‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 2)Chapitre 122 sur 237 · DOULEURS DE DENTS · texte numérisé non relu

DOULEURS DE DENTS

Le mal de dents s'étend souvent à toutes les parties de la tête, et peut par conséquent affecter la mâchoire inférieure, les oreilles, la mâchoire supérieure, et les os de la face, et, réciproquement, les souffrances de ces parties se réfléchir sur les dents. Voilà pourquoi nous avons placé à la fin de ce chapitre un article sur les souffrances de la face. Cette connexion prouve déjà qu'il ne faut pas toujours en chercher la cause dans la carie des dents. — Les dents creuses ne sont pas malades par cela seul qu'elles sont creuses, mais bien parce qu'elles reconnaissent une autre cause; elles peuvent être creuses et tomber complètement

sans faire souffrir ; comme aussi on peut avoir des dents cariées sans souffrances, et, par contre, des dents qui ne le sont pas peuvent être la source de douleurs intolérables. — Dire que les nerfs dentaires peuvent être à découvert, c'est dire un non-sens; celui qui sait ce quet c'est qu'un nerf, et se donne la peine de réfléchir, le comprendra facilement.

L extraction d'une dent n'est permise qu'en présence d'une fistule incurable, d'un ulcère à sa racine, elc, chez les enfants, avant la seconde dentition ; dans tous les autres cas, l'extraction est un fort mauvais moyen, parce que, en arrachant la racine, on ne peut que nuire à la mâchoire, et qu'elle pourrait parfaitement y rester sans inconvénient, lorsqu'on sait la traiter. — Une autre raison qui doit faire repousser ce moyen est qu'aussitôt qu'une dent creuse est arrachée, une autre ne tarde pas à le devenir. Lorsque les dents restent en place, l'altération qui les frappe ne se communique que très-lentement, à l'exception de quelques maladies particulières qui les affectent promplement toutes ou en partie, et les carient. Quand le mal a cette puissance, il ne servirait de rien de faire l'extraction des dents, car, si on les enlevait même toutes, la maladie se porterait sur les os. — Qu'on ne se laisse donc pas aller à la croyance qu'une dent en rend une autre malade, la rend noire et lui communique la carie. Tout cela n'est qu'une pure invention des arracheurs de dents, qui ne savent pas guérir différemment les maladies qu'ils sont appelés à traiter.

Si l'on a à demander un conseil sur l'état de ses dents, et particulièrement quand il s'agit de remplacer les vides de la mâchoire, ce qui est dans beaucoup de cas fort utile, qu'on s'adresse à un dentiste habile et consciencieux; on est trop souvent exposé à beaucoup de tromperies et de déceptions.

La plupart des poudres et élixirs odontalgiques sont des moyens qui nuisent neuf fois sur dix, ne produisent aucun

effet sur cent cas, et, lorsqu'ils soulagent une fois, c'est par hasard.

Les dents et les gencives ne doivent pas être trop fatiguées par le cure-dents; c'est une habitude fort mauvaise.

Ayez le soin de ne manger, ni de boire ni trop chaud, ni trop froid ; tenez vos dents propres en les rinçant souvent, mais surtout le matin et après chaque repas ; servez-vous, si vous voulez, d'une brosse douce, que vous passerez légèrement sur la couronne. N'oubliez pas de rincer et de frotter la partie interne, en portant la brosse de la racine à la couronne de la dent.

Que ceux qui croient qu'il est indispensable d'employer une poudre fassent usage du sucre de lait, qui suffit pour délivrer la bouche et les dents de toute sorte de débris que laissent les aliments. Le moyen le plus agréable pour tenir les dents propres et leur enlever le tartre dont elles s'entourent, sans avoir besoin de les gratter avec l'acier, c'est de prendre de la crème tournée et d'en frotter les dents. Quand on se lave les dents avec de l'eau tiède, on ne tarde pas à s'apercevoir combien les dents sont devenues propres. — Cette propriété de la crème tournée tient à l'acidité qu'elle a contractée, et qui suffit pour dissoudre les incrustations dentaires et tout ce qui se trouve dans la bouche; sa puissance est telle, qu'elle pourrait altérer l'émail des dents, si cette substance acide était trop forte. Maintenant, que cet acide puisse nuire à la dureté des dents, employé à faible dose et affaibli par la salive, c'est ce que je ne puis savoir encore.

Quand on a un mal de dents, qu'on ait recours au plus vite aux remèdes appropriés dont il est question plus bas ; ils le feront disparaître promptement dans la plupart des cas. S'ils ne réussissent pas, qu'on s'adresse à un médecin homœopathe, qui donnera le remède qui conviendra le mieux pour un prompt soulagement.

