‹ Médecine électro-homéopathique; ou, Nouvelle thérapeutique expérimentaleChapitre 72 sur 217 · CANCER DE L* ESTOMAC · texte numérisé non relu

CANCER DE L* ESTOMAC

Dans le cancer de Testomac, l'orifice cardiaque ou pylorique, la petite ou la grande courbure de Torgane sont seuls occupés par la production morbide qui se développe dans la muqueuse gastrique, s'étend aux parties voisines et amène le rétrécissement du viscère ou de ses orifices. Le cancer du cardia rétrécit cette ouverture en produisant au-dessus la dilatation de Tœsophage, et il amène des vomissements peu après l'ingestion des aliments solides. Le cancer du pylore, en rétrécissant cette ouverture, occasionne la dilatation considérable de l'estomac, le séjour prolongé des aliments qui passent difficilement dans les intestins ; et les vomissements ne se produisent que deux ou trois heures après les repas.

Le squirrhe, l'encéphaloïde, les végétations épithéliales ou cancroïdes et la matière colloïde en plus ou moins grande quantité, constituent anatomiquement le cancer de l'estomac.

De la gastralgie et des douleurs dans le dos, de la pesanteur à l'épigastre, des éructations inodores ou sulfiirées, des régurgitations glaireuses, neutres ou acides, des vomissements noirs formés de sang à demi digéré et une tumeur épigastrique annoncent sûrement un cancer à l'estomac. Le cancer de l'estomac laisse vivre quelques années, mais il entraîne toujours la mort par inanition, par péritonite suite de rupture ou par épuisement ou cachexie cancéreuse, caractérisée par une teinte jaune paille du visage.

EXTRAIT de la Revm française d'Hélectro-Homéopatbie, (Août 1883). — D*" Labonnardière.

Malgré Texemple de la plupart de nos confrères, directeurs et rédacteurs de Revues et journaux scientifiques et médicaux populaires, adressés aux gens du monde comme aux médecins indépendants et progressistes, nous ne voulons faire, ici, ni politique, ni polémique, ni réclame médicale, industrielle ou commerciale ; car nous savons qu'en toutes choses il est des adversaires, — le plus grand nombre peut-être, — qu'il s'agit moins de convaincre, avec l'aide des faits, les plus brutaux, mais les plus entêtés des arguments ; avec l'aide du temps, qui fait souvent de l'absurde d'hier et du paradoxe d'aujourd'hui la vérité de demain ; avec l'aide, enfin, du bon sens public, qui, parfois offusqué par quelque prestige, éclipsé par quelque défaillance, revient toujours à certaine heure ; heureux encore quand ce n'est pas trop tard, deux mots fatidiques qui ont retenti dans presque toutes nos révolutions comme le glas funèbre d'un irréparable passé !

Mais toute actualité médicale nous appartient de droit, quel qu'en soit le sujet ; ainsi croyons-nous de notre devoir d'entretenir aujourd'hui nos lecteurs de la maladie terrible, de plus en plus fréquente à notre époque d'attristantes préoccupations et de passions dépressives, qui a frappé à mort le dernier descendant de la branche aînée des enfants d'Henri IV, l'héritier de la race des Bourbons et d'une royauté quatorze fois séculaire, à la mémoire duquel nous venons rendre hommage après l'opinion européenne et universelle.

Mr le comte de Chambord vient de succomber, après plusieurs mois d'une maladie, chronique d'emblée en apparence, quoique datant probablement de plusieurs années quand à ses débuts réels, à l'étiologie de laquelle les amertumes de l'exil, les regrets patriotiques sur les revers de la France, les déceptions cruelles, enfin, qui ont suivi le brisement de toutes ses espérances prêtes à

se réaliser, n'auront pas dû rester étrangers; en un mot, à un cancer de Testomac, suivant la première opinion émise, que nous croyons être la plus vraie, ou, suivant les résultats publiés d'une autopsie sommaire, à une ulcération de Testomac, avec tumeur ou sans tumeur, compliquée de lésion de l'œsophage, d'atrophie des reins, d'anévrisme de l'aorte et d'autres graves désordres organiques.

Si, dans les premiers jours de juillet dernier, lorsque la maladie du prince, annoncée alors seulement par le journal V Union, mais dont d'autres journaux bien informés et moins discrets avaient parlé dès le milieu de mai, semblait éclater comme un coup de foudre, quelques bruits et soupçons d'empoisonnement criminel s'étaient produits au milieu de la première stupeur et de l'émopublic inséparables d'une pareille alarme, malgré les démentis les plus autorisés et l'absurdité scientifique d'une intoxication capable de produire une telle dégénérescence graduelle, la vérité sur la nature probable de la maladie s'est fait jour de prime abord pour le monde médical.

