AIGREUR DE L'ESTOMAC
Signe de mauvaises digestions.
Traitement
S. (deuxième verre), application El. R. au creux de Testomac.
ALBA DOLEIVS
Affection propre aux femmes en couche, se traduit par une enflure blanche, unie et chaude au toucher, qui occupe un des membres inférieurs, quelquefois les deux; mal traitée, elle peut durer une année ; il peut y avoir fièvre ou absence de fièvre.
Traitement
S'il y a fièvre : A. ait. F* (deuxième verre). Onctions F- aux hypocondres. Compresses A^ sur les veines atteintes. Compresses El. A. Application El. B. au sympathique.
ALBUMIIVURIE
Perte d'albumine (élément des corps organisés) par
les urines, accompagnée de maux de reins et de dépérissement graduel de l'organisme.
Traitement
Dilution S. Bains de C* ou S* ou A^ ou L. Application El. R. ait. El. J. au sacrum, occiput, sympathique et à tout le long de Tépine dorsale. Onctions S* aux reins. En cas de résistance, essayer C, C^, S^ en dilution.
ALOPECIE
Chute des cheveux, si elle est naturelle.
Traitement
Dilution S. onction à la tête avec C*. Application El. R., El. B.
ALOPÉCIE SYPHILITiaUE
La syphilis provoque fréquemment chez la femme aussi fréquemment que chez Thomme, la chute des poils du corps et spécialement celle des cheveux.
L'alopécie crânienne est un accident sur lequel sont généralement répandus dans le public certains préjugés dont il n'est pas sans intérêt de faire justice. C'est là, de plus, un symptôme des plus communs qui tourmente beaucoup de malades.
C'est une opinion assez communément accréditée que r alopécie constitue un symptôme de vieille vérole, de vérole remontant à de longues années. Voit-on, par exemple, un homme devenir chauve à Tâgede maturité, on ne manque guère d'entendre rattacher cette calvitie à ce qu'on appelle par euphémisme « les péchés de jeunesse » ce qui, médicalement signifierait ceci : que cet homme perdant ses cheveux vers la quarantaine, les perdrait par le fait d'une syphilis contractée dans l'adolescence, c'est-à-dire quinze ou vingt ans auparavant. Or, rien n'est plus faux ; rien n'est plus contraire à la vérité.
Loin d'être une manifestation tardive, l'alopécie syphilitique constitue au contraire un accident de vérole jeune, de vérole âgée de quelques mois, d'une ou de deux années tout au plus. L'alopécie syphilitique est essentiellement secondaire.
C'est en effet, une règle presque générale, que les cheveux commencent à tomber, à la suite des premières poussée secondaires. C'est, le plus habituellement, vers le troisième, le quatrième, le cinquième, le sixième mois de la diathèse que l'alopécie se manifeste, dans l'évolution naturelle de la maladie. Il est également assez commun de l'observer dans les derniers mois de la première année, et dans le cours de la seconde. Au delà de ce terme, elle devient rare, exceptionnelle même, et si parfois on la voit encore se produire à une époque un peu plus reculée, cela, est dû, presque toujours, à l'intervention du traitement spécifique qui l'a rendue plus tardive et en même temps aussi plus légère.
Mais passé les premières années de la diathèse, au delà de ce qu'on appelle la période secondaire, Talopécie syphilitique n'existe plus, ne se rencontre pas.
Les cheveux des syphilitiques tombent de l'une des deux façons suivantes :
1 . Ou bien ils tombent à la suite et sous l'influence de syphilides disséminées du cuir chevelu ;
2. Ou bien ils tombent, et même c'est là le cas de beaucoup le plus fréquent, sans raison locale, sans lésion apparente qui en explique la chute.
Dans le premier cas, n'est pas rare de trouver, comme explication de l'alopécie, des syphilides disséminées du cuir chevelu, syphilides superficielles, plus ou moins confluentes, plus ou moins étendues comme surface plus ou moins rebelles comme durée. Quelles qu'elles soient, toutes ces syphilides contribuent à faire tomber les cheveux en altérant et en attaquant le bulbe pileux.
Au nombre de ces lésions du cuir chevelu, pouvant déterminer des alopécies partielles, disséminées, et d'une intensité proportionnelle, à la confluence des éléments éruptifs, citons plus spécialement : la syphilis acnéiforme, très commune au début même ou dans les premiers temps, de la période secondaire, et se caractérisant par de petites croûtelles légèrement saillantes, du diamètre d'une tête d'épingle, d'une teinte jaunâtre ou brune ; — la syphilide papulo- croûteuse ; — la syphilide impétigineuse ; — l'ecthyma plat ou superficiel, etc.
Citons aussi une forme de syphilide, qui bien que peu connue, n'en est pas moins assez fréquente, chez la
femme particulièrement. C'est la syphilide pityriasiforme ou roséole furfuracée du cuir chevelu, consistant en des rougeurs éparses, lenticulaires ou diffuses, assez pâles de ton pour échapper à l'examen le plus souvent, et recouvertes * d'une desquamation très fine, presque microscopique, à peine appréciable pour l'observateur non prévenu.
Second cas. Très souvent, le plus souvent, les cheveux des syphilitiques tombent sans raison appréciable, ou bien, s'il existe sur le crâne quelques lésions, ces lésions sont loin de rendre compte de l'alopécie ; car elles expliquent bien pourquoi le cheveu tombe là où elles existent, mais elles n'expliquent en rien pourquoi il tombe là où elles n'existent pas.
L'alopécie syphilitique n'est jamais que temporaire ; elle se produit pour un temps, pour quelques semaines, plus habituellement pour quelques mois, pour une année au plus ; au delà, toujours et invariablement il advient ceci : que les cheveux tombés repoussent, que les surfaces dénudées se regarnissent, et que finalement la chevelure revient à son état normal, à moins, bien entendu, que des lésions profondes et véritablement ulcéreuses n'aient entamé le cuir chevelu, car, sachez-le bien, la vérole n'a jamais fait de chauves, (i)
Traitement
A opposer à l'alopécie syphilitique : dilution Ven. ait. C. Onctions de Ven. Bains de A. Ven. C^.
(i) Fournier.