Le plus dangereux de tous les remèdes est Y opium ou le

laudanum, parce qu'il nuit toujours. Les douleurs qui sont dissipées par l'opium reviennent infailliblement avec une double violence. Il est très-rare que l'opium soit le vrai remède ; mais s'il peut convenir, le mieux est d'en prendre un fragment de la grosseur d'un pois et de l'appliquer à Fextérieur de la joue. — Le suintement huileux de fumée ou la créosote est également un très-mauvais moyen : dans la plupart des cas, il est impuissant ; et dans d'autres, il calme la douleur momentanément, mais alors il rend les dents très-fragiles, et provoque, en outre, des ulcérations dans la bouche, la gorge et l'estomac ; et par cela seul qu'il est introduit dans la bouche, cela suffit pour que l'estomac en soit affecté. — Il est très-dangereux pour les poitrines faibles et délicates.

Toute personne qui est sujette aux maux de dents doit s'abstenir tout à fait de café, car il leur nuit généralement; et l'on ne doit pas oublier que lorsqu'on fait usage de remèdes homœopathiques, il faut se mettre en garde, même longtemps après, contre tout ce qui peut neutraliser les effets de cette médication.

Un remède homœopathique bien choisi produit un effet immédiat, soit qu'on le prenne par la bouche ou qu'on le donne à flairer. Souvent il détermine une aggravation passagère qu'il faut laisser passer patiemment. Dès que le mal s'améliore, il faut savoir attendre. S'il reparaît avec les mêmes symptômes, reprenez le même remède; mais s'il se déclare de nouveaux symptômes, choisissez-en un autre.

Si l'effet curatif du mal de dents n'a pas lieu dans la plupart des cas, cela tient à l'impatience du malade, qui ne donne pas le temps au remède de développer son action. Mais la guérison est généralement si prompte qu'elle tient du prestige. — Le seul cas où elle échoue quelquefois et où l'amélioration commençante ne dure pas, est celui de carie aux dents; il se rencontre toutefois rarement, et alors les insuccès sont aux succès : : 1 : 10. — Disons par anti-

eipation que par la simple olfaction de merc. viv., de rhus tox., de nux vom., on obtient souvent, facilement et promptement la disparition complète de bien des maux de dents.

Le mal de dents est une souffrance si générale et rend la vie si amère, que nous avons fait tous nos efforts pour rendre facile le choix des remèdes; car, s'ils sont mal choisis, ils restent sans effet. C'est pourquoi nous avons pris le parti d'indiquer deux manières de faire ce choix. D'une part, nous comparons les symptômes avec les remèdes qui leur sont applicables, et de l'autre nous comparons les remèdes avec leurs propres symptômes.

Cela étant, il s'agit de prendre note de chaque symptôme accusé par le malade et de noter au-dessous le remède qui convient à chacun d'eux; après cela, on recherche ce qui, sous ces remèdes, se présente le plus fréquemment sur votre liste, et en même temps ceux (les remèdes) qui correspondent aux symptômes. C'est ainsi que vous pourrez parvenir à la découverte facile du remède le plus approprié.

Et d'abord, il ne suffit pas de trouver chez le malade tous les symptômes propres au remède, il faut encore que le remède à choisir réunisse tous ou presque tous les symptômes de la maladie.

Expliquons-nous par l'exemple suivant : Un malade éprouve des douleurs violentes, tiraillantes ou déchirantes dans différentes parties, avec déchirement dans la gencive (a); le mal retentit quelquefois jusque dans la tête (b); l'air froid le provoque et puis l'aggrave (c) ; le plus souvent, c'est le matin qu'il a lieu (d) avec congestion sanguine à la tête (e). Parmi ces divers symptômes, nous trouvons pour :

(à) Douleurs dans les gencives, merc. viv., puls.y staph., hep. sulph., ars., carb. veg., hyosc.,calc. carb. (b) Remèdes qui agissent sur la tète, merc. viv. y staph.,

nux vom., chamom., sulph., ars., anti?n. crud., rhus toxic, hyosc.

(c) Aggravation * l'air froid, bell., merc. viv., staph., sulph., hyosc.

(d) Aggravation vers le matin, ign., merc. viv., puis., phosph. acid., staph., bry., nux vom., chin., sulph. , ars., hyosc.

(e) Congestion de sang à la tête, dCOYl. , puis., chin. , hyosc, cale. carb.

Tous les remèdes qui ne viennent qu'une fois, ou qui se répètent deux fois, seront effacés; Ton aura ensuite puis., staph., sulph., ars., qui reviennent trois fois; puis merc. viv. quatre fois, et enfin hyosc. cinq fois. Ce dernier remède sera donc celui qu'il faudra choisir, et Ton ne tardera pas à s'assurer que c'est celui qui répond le mieux aux symptômes du mal de dents et qui doit soulager.

Gencives enflées, acon., bell., merc. viv., phosph. acid., staph., nux vom., hep. sulph., chin., rhus toxic.

Gencives enflées et douloureuses, merc. viv. , puis. , staph., hep. sulph., ars. alb., carb. veg., hyosc. y cale. carb.

