SCORBUT
Maladie dont les principaux symptômes sont l'affaiblissement général, des hémorragies par diverses voies, des ecchymoses livides, la tuméfaction et le saignement des gencives.
L'action prolongée du froid humide paraît être une des causes les plus actives du scorbut ; cette affection se montre particulièrement en pleine mer, dans les temps orageux, dans les vaisseaux privés de viandes fraîches et de végétaux récents.
t LE COMTE CESAR MATTEI
La tristesse, la malpropreté, l'usage exclusif des salaisons, les fatigues excessives ou une inaction inac' coutumée, concourent aussi à son développement.
L'aversion pour toute espèce de mouvement est ur des premiers symptômes du scorbut ; il s'y joint des lassitudes, de l'engourdissement et des douleurs dans le; membres, rarement un gonflement général avec tumeur dures dans les muscles du mollet et de la cuisse, et If rétraction des jambes ; les battements du cœur et de: artères sont faibles et lents ; il survient des défaillance: au moindre mouvement, le sang s'échappe de toute: parts des vaisseaux qui le renferment ; de là les ecchy moses sous cutanées, les hémorragies des membrane: muqueuses, celles qui ont lieu par d'anciennes cicatrices par les plaies ou les ulcères des téguments. On dol encore rapporter aux symptômes ordinaires du scorbut le gonflement livide et le suintement sanguinolent de gencives, l'œdème des membres, la pâleur, la lividité e la bouffissure de la face ; l'abattement moral et physique le trouble des digestions, les coliques, la gêne de I; respiration, la diminution de la chaleur, la fétidité di l'haleine.
Au milieu deces troubles si graves, les facultés Intel lectuelles sont ordinairement intactes ; mais il y a dépres sion morale, désespoir, nostalgie et quelquefois tendano au suicide. Après une durée fort variable le scorbut si termine par la guérison ou la mort. Celle-ci arrive, soi dans un accès d'oppression, de dyspnée, soit dans uni syncope, ou bien les malades s'éteignent par suite d' l'épuisement de leurs forces.
Traitement
Le traitement du scorbut doit être surtout hygîén ique ; ainsi, un air sec, des vêtements chauds et une bonne alimentation végétale et animale sont des excel lents préservatifs.
Dilution O ait. A*. Bains de L. Gargarismes d'El. A. Onctions au cœur et à Taorte avec A' et de F^ aux hypocondres. Compresses de S^ et de O sur les plaies.