‹ Médecine électro-homéopathique; ou, Nouvelle thérapeutique expérimentaleChapitre 195 sur 217 · SYPHILIS · texte numérisé non relu

SYPHILIS

La syphilis n'a pas de genèse spontanée, actuellement au moins, plie résulte toujours d'une contagion, d'une inoculation, de la jpénétration matérielle d'une substance virulente dans l'organisme.

Il est certain qu'il y a eu autrefois un premier syphilitique, lequel n'a pu gagner la syphilis d'un autre syphilitique. Comment cela s'est-il fait ? Nous n'en savons rien ; mais ce qui n'est pas moins certain, c'est qu'aujourd'hui les choses ne se passent plus de même, et l'on peut regarder comme un axiome la proposition suivante : Quand on gagne la syphilis, c'est qu'on l'a prise de quelqu'un.

La syphilis, en effet, n'est pas de nos jours le résultat de causes morbifiques individuelles ; elle n'est pas élaborée primitivement dans l'économie, elle ne résulte pas de prédispositions latentes, d'excès fonctionnels, d'usure d'organes, de détérioration de système, de vices constitutionnels se préparant lentement et sourdement dans l'organisme ; elle ne s'abat pas sur le malade à l'instar d'une hémorragie cérébrale succédant à des lésions vasculaires, d'un infantus viscéral, etc. Non, elle est toujours, et dans tous les cas, le résultat d'une cause accidentelle de provenance extérieure, le dérivé d'une contagion.

(Pour le traitement voir Antivénérien, page 54.)

PAR LE COMTE CESAR MATTEl 415

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