Dents vacillantes, merc. viv., bry., nux vom., ars., rhus toxic, hyosc. ; qui semblent trop longues, bry., arn., sulph., a?*s. ; agacées, acid. phosph., sulph., dulc

Douleurs, particulièrement dans la dent cariée, merc. viv., puis., staph., nux vom., chin., antim. crud., aussi coff., phosph. acid., bry., chamom., sulph., silic, cale carb. ; dans toute la rangée de dents, merc viv., staph., chamom., rhus toxic; sur un seul côté, merc viv., sulph., chamom., rhus toxic

Douleurs s'étendant dans les os maxillaires et dans la face, merc viv., nux vom., sulph., rhus toxic, hyosc ; dans les joues,, bry., silic ; dans les oreilles, merc viv., puis., staph., bry., chamom., sulph., ars., rhus toxic. ; dans les yeux, puis. ; dans la tête, merc. viv., staph., nux vom., chamom,, sulph., ars., antim. crud., rhus toxic, hyosc

Douleurs avec congestion du sang; vers la tête: acon.,

puis., chin., hyosc, cale, carb.; avec gonflement des veines du front et des mains, chin.; chaleur dans la tête, acon., puis., hyosc. ; brûlement dans les yeux, bell.; rougeur des joues, acon., bell., chamom. ; pâleur du visage, puis., ars.

Avec gonflement des joues, bell., merc. viv., puis., staph., bry., nux vom., chamom., arn., sulph., ars. alb.

Avec salivation, bell., merc. viv., dulc; avec bouche sèche et soif, chin. ; sans soif, puis. ; avec la gorge sèche et soif, bell. ; avec frissons, puis.

Avec diarrhée, chamom., dulc, rhus toxic. ; avec constipation, merc. viv., staph., bry., nux vom.

Avec sensibilité extrême des nerfs, coff., acon., bell., hyosc.

Par suite de refroidissement, acon., ign., bell., merc. viv., puis. , nux vom., chamom., dulc, rhus toxic, hyosc

Aggravation par le froid, merc. viv., phosph. acid., sulph. y ars., antim. crud., cale carb.", aggravation par l'air froid, bell., merc. viv., staph., sulph., hyosc; par l'eau froide, bry., nux vom., sulph., antim. crud., cale carb. ; en buvant froid, merc viv., puis., staph., nux vom., chamom., sulph., cale carb.; en aspirant Fair froid, bell., merc viv., staph., bry., nux vom., sulph.

Amélioration par l'application de la main froide sur la joue, rhus toxic ; par l'air froid, puis. ; par l'eau froide momentanément, bry. ; par les doigts trempés dans l'eau, chamom.

Lorsque le grand air aggrave, bell., staph., nux vom., chin., sulph., rhus toxic; le vent, puis., rhus toxic; le courant d'air, chin., sulph., cale carb. ; aggravation dans la chambre, chamom., sulph.

Amélioration au grand air, puis., bry., hep. sulph., antim. crud.

Aggravation par une forte chaleur, bell., phosph. acid.;

par une chaleur modérée, coff., puis., bry., chamom., sulph.

Aggravation en buYant un peu chaud, merc. viv., nux vom., ckamom. ; en mangeant chaud, bry.

Aggravation dans la chambre chaude, ou par la chaleur en général, puis., phospk. acid., hep. sulph., chamom., sulph. ; par la chaleur du lit, bell., merc. viv., puis., acid. phosph., bry., chamom.

Amélioration par la chaleur, merc. viv., nux vom., sulph., ars. alb., rhus toxic.

Aggravation eu fumant du tabac, ign., bry., chin. ; amélioration en fumant, merc. viv.

Aggravation en prenant du café, ign., nux vom., chamom. ; en prenant du thé, ign.; du vin, nux vom., ign. ; en buvant en général, chamom.

S'il v a aggravation en mangeant, bell., merc. viv., puis. , phosph. acid., staph., bry., hep. sulph., sulph., carb. veg.; après avoir mangé, coff., ign., bell., staph., bry., nux vom., chamom., sulph., antim. crud. ; quelque temps après avoir mangé, bell.

Quand on remue la bouche, nux vom., chamom. ; en mâchant, merc. viv., staph., bry., nux vom., sulph., ars. alb., carb. veg., hy ose, en mordant, coff., bell., puis., nux vom., hep. sulph. , sulph., rhus toxic. ; en serrant les dents, hep. sulph., chin. ; suivi d'amélioration, coff., chin., ars.; en les touchant, bell., merc. viv., acid. phosph., staph., bry., nux vom., arn., hep. sulph., ars., carb. veg.', en les touchant avec la langue, ign., merc. viv., chin., carb. veg.

S'il y a amélioration en les pressant, bell., puis., chin., rhus toxic; en les frottant, merc. viv.

Quand il y a aggravation en se curant les dents, puis*; améliorées quand le sang en sort, bell.

