‹ Médecine électro-homéopathique; ou, Nouvelle thérapeutique expérimentaleChapitre 93 sur 217 · COXALGIE · texte numérisé non relu

COXALGIE

Affection de l'articulation coxo-fémorale qui offre tous les caractères anatomiques et physiologiques des tumeurs blanches des articulations.

Dans sa première période, la coxalgie ne se révèle localement que par une douleur sourde et profonde de la hanche. D'abord intermittente et erratique, cette douleur devient fixe et plus vive, fort souvent elle se manifeste bien plus au genou qu'à la hanche elle-même. A cette époque le malade se plaint de la faiblesse du membre affecté et commence à boiter.

La seconde période est marquée par l'allongement du membre, et la troisième par son raccourcissement.

Le second de ces phénomènes est la conséquence du premier.

En effet, l'allongement du membre résulte de l'altération avec épaississement des surfaces articulaires ; mais lorsque cette altération est arrivée au point que Ja cavité cotyloïde n'a plus une profondeur suffisante pour loger et maintenir la tête du fémur, cet os est ramené en haut de la cavité par les muscles qui s'y insèrent, et l'on observe tous les phénomènes caractéristiques de la luxation.

Enfin, Taltération des parties affectées suit la marche qui lui est propre ; il se forme des abcès dans Tarticulation et dans son voisinage, et dans la majorité des cas, le malade finit par succomber parce que, en effet, la coxalgie spontanée ne constitue pas une simple lésion locale, mais elle est toujours liée à une affection générale, le plus ordinairement de nature scrofuleuse; ainsi, dans le traitement de cette maladie, il faut s'adresser à la cause qui, dans la majorité des cas et surtout à son début, peut très bien être vaincue par nos remèdes électro-homéopathiques.

Traitement

Si le malade est lymphatique on donne : dilution L. ou S. et application d'El. R. à la pointe du fémur et aux nerfs supérieurs de la jambe (soir et matin). Si Tétat lymphatique est grave, on donne S. ait. C, et si la constitution est mixte, S. ait. A. i grain de C* toutes les demi-heures, à sec, et en cas de résistance, à sec, C* ait. A-. Bains de O ait. S* ou L. Compresses sur le fémur avec El. B. Compresses et onctions de C\

Dans la coxalgie spontanée le traitement est de plus longue durée, mais on obtient la guérison.

CRACHEMEXT DE SANG

On comprend sous cette expression toute espèce de crachement de sang, quelle que soit la partie des voies

respiratoires ou digestives dans lesquelles ait eu lieu rhémorragie.

Traitement

Dilution A* (deuxième ou troisième verre). Si le symptôme est des voies respiratoires, A. ait. P. Bains de C" ait. A*. Onctions et compresses au cœur avec A^. Onctions de F^ aux hypocondres. Application d'El. A. à l'occiput et au sympathique.

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