‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 2)Chapitre 115 sur 237 · COURTE HALEINE, ASTHME, SPASMES DE POITRINE · texte numérisé non relu

COURTE HALEINE, ASTHME, SPASMES DE POITRINE

Il importe d'abord de rechercher les causes de ces souffrances. La plupart du temps, elles dépendent de causes que l'on regarde comme innocentes, telles que de l'infusion de camomille, l'usage de l'ipécacuanha, ou de l'aspiration de vapeurs sulfureuses, etc. Il est bon, dans ce cas, de faire flairer le camptoe ou Yesprit de nitre dulcifté, ou de prendre quelquefois un peu de café noir; si cela vient d'un effet du soufre, donnez puis.

Dans les accès subits, on peut trouver quelquefois du soulagementen mettant les mains dans l'eau chaude, ou en appliquant des ventouses sèches à la base de la poitrine ou au creux de l'estomac, comme il a été dit plus haut à l'ar-

ticle crachement de saiig. On fera utilement aussi de recourir aux ligatures des extrémités, ainsi qu'on Ta recommandé dans le même article.

Lorsque l'accès arrive après avoir mangé, ou particulièrement après le dîner; lorsque le malade manque d'air, ce qui l'oblige à tendre le cou comme s'il craignait d'être suffoqué; s'il sent de la sécheresse dans la gorge et qu'il lui semble qu'elle est trop étroite (pourvu toutefois qu'il n'y ait pas trop d'anxiété), donnez un peu de gingembre à mâcher avec du sucre.

Si c'est par suite d'un refroidissement, et qu'il en soit résulté une toux persistante, donnez par cuillerée à café d'une légère infusion d'anis, principalement le soir.

Ceux qui sont sujets à ce genre de souffrance doivent prendre pour habitude de boire chaud et de se faire frictionner le corps, comme aussi de fumer tous les matins.

Cependant il ne faudra pas négliger les remèdes suivants, que Ton choisira avec discernement, et que l'on donnera toujours à flairer légèrement, en tenant le bouchon sous le nez pendant l'inspiration.

Si la poitrine est comme serrée, la respiration haletante, avec bruit de râle dans la trachée-artère, comme par la présence de mucosités qui montent et descendent, ou s'il semble au malade qu'il respire un air pulvérulent qui lui ôte la respiration; s'il se porte avec anxiété au-devant de l'air et craint de suffoquer ; si son visage est pâle, ses extrémités froides, donnez, dans ce cas, ipec. en dilution. Au besoin, on le répète quelquefois deux ou trois heures après; après quoi, ars. convient généralement, ainsi que bry. ou nuxvom.

Dans les accès les plus violents, lorsqu'ils sont dus à un catarrhe supprimé, et qu'on a en outre la poitrine délicate; lorsqu'il y a aggravation vers minuit, que la respiration devient de plus en plus difficile, qu'on entend un bruit de râle accompagné de gémissements, de soupirs, de mou-

vements désordonnés et involontaires du corps , ou si l'accès se déclare pendant la marche, chez les vieillards surtout; si Ton respire sans éprouver le moindre soulagement; lorsqu'on se sent le cœur comprimé, que cette sensation va et vient; et qu'au moindre mouvement il se déclare de l'aggravation, principalement en montant au lit, donnez ars. alb. 0.5 après, s'il y a aggravation, ipec. ©. — Quelquefois, si le lendemain il n'y a encore aucune amélioration, donnez nuxvom.

Après ipec. on peut administrer bry., quand il y a aggravation par le mouvement, principalement à la suite d'éruptions rentrées, ou que celles-ci ne veulent pas sortir; lorsque le malade soupire souvent, que les accès viennent la nuit, accompagnés de maux de ventre comme pour aller à la selle.

Bell, convient lorsque l'état s'aggrave par le mouvement, et que cependant on ne peut rester tranquille ; que le mal se présente toujours par accès, accompagné d'une respiration tantôt courte, tantôt longue, ou courte et précipitée, suivie de toux sèche, et que la poitrine est comme trop pleine.

Arn.y lorsque le mal s'aggrave non-seulement par le mouvement, mais aussi par la parole et en se mouchant; si la respiration est haletante, avec des douleurs lancinantes dans la poitrine.

Ckin., lorsque la respiration est sibilante et bruyante, ou qu'il y a menace de suffocation par les glaires; lorsque le mal se déclare pendant le sommeil et qu'il tient éveillé; lorsqu'on ne peut respirer que la tête très-éleveé ; si le malade transpire facilement et se refroidit de mêrr^e.

Coff. est bon pour les personnes d'une excessive sensibilité, qui sont sujettes à ces accès après une grande excitation intellectuelle; lorsque l'inspiration ne se fait qu'avec peine et par des prises d'air saccadées, suivies d'anxiété, d'inquiétude, chaleur et moiteur. Si cela ne suffit pas, donnez acon.,

2t>4 MALADIES LES PLUS COMMIMES.

ou alternez ces deux remèdes. Il convient de donner plus tard puis, chez les personnes timides et larmoyantes, ou nux vom. chez les personnes vives et passionnées. Si le mal provient d'un chagrin concentré, ign.; s'il vient d'un violent accès de colère ou de querelle, chamom.

Chamom. convient lorsqu'on s'enrhume facilement, qu'on ne tousse pas pour le moment, mais qu'on ressent une pression très-forte sur la poitrine ou sur le cœur, ou que la transpiration ne peut pas s'établir.

Puis, convient lorsqu'il y a vertige, faiblesse dans la tête, somnolence, palpitation de cœur, chaleur dans la poitrine, ou lorsque la respiration ne se fait que par la partie supérieure.

Verat. alb. convient très-souvent après ipec, ars., chin., arn.; particulièrement lorsque le malade est comme suffoqué; qu il y a aggravation étant assis ou en se mettant en mouvement; s'il y a des douleurs de côté, et toux creuse tout ensemble, par suite d'une moiteur froide, ou que la figure et les membres deviennent froids, et particulièrement encore lorsqu'on éprouve quelque amélioration en restant tranquille.

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