Aggravation par le mouvement, bry., nux vom., chin.', amélioration par le repos, bry.

Aggravation étant assis, puis., rhus toxic; amélioration en restant assis au lit, merc. viv., ars., rhus toxic.

Aggravation étant couché, ign. ; couché sur le côté douloureux, ars. ^ sur le côté opposé,' bry.

Amélioration étant couché, merc. viv.; couché sur le côté douloureux, bry.

Aggravation pendant la nuit, coff., bell., merc. viv., puis., acid. phosph., staph., bry., chamom., hep. sulph., sulph., ars., silic, rhus tox., cale, carb.; le soir, au lit, merc. viv., ant. crud.; au moment de s'endormir, ars.; amélioration dans ce cas, merc. viv. ; aggravation avant minuit, bry.; après minuit, merc. viv., staph.

Aggravation en s'éYeillant, bell., nux vom., carb. veg. ; le matin, ign., merc. viv., puis., phosph. acid., staph., bry., nux vom., chin., sulph., ars., hyosc; avant midi, puis., sulph., carb. veg.

Aggravation après midi, merc. viv., puis., nux vom.f sulph. ; sur le soir, puis. ; le soir, ign., bell., merc. viv., puis., bry., nux vom., sulph., antim. crud., rhus toxic.

Aggravation par l'effet du bruit, cale. carb. ; lorsqu'on vous parle, bry., ars. alb. ; quand on est contrarié, rhus toxic. ; en réfléchissant, bell., nux vom.; en lisant, ign.y nux vom.

Souffrance dentaire, chez les femmes particulièrement, coff., acon., bell., puis., chin., hyosc, cale, carb.; avant, pendant ou après les règles, chamom., carb. veg., cale, carb. : pendant la grossesse, sep. (seulement par les hautes dynamisations, soit par l'olfaction, soit en dilution), mogn., carb., bell., puis., staph., rhus tox., hyosc, cale carb.

Souffrance dentaire, chez les enfants, particulièrement, coff., acon., ign., bell., chamom., cale carb.

Souffrance dentaire, coïncidant avec l'usage du café; nux vom., chamom., cocc, bell., merc viv., enrb. veg., puis, rhus toxic.

Arn. est un remède fréquemment et justement employé

2ttîS MALADIES LES PLUS COMMUNES.

après l'extraction des dents; il arrête le sang et guérit promptement. On s'abstiendra alors de vinaigre. Un dentiste intelligent ne saurait en autoriser l'emploi. — Après avoir placé des dents artificiels, arn. est bon pour calmer la douleur et diminuer l'engorgement. — Après avoir limé les dents cariées (opération souvent très-salutaire), mêlez quelques globules d'arn. dans une cuiller à thé d'eau fraîche, et humectez-en celles qui ont reçu un coup de lime. — Contre les douleurs violentes provenant de l'extraction, hyosc. est quelquefois très-utile, ou tel autre remède plus approprié. Dans les douleurs très-fortes qui suivent l'implantation des dents, prenez acon. et arn. alternés. Arn. est quelquefois bon dans le mal de dents : lorsque la douleur est pressive, pulsative, comme si la dent était poussée par l'effort du sang ou comme si elle était luxée, ou qu'elle s'aggrave en la touchant; lorsque les joues restent dures et enflées, quand les autres remèdes ont déjà fait cesser la douleur.

Donnez coff. dans les douleurs les plus violentes, quand le malade est hors de lui, qu'il pleure et tremble, qu'il est plein d'anxiété, et ne sait plus que faire, ni décrire l'état réel de ses souffrances. Ce remède sera répété au besoin. S'il est insuffisant, donnez acon. ou verat. alb., sulph., hyosc. Mais pour les douleurs spasmodiques saccadées, piquantes et pressives avec intermittence, ou qui se réveillent en mordant ou mâchant, coff. sera toujours préféré à tout autre remède.

Donnez acon. dans les cas les plus graves, lorsque les malades ne se connaissent plus et ne peuvent rendre leurs souffrances, et si coff. s'est montré insuffisant. Il convient,, surtout, dans les douleurs pulsatives par suite d'un refroidissement, accompagnées de congestion de sang à la tête, de brùlement à la face, et principalement chez les enfants. On peut le répéter; et s'il ne suffit pas entièrement, donnez chamom. ou bell.

