CANCER DU POUMON
Chez un adulte non scrofuleux, de petites hémopthysies fréquentes et peu abondantes, de la dyspnée avec faiblesse partielle, de la résonnance thoraxique, l'absence de bruit respiratoire et le retentissement de la voix sans souffle bronchique, doivent faire craindre un cancer du poumon.
Le cancroïde a son siège à la peau et n'est qu'une dégénérescence de la peau ; il apparaît le plus souvent à
la face, aacol utérin, aux lèvres, à la verge, à la vulve, à Tanus ; à la langue, à l'œsophage, à Testomac, aux intestins, au rectum.
Il est essentiellement local et ne produit pas d'infection générale de l'économie.
Nous pouvons affirmer que l'Electro-Homéopathie possède réellement de précieux agents, capables de neutraliser le virus et de détruire la diathèse cancéreuse. La puissance des anticancéreux peut surprendre tout observateur consciencieux.
Il verra une lutte terrible engagée entre la médication et le mal. Et si le cancer n'est qu'en formation, si la tumeur ou l'ulcération est de date fréquente et, que l'infection des tissus se fasse assez lentement pour permettre au sang de se refaire, on verra le cancer rétrograder, puis disparaître ; enfin la partie désorganisée se réorganisera. Plus le mal sera combattu à temps, plus la guérison se fera vite.
Symptômes dti cancer. — Glande cancéreuse.
I® Dureté plus ou moins grande.
2" Absence de sensibilité au toucher.
3® . Tendance à grossir plus ou moins lentement après être restée des années stationnaire, à se fixer après être restée longtemps mobile, à adhérer à la peau extérieure, à donner à cette peau une couleur d'un rouge plus ou moins terne.
Glande ouverte, — Plaie.
1® Bords élevés, déchiquetés, durs.
2® Douleurs lancinantes.
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3** Couleur noire ou lardacée de l'intérieur.
4* Suppuration limpide comme de Teau.
5^ Odeur fétide.
Quand un cancer rétrograde, il perd tous ces caractères à peu près dans Tordre inverse qu'ils ont suivi pour paraître. La glande devient moins grosse, moins dure, moins adhérente, plus incolore ; elle redevient mobile, elle acquiert une certaine sensibilité ; se fond, se dissout, s'amoindrit et enfin disparaît entièrement.
La plaie perd sa fétidité, les douleurs sont diminuées, puis supprimées entièrement, (si bien que dans des cas de cancer traités trop tardivement, nous avons vu les malades s'éteindre par faiblesse, mais sans souffrance aucune). La couleur passe du noir au rouge, plus tard au rose.
Des fragments de chair cancéreuse se détachent et tombent à chaque pansement tandis que les bords s'abaissent, se régularisent et s'attendrissent.
La suppuration tend à se transformer lentement en pus épais, jaunâtre ou rose. Des chairs nouvelles se forment dans le fond de la plaie qui, peu à peu, se cicatrise.
Pendant que s'accomplira ce long procédé de déblayage et de réconstitution, on peut être assuré que la médication opère et on se gardera bien de rien changer au traitement et surtout de l'interrompre, même pour un seul jour.
Il est des cancers, celui du sein, de la lèvre et celui de la matrice, où la tumeur tombe parfois d'un seul bloc au lieu de s'en aller par fragments. Il est d'autres circonstances où le cancer, paraissant guéri, reprend tout à coup une nouvelle force. On doit alors modifier le
traitement, ou par un abaissement de la dose ou par remploi d'autres anticancéreux.
L* Anticancéreux étant le plus puissant purificateur du sang et de la lymphe, et le cancer ne se produisant guère que chez un tempérament angioïtique, tout au plus mixte, on saura que les deux principaux remèdes sont C. et A. S'il y avait fièvre on ajouterait à ces deux remèdes F., jusqu'à ce que la fièvre soit enlevée.
L'emploi de F. au début de la fièvre de résorption a suffi pour l'arrêter et a permis la guérison de cas fort avancés.
Enfm lorsque le cancer, après avoir fait des pas visibles vers la guérison, s'arrête et résiste aux médications habituelles, on est parvenu à le tirer de cette inertie en, prenant au réveil 20 globules C" en une seule dose, dose qu'on peut répéter pendant plusieurs jours. On a encore recours au traitement par le Ver. dans toutes les maladies rebelles à leur antitode naturel, parce que la présence de vers de toutes sortes peut paralyser l'effet des remèdes. Un état maladif quelconque suffit pour les faire pulluler.
