‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 2)Chapitre 108 sur 237 · ENROUEMENT · texte numérisé non relu

ENROUEMENT

Parmi les remèdes domestiques qu'on emploie ordinairement, il s'en trouve qui présentent plus d'un inconvénient; et s'ils sont suivis de quelque soulagement, ils n'en laissent pas moins des germes de récidive. On peut, sans contredit, faire usage d'un lait de poule ou de boules de gomme ou sucre candi, rouge ou blanc, ou la nuit entourer son cou d'un bas de laine chaud ; tout cela ne nuit certainement pas, mais il vaut encore mieux employer les moyens suivants :

Dans l'enrouement avec coryza, accompagné d'expectoration gluante, de sécheresse, de brûlement et de soif, avec chatouillement qui provoque la toux, avec fièvre le soir, avec humeur inquiète et taciturne, lorsqu'on est d'un naturel tranquille, donnez notamment chez les enfants, chamom. — Avec toux rauque, sèche et profonde, qui indique une ardeur de la gorge, avec tension et douleur opiniâtre de cette partie; si on devient indifférent pour toutes choses; si la fièvre alterne avec la chaleur; si l'on

devient morose, acariâtre et obstiné, donnez nux vom. — Avec picotements et ulcérations de la gorge, da palais, avec douleur en avalant, catarrhe et expectoration jaune, verte et fétide, avec toux ébranlante accompagnée de douleurs de poitrine, frissons sans soif, et goût capricieux, donnez puis. ; et ce remède convient d'autant mieux, que le malade sera resté plusieurs jours sans pouvoir prononcer une parole ; si dans les vingt-quatre heures cela ne suffit pas, donnez sulph. dilué. — Mais l'un des principaux remèdes est merc. viv. lorsque la voix est rauque et enrouée, avec brûlement et chatouillement dans le larynx, avec disposition à la sueur, sans que le malade en éprouve du soulagement, et que le moindre courant d'air empire les souffrances. — Donnez caps, s'il y a fourmillement et chatouillement dans le nez, avec obturation, suivi d'une toux qui provoque des douleurs erratiques. — Mais si avec l'enrouement on éprouve dans la gorge une certaine rudesse, suivie d'éternument fréquent et d'un écoulement de mucus, sans qu'il y ait coryza proprement dit, ou que la respiration soit, courte, donnez rhus. toxic. — Dans le cas d'une respiration entrecoupée, de toux profonde et creuse, sans expectoration catarrhale, et accompagnée de bâillements, d'inquiétude et de soif, donnez samb. nig. — Dans l'enrouement chronique, qui est pire le matin ou le soir, qui s'aggrave après avoir beaucoup parlé, ou s'il est la suite de la rougeole, donnez carb. veg. — Dans les cas les plus obstinés, sans complication d'autres symptômes, ou lorsqu'il y a coïncidence de toux et d'affection catarrhale, et que presque toute la poitrine et la gorge sont prises d'une sensation de rudesse et d'excoriation, donnez caust. — Si l'enrouement coïncide avec un catarrhe chronique, silic. convient souvent; si la voix est creuse et très-profonde, droser.

Page 1