MALADIES DES DEMS. 289

Chamom. convient dans un grand nombre decas, particulièrement chez les enfants à l'époque de la dentition,

et chez les personnes qui se laissent facilrment contrarier et qui font usage du café; contre les douleurs des dents cariées, chez les femmes, avant les règles; lorsqu'on a eu froid en état de transpiration, ou que les douleurs rendent le malade inquiet et chagrin; que les douleurs sont insupportables, et, par moments, plus intenses; pires pendant la nuit; quand on ne sait indiquer la dent qui fait mal; ou que la dent creuse semble trop longue et vacille (et si elle ne semble que vaciller, ce remède ne convient pas, c'est bry.) ; ou que la douleur occupe toute une rangée de dents, et que chaque dent parait être trop haute; ou que la douleur se porte dans l'oreille à travers les mâchoires, ou aux yeux à travers les tempes, mais principalement si elle n'occupe qu'un seul côté des dents, des mâchoires, des oreilles et de la tête; lorsqu'elle est fourmillante et donne une sensation désagréable de rampement, ou comme si Ton grattait et raclait sur le nerf de la dent cariée, et qu'elle va en s'exaspérant; qu'elle est déchirante et tiraillante, ou pulsative et fouillante; lorsque, arrivée à son paroxysme, elle est piquante et lancinante, par secousses, dans l'oreille, qu'elle est insupportable par la chaleur du lit; que les souffrances se réveillent principalement après avoir bu ou mangé trop chaud; lorsqu'elles sont portées au plus haut degré en buvant froid ou en prenant du café; que rien ne peut les soulager, si ce n'est l'application des doigts trempés dans l'eau froide; si, pendant la douleur, la joue est rouge et chaude, ou que les gencives et les joues soient entléeset pâles rouges; si les glandes sous-maxillaires sont engorgées et douloureuses, le tout accompagné d'une grande lassitude, dansles articulations particulièrement; s'il y a douleur dans l'articulation de la mâchoire en ouvrant la bouche, douleur qui s'étend sous les dents. Dans ces divers cas, chamom. est un remède sûr. S'il ne réussit qu'à demi, et qu'il n'a-

gisse qu'à peine, et cela, dans le cas d'une dent cariée, donnez d'abord la préférence à antim. crud., et plus tard consultez les remèdes suivants :

Nux vom. convient aux personnes d'un tempérament violent, avec face rouge, adonnées au café et aux boissons spiritueuses, qui mènent une vie sédentaire ou souffrent par suite d'un refroidissement; dans le cas où une dent saine devient douloureuse et semble vaciller, ou que les dents paraissent être trop longues; lorsqu'on éprouve dans la mâchoire inférieure des douleurs lancinantes et saccadées; qu'une douleur tiraillante se porte jusque dans les tempes, ou lorsque la douleur d'une dent creuse passe, en traversant toute la face, jusque dans les os ; quand la douleur occupe tout un côté, ou lorsqu'une dent cariée donne lieu à des souffrances tiraillantes et perforantes, avec semblant de luxation, accompagnées d'élancements isolés, et si violents que tout le corps en est ébranlé, surtout au moment d'une forte inspiration ; lorsqu'une douleur sourde dans les os se change en un déchirement qui passe à travers les dents et les mâchoires, ou lorsqu'un des côtés est le siège d'une douleur perforante, fourmillante, rongeante et déchirante ; ou si Ton éprouve des douleurs tressaillantes ou rhumatismales avec une sensation picotante aiguë; lorsque ces souffrances se manifestent le plus ordinairement le matin au lit, ou le soir ; si elles empêchent de mâcher, et qu'en mâchant elles s'aggravent, ou qu'elles reviennent en ouvrant la bouche à F air froid, ou en lisant, ou en réfléchissant; ou orsque les déchirements augmentent au dernier point par l'attouchement d'un liquide froid sur la dent creuse, et que, par contre , il y a amélioration en se tenant chaud; en général quand il y a aggravation après avoir mangé et après avoir fait un peu d'exercice ; lorsque, pendant la durée de l'accès, les glandes de la mâchoire inférieure sont devenues douloureuses; mais surtout lorsque, durant les souffrances dentaires, il se

déclare un abcès sur la gencive qui tend à percer.

Puis, convient aux personnes douces, tranquilles et

timides, aux femmes et aux enfants d'une humeur inquiète; quand la douleur occupe un seul côté, que le mal de dent se reproduit tous les printemps, avec déchirement dans les oreilles et céphalalgie unilatérale; lorsque dans la dent creuse il se produit une douleur lancinante, et qu'en même temps tout le côté gauche de la face est très-sensible jusque dans l'oreille; qu'en même temps il y a chaleur dans la tête et frissons de tout le corps; mais particulièrement quand la douleur est dans la gencive, ronge et pique comme avec une épingle, et lorsqu'on éprouve dans la dent même un tiraillement et un tressaillement comme si l'on tirait le nerf à soi pour l'abandonner subitement; ou lorsqu'il existe un tressaillement et un déchirement dans lequel la dent semble se détacher ou un picotement et une pulsation qui s'aggravent par l'eau froide; mais principalement lorsque le mal s'aggrave dans une chambre chaude, par la chaleur du lit, ou en tenant quelque chose de chaud dans la bouche, et quand par contre le mal s'amoindrit à l'air froid et dehors; quand il y a augmentation de douleur par le repos, et diminution en se promenant; aggravation en curant les dents et amélioration en les comprimant fortement; quand il n'y a pas d'aggravation en mâchant; quand le mal vient plutôt vers le soir que le matin, et s'accompagne d'une sensation de frissonnement, avec pâleur de la face ou ascension de sang vers la tête; ou avec chaleur, mais sans soif, même après avoir pris force infusion de camomille.