Dans ces circonstances, on ajoutera au traitement, 10 globules Ver. à sec sur la langue (les prendre le soir avant de s'endormir)^ puis au réveil, première ou deuxième dilution du même remède sans retrancher. A. et C. On tâche de faire intervenir le C. le plus possible dans le traitement, en proportionnant la quantité de A. aux désordres sanguins. Si e C. n'a pas produit l'effet voulu essayé à quelques doses, ou que cet effet après avoir été efficace pendant quelques temps,
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discontinue de Têtre, ou né Test plus autant, on lui substitue avec avantage le O.
Une fois la maladie vaincue, Ton continue encore longtemps le traitement par le C. puis le S. (vers la fin donnés à sec seulement). Dans des cas graves et sur des sujets affaiblis par l'âge, le traitement de S. ne doit finir qu'avec la vie ; il est toujours facile d'en mettre seulement dans le vin des repas.
Traitement interne
Le premier mois, deuxième dilution A. ait. C. (essayer la première dès qu'on peut la supporter). A. le mâtin et C. dans l'après-midi. D'heure en heure un globule de C. à sec sur la langue ; 5 globules C. dans le vin de chaque repas. Si le malade se plaint de mauvaises digestions, de faiblesse, on donnera S. 5 globules à sec au réveil et deux ou trois après chaque repas. Après le premier mois, si le C. produit peu d'effet, essayer le C'ait. A', un globule deO toutes les heures, 10 globules C. dans le vin des repas.
Traitement externe
Trois fois le jour : au réveil, au milieu du jour, avant de se coucher, onctions de C^ sur la tumeur (si elle est fermée, car on ne doit jamais mettre des corps, gras sur les plaies ; pour les onctions, se servir de glycérine qui rend le remède plus adhérent à la peau).
Trois fois le jour : onctions de A^ au cœur et de F*^ aux hypocondres et application de El. R. ait. El. j. aux
S3rmpathiques, plexus solaire, occiput, creux de Testomac et à tous les nerfs voisins de la tumeur. Au réveil, 5 gouttes El. B. sur le crâne.
On laissera perpétuellement sur la tumeur,qu'elle soit ou non ulcérée, des compresses (renouvelées plusieurs fois le jour, parce que sèches elles ne produisent aucun effet) ; si la tumeur est fermée, on imbibera un petit chiffon de toile avec El. R., on le placera sur la tumeur ménie, puis on recouvrira d'une grande compresse bien mouillée de C* (20 globules par verre d'eau) et ensuite d'une toile gommée, pour conserver les compresses plus fraîches et plus adhérentes à la peau.
Si la tumeur est sujette aux hémorragies, on imbibera le petit chiffon de toile avec El. A. et on le recouvrira avec une grande compresse de C^.
Si la tumeur est ulcérée on imbibera le petit chiffon d'El. V. et on recouvrira d'une compresse de C^. Ordinairement, grands bains deux fois par semaine, de 1 5 à 20 minutes selon que les peut supporter le malade. On les alterne de A' et O et, en cas d'état nerveux très prononcé, de temps en temps un bain de F", calme le système nerveux.
Si, après un long traitement, une plaie cancéreuse externe tend à ce cicatriser, il faut hâter cette cicatrisation par des compresses de S. et continuer longtemps encore le traitement interne et les bains de S*.
Pour tous les autres cancers, soit de l'œil, soit de la matrice, soit de l'utérus, soit de la gorge, bains, compresses, gargarismes, injections, lavements, etc., avec les remèdes ci-dessus indiqués.
En cas de trop vives souffrances, descendre pour un jour ou deux seulement, la dilution, et remonter les doses dès que la souffrance est apaisée. Si on descend les doses pour la dilution, on les descend de même pour les bains, les compresses, enfin pour tout Tusage externe. Ne jamais désespérer, parce qu'avec la persévérance on sera sûr de vaincre. Cette maladie peut durer des mois, même des années, tout dépend de la gravité du mal. Se faire peser de temps en temps ; l'augmentation du poids est le signe certain que les tissus se réorganisent au lieu de se désorganiser ; et quelque vives que soient les souffrances, on peut être assuré que le travail réorganisateur s'opère.
CARDIALGIE
Douleursd'estomac. La cardialgie estpresque toujours symptomatique de quelque autre affection, telle que, l'inflammation, l'embarras gastrique, l'altération du tissu de l'estomac, l'accumulation de gaz dans sa cavité, l'introduction de substances vénéneuses, etc. Quelquefois aussi, elle existe sans qu'on reconnaisse aucune affection à laquelle elle puisse être rapportée.
Elle est caractérisée par une douleur continue ou intermittente, le plus souvent exacerbante, plus ou moins vive, occupant la partie moyenne de l'épigastre ou la région même du cardia, et n'augmentant pas par la pression extérieure .
Traitement
Dilution S. Application El. R. au creux de Testomac. Bains L. S.