivies d'une affection secondaire , chronique , telle qu'un engorgement du foie, de la rate, du mésentère, de troubles dans la digestion, de gonflement abdominal et d'une enflure générale . Les spécifiques antiscrofuleux et anticancéreux , continués pendant longtemps, feront disparaître tous ces ennuyeux restes d'une maladie qui a été mal guérie. De tels revers sont réservés à ces pauvres malheureux qui se laissent administrer de fortes doses de quinine par des médecins qui croient guérir une fièvre intermittente en supprimant l'accès par ce moyen, qui, étant si précieux, devrait être employé avec beaucoup d'égard, parce qu'il est toujours meurtrier quand on ne suit pas un traitement préliminaire afin d'ôter un centre inflammatoire, ou un embarras gastro-entérique prononcé.

Des conditions fébrites lentes (à la fin l'angioïte lente) des gastro-entérites, avec gonflement et sensation de gonflement à l'estomac après les repas, avec décomposition de la crase du sang , source de l'hydroprsie du ventre et des extrémités inférieures, de l'anasarque ou gonflement hydropique général, sont presque toujours les conséquences de cette mauvaise méthode de supprimer les accès de fièvres, sans s'assurer auparavant de leurs complications.

L'Electro- Homéopathie, assez puissante dans son

action et assez raisonnable dans sa manière d'opérer, ôte toute complication et guérit ensuite la cause morbide, en agissant sur la source du mal, et après cela, l'accès n'a plus aucune raison de continuer. Quelquefois le quinquina, employé comme chacun sait, n'a pas non plus la faculté de suspendre pour quelques jours les accès fébriles, ou, s'il y réussit, ce n'est que pour peu de temps, et au prix de graves dangers auxquels on expose l'organisme. C'est spécialement sur de tels cas réfractaires et qui s'observent dans certaines localités en grandes proportions, que mes remèdes obtiennent de splendides résultats. Mais si l'on veut ne pas avoir un retour de la maladie, il est nécessaire que le médecin et le malade aient une très grande constance dans l'usage des fébrifuges, afin de se débarrasser d'une espèce d'habitude de périodicité, contractée par le système ganglionnaire. Les fièvres intermittentes en général et les fièvres pernicieuses en particulier, sont l'effet d'un empoisonnement au moyen d'un principe miasmatique répandu dans l'air, connu sous le nom de miasme paludéen, qui provient de points marécageux et de la décomposition de substances végétales et animales. Sous ce rapport, le miasme cholérique peut à bon titre être comparé au miasme paludéen, avec cette différence toutefois que ce dernier s'attache plus particulièrement au système nerveux ganglionnaire, tandis que le premier dirige ses meurtrières attaques sur le système nerveux, cérébro-spinal et sur un grand nerf essentiel de l'appareil cérébral qui est le nerf pneumo-gastrique, qui, suivant nous, est le trait d'union entre la vie organique et la vie animale ou de relation.

J'ai vu des gonflements, des obstructions et des indurations énormes et opiniâtres du tissu hépatique, disparaître par les fébrifuges. Donnés contre les fièvres au début de la maladie qui n'est pas encore déterminée, ils suffisent souvent pour la couper et, quand ils ne peuvent la conjurer, ils la mitigent certainement.

Des compresses ou des onctions à la région de la rate, faites avec le fébrifuge 2, donnent d'excellents résultats dans toute espèce d'infirmités ; ce qui devrait suffire pour faire voir l'importance de ce viscère dont les physiologistes n'ont pas encore assigné le rôle ; mais il est dans la science classique, plus d'un point noir qui se trouvera éclairci par les eifets mêmes des nouveaux remèdes. Les divisions classiques des maladies, entre autres, n'ont plus une valeur bien réelle en plusieurs cas, si nous en jugeons par les effets des antiscrofuleux qui, montrent clairement l'origine commune d'une foule de maladies apparemment très diverses.

Termiftages 1 et 2

S'emploient contre tous les vers intestinaux, sans exception, des ascarides jusqu'au ténia et au trichocéphale. On peut en prendre en raison ^de 40 ou 50 globules pour un verre d'eau. Quand une maladie, surtout si elle est chronique, résiste au spécifique qui lui est propre, il est bon d'administrer quelque dose de vermifuge, puisque la présence des vers intestinaux peut, en divers cas, paralyser l'action des remèdes.

Pectoral 1

11 est spécifique contre les affections suivantes : irritation de la membrane muqueuse de la trachée et des bronches, bronchite aiguô et chronique, bronchite capillaire, folliculaire, trachéite et bronchite produite par des émanations sulfureuses, brônchorrhée, et, çn général, contre toutes les affections des bronches.

Peetoral 2

C'est un spécifique puissant contre les affections suivantes : pulmonite, pneumorrhagie symptomatique de la fusion tuberculeuse, phthisie tuberculeuse, phthîsie lente et galopante, emphysème pulmonaire.

Peetoral 3 et Peetoral 4

Sont indiqués dans Técoulement catarrhal des bronches, catarrhe chonique et catarrhe suffoquant des vieillards et dans toutes les espèces de toux.

SemMe nouTeau ou IntnympliatiQae

(trouvé RéCEHHENT)

A une action universelle sur le sang comme sur la lymphe. S'emploie de préférence pour Tusage externe : en bains, onctions et compresses.

Antîvénérien

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