Ign. s'emploie dans les cas où les remèdes précédents semblent convenir; mais il faudra ici que le malade ait un tempérament plus délicat et plus impressionnable; s'il est d'une humeur variable, doux et tranquille, s'il est tantôt gai, tantôt triste; il est surtout indiqué chez les personnes qui s'inquiètent, se chagrinent beaucoup; lorsque les dents

mâchelières sont douloureuses comme si elles étaient cassées; quand il y a une sorte de fourmillement dans les dents incisives , et que, dans toutes les autres, on éprouve une sensation d'excoriation ; quand il y a aggravation après avoir pris du café, après avoir fumé, après dîner, le soir après s'être couché, et le matin en se levant.

Hyosc. convient principalement aux personnes très-

gensibles, nerveuses et impressionnables; lorsqu'elles

éprouvent au travers de la joue et de la mâchoire inférieure une douleur tellement violente et déchirante, que Ton craint d'en devenir fou ; ou une douleur déchirante et enrageante dans les gencives, avec sensation d'un bruit sourd dans la dent, qu'on dirait vaciller et vouloir tomber en mâchant; ou lorsqu'il y a tressaillement, battement, tiraillement et déchirement jusque dans le front; douleurs violentes et tiraillantes, changeant de place et se portant d'une dent à l'autre; suivies quelquefois d'une chaleur fugace et d'une congestion de sang à la tête; lorsque ces douleurs sont causées par l'air froid, généralement le matin ; quelquefoisavec agitation tressaillantedans les doigts et dans les braschez lespersonnessujetlesaux affections spasmodiques. Bidl. convient le plus souvent aox femmes ainsi qu'aux enfants pendant le trayaii de la dentition, et généralement lorsqu'ils sont agités et très inquiets par le fait de la douleur, ou qu'ils sont tristes et disposés aux larmes; lorsque les gencives et les dents sont comme excoriées; lorsque, en mordant, il semble que la racine des dents soit ulcérée, avec douleur tressaillante, sécante, déchirante et piquante; mais principalement dans la douleur tiraillante, avec aggravation le soir après s'être couché et plus encore la nuit ; ou lorsqu'il y a des douleurs aiguës dans une dent creuse, jour et nuit; ou si la douleur est dans une dent molaire creuse, et qu'il semble que le sang s'y porte avec force ; s'il y a chaleur dans les gencives, et pulsation dans les joues; lorsqu'on n'éprouve du soulagement qu'en se curant les dents

jusqu'au sang; ou lorsque les gencives sont engorgées, avec brûlement et picotement, forte salivation et gonflement des joues; quelquefois avec yeux brûlants, gorge sèche et grande soif; si la douleur revient souvent le matin, au réveil, ou qu'elle recommence quelque temps après avoir mangé; si les dents font mal à l'air frais, et par un attouchement quelconque, comme aussi par leur contact avec les aliments et la boisson chaude, et lorsqu'une forte pression exercée sur la joue donne de l'amélioration.

Chin. convient principalement aux femmes nourrices, aux personnes qui, gaies naturellement, deviennent chagrines et irritables. 11 est utile, si la douleur se fait sentir périodiquement par des déchirements saccadés et pressifs, ou par des tiraillements ou des fourmillements ; les dents semblent engourdies, et le mal s'aggrave par le mouvement, par l'attouchement, et reparaît au courant d'air ; les gencives se gonflent, la bouche est sèche avec soif; le sang monte à la tête, les veines du front et des mains se gonflent; le sommeil de la nuit est agité, même quand la souffrance a cessé.

Merc. viv. convient très-fréquemment aux enfants, atteints d'odontalgie ; notamment si les douleurs déchirantes se manifestent dans plusieurs dents à la fois et voisines de celle qui est creuse; lorsque la douleur affecte un côté de la face, ou si les souffrances s'étendent jusqu'aux oreilles par des élancements et des tiraillements, particulièrement pendant la nuit; quand on éprouve dans les dents, et principalement la nuit, des secousses excessives, comme par l'effet d'un dard, qui se porte jusque dans l'oreille et même dans la tête ; si la douleur pique dans la dent creuse, avec plus de violence après avoir mangé ou bu froid ou chaud : si elle s'empire a l'air froid et surtout à l'air humide, et se modère dans une douce chaleur, ou en se frottant la joue; si l'air, en pénétrant dans les dents incisives, y développe une douleur; ou quand le mal de dents.se fait sentir le jour

et cesse la nuit, suivi d'un mouvement de transpiration, mais pour reparaître le lendemain dans des accès plus ou moins longs, et alternés avec des vertiges ou des déchirements dans les membres; si les dents deviennent plus vacillantes, si les gencives se gonflent ou pâlissent et s'ulcèrent; quand elles s'entre-bâillent , brûlent, et sont plus douloureuses par l'attouchement ; ou si elles commencent à démanger, à saigner, à suppurer, en s'accompagnant d'un déchirement qui traverse les racines des dents, ou d'un engorgement douloureux des joues.

