‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 2)Chapitre 101 sur 237 · OREILLONS · texte numérisé non relu

OREILLONS

C'est l'engorgement de grosses glandes salivaires, qui sont situées en avant et un peu inférieurement aux oreilles. Fréquente chez les enfants, cette affection ne présente rien de grave si elle n'est pas répercutée. Quelquefois l'engorgement s'étend à toute la gorge; alors le malade ne

peut ni mâcher, ni avaler, et les symptômes augmentent de trois à quatre jours, mais il n'y a jamais de danger à craindre. Le mal disparaît du cinquième au septième jour ; il peut encore se porter sympathiquement sur le sein ou sur les testicules, ce qui arrive quelquefois : alors ces glandes sont rouges et douloureuses ; il se déclare, dans ce cas, des douleurs d'entrailles et d'autres symptômes. C'est la période la plus critique de la maladie. Qu'on tienne donc le malade chaudement, mais avec modération; on devra veiller à ce qu'il ne prenne ni échauffement, ni refroidissement; on le privera de toute nourriture ou boissons excitantes. On ne fera pas de remède extérieur; la seule précaution à prendre, c'est d'entourer le cou d'un mouchoir de coton ou de fil, et jamais de laine ou de soie.

Le principal remède est merc. viv., qui a rarement besoin d'être répété. Lorsque la maladie prend un caractère inflammatoire, ou que l'engorgement est devenu rouge et tourne à l'érysipèle, ou s'il disparaît pour gagner le cerveau, ce qui se reconnaît à l'affaissement subit de la joue, à la perte progressive de connaissance ou au délire, donnez alors bell. Si le cas devient plus intense, on dissoudra ce remède dans l'eau pour l'administrer toutes les heures par cuiller à dessert, jusqu'à ce qu'il y ait diminution. Lorsque le malade est pris d'une fièvre lente, que l'engorgement est dur et se circonscrit; s'il disparaît et se porte sur l'estomac, donnez carb. veg. ; si carb. veg. ne suffit pas à dissiper la fièvre lente, donnez cocc. O.; si belL ne réussit pas à faire cesser la fièvre inflammatoire dans l'espace de trente-six heures, donnez hyosc. O.; si merc. viv., administré au début du mal, n'a pas apporté d'amélioration, et que le malade ait pris antérieurement du calomel, donnez immédiatement carb. veg.

Si la parotite est accompagnée de mal de gorge, consultez le chapitre qui est consacré aux affections de la

gorge. S'il y a un grand enrouement, carb. veg. est un moyen presque toujours efficace.

Quand elle se complique d'autres affections, soit des oreilles ou des dents, de la teigne, d'une inflammation érysipélateuse, ou si la complication provient de l'abus du mercure, de la fièvre scarlatine, de la petite vérole, de la rougeoie, ou d'autres fièvres graves, voyez à cet égard le chapitre relatif à ces affections.

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