Toutes les réticences et les atténuations voulues et intentionnelles des médecins et chirurgiens de premier ordre, tant étrangers que français» qui ont été appelés à lui donner leurs soins éclairés et zélés, mais déjà bien tardifs, n'ont pu donner le change, même de loin, aux médecins qui suivaient jour par jour les bulletins de FrohsdorflF dans leurs détails caractéristiques. Tout au plus aurait-on pu hésiter, dans la première période, et d'après des rapports incomplets ou obscurcis de parti pris, à bonne intention, nous le savons, sur un diagnostic différentiel, à distance, entre une gastrite aigué, arthritique, à marche rapide, avec ulcération progressive de la muqueuse gastrique, ou bien un cancer de l'estomac, inaperçu au début, à marche insidieuse, à processus plus ou moins lent, mais l'un ou l'autre devant, selon un pronostic trojï^robable, aboutir au dénoûment inéluctable de la mort par inanition.

Toutefois, les symptômes successifs et journaliers de la dégénérescence cancéreuse, les vomissements de ma-

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tières glaireuses, puis alimentaires, les alternatives de recrudescence et d*accalmie, les rechutes et les apparences de retour au mieux, surtout sous Tinfluence d'une alimentation liquide sévèrement ménagée, mais en même temps l'amaigrissement rapide, la prostration absolue, la pâleur caractéristique, le marasme et l'état squelétique auxquels les bulletins journaliers montraient l'auguste malade réduit par une aflfection inexorable, à physionomie si difficile à méconnaître ; enfin, les intolérables et indicibles douleurs des derniers quinze jours d'une véritable agonie, d'autant plus navrante qu'elle a coïncidé jusqu'au bout, comme il arrive ordinairement en pareil cas,, avec une intégrité, une lucidité parfaites, sauf quelques défaillances passagères, de l'intelligence, du sentiment, de la volonté, et les angoisses du supplice mortel de la faim ; un tel appareil morbide faisait trop vraisemblablement pressentir le diagnostic si grave tout d'abord, qu'avaient porté dans leurs premières consultations les célèbres médecins viennois, MMrs les docteurs Mayr, Drasche et Billroth, et dont les révélations posthumes ont été confirmées par l'autopsie, pratiquée le 26 août, en présence de notre illustre professeur Vulpian, par MMrs les docteurs Drasche et Mayr, médecins traitants, et Stanzl, délégué des autorités de Neustadt.

Ainsi le diagnostic et le pronostic portés au début du traitement, et auxquels s'était associé Mr le professeur Vulpian dans les consultations communes des 15 et 16 juillet, ont pu être justifiés par le dénoûment mortel et les constatations posthumes. Pourtant, au lit d'un homme des plus vigoureusement constitués, dans toute sa force et sa santé apparentes il y a quelque temps à peine, d'une résistance vitale éprouvée et rare aujourd'hui, atteint d'une affection qui ne s'était révélée que depuis deux ou trois mois par des troubles gastriques que lui-même jugeait insignifiants, des maîtres de la médecine officielle moderne ont dû tout d'abord porter une condamnation sans retour ; ils ont fait, — c'est notre conviction, — tout ce que. leur savoir, leur

i PAR LE COMTE CÉSAR MATTEI :|ll

conscience et leur ^èle pour sauver un malade sur lequel tout le monde avait les yeux, ont pu leur dicter et leur inspirer; cependant ils ont dû confesser de prime abord leur impuissance, ou plutôt celle de Tart médical, et se borner à une médication expectante armée — c'est le mot, — à une hygiène bien entendue, à un régime alimentaire approprié à la tolérance de Testomac ; ils ont dû renoncer bientôt aux injections de morphine, dernière ressource, souvent pire que le mal, contre les douleurs poignantes du cancer; n'est-ce pas à désespérer de la médecine? N'y a-t-il pas lieu de s'écrier, après Qaude Bernard : « La thérapeutique n'existera donc jamais ?»

Aurait-on pu faire autrement, dans l'espoir de faire mieux ? C'est la question qui s'impose tout naturellement à l'esprit de quiconque a étudié à fond, expérimenté largement et su apprécier de sens rassis, avec le critérium du vrai médecin, la médecine nouvelle du comte Matteï pour ses succès éclatants, comme pour ses échecs ou ses revers dans le traitement des maladies réputées incurables, comme les diverses maladies, toutes mortelles, aux yeux de la science officielle, dont était atteint le comte de Chambord, d'après les constatations nécroscopiques. Ce n'est qu'avec une réserve extrême que nous pouvons poser cette question si délicate, que nous ne mettrons pas même en discussion, autant par respect pour la mémoire d'un prince qui sut inspirer tant de dévoûments, que pour des médecins aussi autorisés et dont nous apprécions le savoir et le caractère.