Hep. sulph, s'administre quelquefois après merc. viv.ou belL, lorsque l'enflure douloureuse des gencives persiste, ou lorsqu'il y a une douleur comme si le sang pénétrait dans la dent, ou si le tiraillement s'aggrave après avoir mangé, ou en restant dans une chambre chaude, ou durant la nuit.

Carb. veg. est mis en usage lorsque merc. viv. ou ars. paraissent soulager, mais n'opèrent pas une guérison complète; chez les personnes qui ont pris beaucoup de calomel, principalementquandlesgencives saignent, s'entre-bâillent, et que les dents incisives se déchaussent ; si les dents deviennent vacillantes, s'ulcèrent, et font mal en les touchant avec la langue; si l'état empire après avoir mangé, ou détermine des douleurs déchirantes et tiraillantes dans les incisives.

Sulph. convient quelquefois dans les secousses lancinantes des dents creuses, qui se portent jusque dans la mâchoire inférieure et supérieure, et même jusque dans l'oreille; contre l'enflure des gencives avec douleur pulsative ; si elles sont saignantes et qu'il y ait de l'enflure autour d'un vieux chicot; dans les maux de dents qui se manifestent le soir, ou dehors à l'air froid ou à un grand vent, et si l'aggravation a lieu en se rinçant la bouche.

Ars. alb. convient dans les cas où les dents deviennent vacillantes avec sensation d'allongement, tiraillements suc-

cessifs ou brûlement et déchirement dans les gencives ; s'il y a aggravation en les louchant, comme aussi en se tenant couché sur le côté malade, et en général pendant le repas et par suite de l'impression du froid ; lorsque cet état s'amende par la chaleur intérieure, par l'application d'une étoffe chaude,, ou en restant assis ;^u . lit,, principalement lorsqu'on éprouve un grand déchet de forces.

Antim. crud. est le remède principal contre les souffrances des dents creuses, avec douleur d'arrachement, de fouillement, de déchirement et de tressaillement; se portant quelquefois jusque dans la tête, principalement le soir au lit; s'aggravant toutes les fois qu'on a mangé ou bu de l'eau froide, et s'améliorant par la marche au grand air.

Bry. s'adapte aux personnes passionnées, irritables

et obstinées, atteintes de mal de dents; lorsque la douleur est dans les dents creuses, mais encore davantage dans les dents saines ; lorsque, à chaque douleur lancinante, il se fait sentir une secousse dans l'oreille, un déchirement jusque dans les joues, et un picotement déchirant, comme si le nerf se trouvait à découvert, comme si l'air pénétrait dans le creux de la dent et frappait le nerf en y déterminant une douleur; quand les dents semblent trop longues ou branlantes, et qu'elles ne sont ni l'un ni l'autre, et qu'en mangeant, on dirait qu'elles vont tomber ; quand la douleur augmente en fumant, en mâchant, en tenant quelque chose de chaud dans la bouche ; quand elle diminue au grand air, quelquefois par le contact de l'eau froide, mais momentanément, et également si l'on se couche sur la joue douloureuse; que le mal s'aggrave, au contraire, en se couchant sur la joue opposée; quand la douleur saute, pour ainsi dire, d'une dent à l'autre, ou va de la tête aux joues. Rhus toxic. répond quelquefois aux souffrances de bry. ; on a la sensation comme si les dents étaient trop longues, ou branlantes et vacillantes, et comme si l'air entrait dans une dent creuse ; principalement quand les gen-

cives sont enflées, qu'elles brûlent et démangent comme un ulcère, qu'elles sont excoriées et entre-bâillées; quand les élancements se font par secousses et par une sorte de tiraillement semblable à l'avulsion de la dent (comme dans puis.), accompagné d'un battement sourd ou d'un élancement et d'un déchirement dans les deux rangées de dents, qui vont jusque dans les mâchoires et les tempes, avec une sensation d'excoriation : généralement la douleur reste sur un côté, si elle est due à un refroidissement ou à une contrariété ; s'il y a aggravation au grand air (améliorée par bry.)} insupportable la nuit, et modérée par la chaleur. Quelquefois il se dégage une mauvaise odeur de la dent creuse. Ce remède convient aux personnes tranquilles (non comme bry.) qui sont portées à la tristesse ou à la mélancolie, ou se laissent aller à l'inquiétude et au chagrin (comme dans bell.).

