GONFLEMENT DU NEZ
S'il est le résultat d'un coup ou d'une cause indéterminée et s'accompagne de fourmillement et d'une douleur dans les os, semblable à l'effet d'un coup, donnez arn. S'il coïncide avec un catarrhe nasal, surtout si l'entrée des narines est enflée et excoriée, avec rougeur, chaleur et douleur, symptômes qui se portent quelquefois à l'intérieur, avec sensation de brûlement, de lancination, de sécheresse, d'autres fois en exaltant ou en affaiblissant l'odorat, donnez bell.; si cela ne suffit pas, hep. sulph. Si le coryza est Huent, aqueux, et qu'il y ait de l'irritation ; de plus, si le nez est rouge, gonflé et luisant, avec prurit; s'il y a une douleur qu'aggrave la pression exercée par le moucher, il est mieux de commencer par merc. viv., et plus tard hep. sulph., ou peut-être aussi bell. Chez les personnes qui ont fait abus du mercure, donnez d'abord hep. sulph. ,et ensuite merc. viv. — Contre le gonflement chronique et douloureux, bry. convient quelquefois ; si le nez porte de petites taches noires, sulph.) des taches rouges, phosph. acid.) des verrues, caust.; si le bout du nez est rouge, rhus toxic.'j s'il est cuivré, après abus de boissons alcooliques, ars. alb.'y si le gonflement est rouge, luisant et tendu, donnez caust., de la troisième à la sixième dilution.
ÉPISTÀXIS.
De Phémorrhagie nasale. A Ja fin d'une maladie, il survient souvent un saignement du nez qui amène un soulagement immédiat. Aussi, est-il conforme à ce bénéfice de nature de ne pas l'interrompre, pourvu toutefois qu'il ne soit ni trop long ni trop abondant. Il convient donc de rejeter comme très-inconsidérés tous ces moyens vulgaires mis en usage pour le réprimer, tels qu'eau froide, glace, vinaigre, eau de mer, eau-de-vie, éponge, amadou, ou tout autre tampon. — Il est inutile de boucher le nez, il vaut mieux le comprimer un peu, et puis de s'assurer de temps en temps si le sang continue à couler et à se faire jour à travers l'arrière-bouche, ou s'il s'est arrêté. — Si le sang coule d'une seule narine, il suffira quelquefois de lever le bras du même côté et de le porter sur la tête; mais il arrive souvent qu'après l'avoir retiré, l'hémorrhagie recommence.
Si cette hémorrhagie est occasionnée par un coup, ou qu'elle soit précédée d'un fourmillement dans le nez ou dans le front, si le nez est chaud, que le sang soit rouge et liquide, particulièrement chez les hommes, donnez amochez les femmes, surtout d'un caractère doux et tranquille, ou chez celles qui ont des menstrues très-faibles, donnez puis Si le saignement du nez est la suite d'un grand échauffement, ou que le malade soit actuellement très-échauffé, donnez acon.; et si cela ne suffit pas, bry. S'il y a aggravation en se baissant, ou que l'hémorrhagie soit la suite de grands efforts, ou qu'on ait voulu soulever un poids trèslourd, etc., donnez rhus toxic.
Si l'épistaxis est la suite d'une tendance du sang à se porter à la tête, et si elle est précédée des symptômes indiqués plus haut à l'article Congestion fie sang à la tête, ou si cette congestion existe actuellement, le meilleur moyen, dans le plus grand nombre de cas, est acon., ou les
autres remèdes recommandés dans l'article précité, tels que nux.vom.y bell., chamom., chin., rhustoxic. Le reniflement de l'eau froide, dans ce cas, ne convient pas. II vaut mieux, lorsque le sang ne peut pas être arrêté tout de suite par les remèdes, ou qu'on en manque, tremper un linge dans l'eau froide et rappliquer sur le bas- ventre , comme il est dit au chapitre V. Si Tépistaxis est la suite d'un échauffement ou d'un excès de vin ou de boissons alcooliques, et si elle ne s'arrête pas immédiatement après l'usage des remèdes indiqués dans cette circonstance, comme acon., bell., bry. et nux vom., faites alors mettre les mains du malade dans Feau chaude, et qu'il se tienne tranquille. Si le sang se coagule en sortant, et qu'il forme des caillots coniques, donnez merc. viv. Lorsque cette hémorrhagie coïncide avec le catarrhe nasal, tantôt fluent, tantôt sec, donnez puis. Si elle a lieu chez les enfants par suite de vers, ou plutôt après une démangeaison qui les oblige à tourmenter le nez, cin. Chez les individus faibles et énervés, où l'épistaxis revient souvent et dure longtemps, donnez chin. Si elle se déclare chaque aprèsmidi, le soir ou avant minuit, ou à des époques périodiques, puis. Si elle a lieu pendant le sommeil, donnez rhus toxic, ou bry., ou bell.; si elle revient tous les matins, nux vom., bry. ou bell.; à la suite de longues hémorrhagies, chin., pour combattre la faiblesse. Chin. convient également dans le cas où la perte de sang a été assez abondante pour déterminer de la pâleur, le froid des extrémités et des mouvements convulsifs. Aux personnes sujettes à ces hémorrhagies, donnez sulph.; à celles qui sont débilitées, affaiblies, sec. cor. à petites doses rapprochées. Dans les cas où l'hémorrhagie nasale est abondante sans être accompagnée d'aucun autre symptôme, donnez carb.veg. et mêmes?/?.