D'ailleurs, la Providence a ses vues ; elle, qui n'a pas voulu accorder un miracle aux prières de tant de fidèles, aurait-elle permis qu'une méthode thérapeutique dont un grand nombre de médecins distingués ont observé depuis vingt-cinq ans, soit entre les mains du comte Matteï, son glorieux inventeur, à Bologne, à Rome, à la Rocchetta, soit entre leurs propres mains, soit même entre les mains des personnes absolument étrangères à la médecine, des triomphes surprenants, des succès merveilleux dans un grand nombre de cas de

maladies désespérées, d'affections cancéreuses et arthritiques de toute sorte et à tous les degrés ; qu'une telle thérapeutique, disons-nous, remportât ici une victoire absolue et décisive sur la science autoritaire qui ne veut ni connaître, ni protéger les innovations en dehors de ses Ecoles et de ses Académies ?

Parmi les innombrables remèdes expédiés de tous les points du monde, entre les conseils adressés de toutes parts, s'il faut en croire les racontars et les reportages de ces deux derniers mois, aux divers médecins qui ont été appelés à Frohsdorflf, a-t-on expédiés des remèdes Matteï ? a-t-on conseillé de traiter l'auguste malade par l'Electro-Homéopathie ?

Peut-être, et il y aurait d'autant moins lieu de s'en étonner que l'on sait que dans plus d'une Cour de l'Europe le comte Matteï compte des princes, et même des souverains pour clients. Est-ce à dire que l'on eût pu espérer, à l'aide d'un traitement électro-homéopathique, dont on n'a pas usé, si tant est qu'il ait été proposé à ses médecins ou à son entourage, le guérir d'une maladie qui, pareille à un poison lent, infiltré dans le sang par la nostalgie de la patrie absente, plus encore que d'un trône perdu, avait depuis longtemps étendu ses ravages dans l'organisme entier.

Personne n'oserait l'affirmer, quoique des exemples de cancers de l'estomac, même à une période avancée de leur évolution, qui ont été guéris par l'Electro-Homéopathie radicalement et sans récidive, aient été consignés en assez grand nombre dans les divers ouvrages ou publications relatifs à la médecine nouvelle qui ont paru depuis vingt-cinq ans. A défaut d'une guérison complète, il ne nous paraît guère douteux que l'intervention opportune et sagace d'un traitement électro-homéopathique, aux débuts même des premières manifestations dyspeptiques, des vomissements en particulier, qui pouvaient mettre un praticien expérimenté en garde contre une affection cancéreuse des organes de la digestion, n'eût présenté des chances heureuses d'enrayer la maladie, d'en combattre pied à pied le développement sur place et l'ex-

tension aux organes voisins, d'en retarder la marche fatale en favorisant la nutrition, de prolonger une existence précieuse, mais surtout de diminuer, de soulager et, comme nous Tavons vu chez la très grande majorité des malades affectés de cancers viscéraux, de supprimer presque complètement les atroces et continuelles douleurs qui étreignent les malheureuses victimes d'un cancer des organes digestifs à sa dernière période.

Nous nous reprocherions d'insister sur ces considérations à l'appui desquelles nous pourrions invoquer en assez grand nombre des souvenirs comparés, empruntés à notre pratique personnelle antérieure et postérieure à l'adoption de la médecine et des remèdes du comte Matteï, dans toutes les affections cancéreuses. Mais nous croirions, encore une fois, ne pas avoir rempli jusqu'au bout un devoir de conscience, si nous n'en déduisions les conséquences logiques et des conseils profitables pour les familles qui veulent bien nous accorder leur confiance, et qui se rallieront de plus en plus nombreuses à la médecine d'action et de combat, à la médecine nouvelle déjà éprouvée, mais susceptible de progrès, qui a guéri, guérit encore tous les jours tant de maladies considérées comme inéluctables, dès leur invasion ; à la médecine qui seule a la puissance de poursuivre le mal jusque dans les dernières profondeurs de l'organisme humain, et si cet organisme est condamné à périr, de soulager et d'atténuer au moins, les plus affreuses douleurs humaines. c/Ude-toi, le Ciel f aidera !

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