Staph.y quand les dents deviennent noires et creuses et s'écaillent, que les gencives sont. pâles, blanches, corrompues, enflées, et sont sensibles au toucher, qu'on y éprouve des pulsations intérieures et qu'il se forme des vésicules et des aphthes; contre les douleurs des dents creuses, avec tiraillement ou déchirement pénétrant et rongeant, principalement dans les racines ou à travers les deux rangées de dents, ou que la douleur d'une dent creuse s'étend jusqu'à l'oreille avec battement dans les tempes; s'il y a aggravation au grand air, en buvant froid, en mâchant, en mangeant, particulièrement la nuit et vers le matin.

P/lOSph. acid. convient SOUVent quand les gencives sont

saignantes et enflées; dans les douleurs déchirantes qui s'aggravent par la chaleur du lit, ainsi que par la chaleur et le froid; dans le brûlement nocturne de dents antérieures ; dans les douleurs qui partent de la dent cariée et s'éh'iiilenl dans la têle.

Sihc. rt^ionl la plupart du temps, aux douleurs chro-

niques, fouillantes et déchirantes du jour et de la nuit, mais qui s'aggravent la nuit : ces douleurs se portent aux joues et aux os; quand la racine des dents ou les gencives rendent une matière corrompue, et si les os maxillaires sont engorgés.

Dulc. convient quelquefois contre les maux de dents occasionnés par un refroidissement, surtout s'il y a coïncidence avec la diarrhée, et que chamom. n'ait pas réussi; lorsque la tête est en même temps embarrassée; s'il y a une grande salivation (comme dans bell. et merc. viv.), et que les dents soient agacées.

Cale. carb. se montre favorable dans les maux de dents des femmes enceintes 5 quand les douleurs tiennent à une dent cariée, ou principalement à la présence d'un chicot qui branle; s'il y a pression, tiraillement, secousse et excoriation ; dans des maux de dents tiraillants, lancinants, perforants, rongeants, fouillants, et battants, accompagnés de l'engorgement des gencives, lesquelles sont très-sensibles, saignent facilement, et sont le siège d'une douleur battante et lancinante. Il convient aussi, quand il y a affluence de sang vers la tête, principalement la nuit ; quand la douleur survient et puis s'aggrave à la suite d un refroidissement, de même qu'à la suite d'un courant d'air et du froid, qu'on ne peut supporter de boire chaud ou froid, et que le bruit aggrave les souffrances.

Magn. carb. convient dans les maux de dents nocturnes, qui forcent le malade à se lever et à se promener; s'ils sont insupportables dans le repos, et que les douleurs soient, le plus ordinairement, brûlantes; dans les élancements des dents après avoir mangé, qui s'aggravent par le froid et par le mouvement de la voiture ; également dans les premiers mois de la grossesse.

Cawt. s'applique dans les maux de dents qui sont la suite d'un courant d'air qui a porté directement sur la bouche, et dont les douleurs sont lancinantes ou tiraillantes, bat-

tantes et produisent une sensation d'excoriation; quand les dents sont vacillantes, comme légèrement allongées et douloureuses, accompagnées de fistule et de suppuration des gencives, celles-ci étant douloureuses et engorgées. Souvent c'est tout le côté gauche qui est pris, et principalement la nuit., si Ton se couche sur Je côté. Dans ces souffrances, on ne peut supporter ni le froid, ni le chaud;;

Lorsque le mal de dents a cessé et que les joues restent enflées, donnez puis,, après merc. viv. ou chamom. ; ou merc. viv. après puis, ou belL ; ou belL9 après merc. viv, ; ou sulph. après bel L , bry., ars., etc. Si l'enflure est d'un rouge érysipélateux, donnez merc* viv. ; quand elle est dure et tendue, mais qu'elle n'est pas aussi rouge, donnez arn. ; si elle menace de percer, donnez hep, sulph., et faites tenir dans la bouche des figues bouillies dans du lait; si cet engorgement ne cède pas assez promptement à ces moyens, donnez lach. une ou deux fois, et ensuite répétez hep. sulph. Si l'on n'a pas encore fait usage de merc. viv., on peut l'employer. — Il faut tenir autour du visage un mouchoir pour se garantir de l'air ; et, du reste, il n'y a rien autre chose à faire extérieurement; cependant, s'il y restait encore de la tension, mais dans une petite étendue, et qu'il y eût en même temps un mouvement de pulsation, on peut, dans ce cas, faire usage d'une petite compresse trempée dans l'eau tiède, et, après l'avoir égouttée, on l'applique humide sur la joue, où on la maintient à l'aide d'un linge sec ; mais si l'enflure s'étend, devient d'un jaune rouge, et qu'il s'y forme des phlyctènes, on pourra alors appliquer un coussinet rempli de farine d'orge chaude. — S'il y a en même temps des démangeaisons, ayez recours à la poudre à poudrer ou à la fleur de farine. Si l'abcès aboutit, qu'on en couvre l'ouverture avec un morceau de sparadrap enduit de suif très-frais ; il sera maintenu à l'aide d'un mouchoir.

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