‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 2)Chapitre 126 sur 237 · SCORBUT DE LA BOUCHE ET STOMACACE · texte numérisé non relu

SCORBUT DE LA BOUCHE ET STOMACACE

Dans cette affection, les gencives deviennent très-chaudes, rouges et très-sensibles ; elles s'engorgent, se ramollissent, se détachent des dents, et deviennent le siège de petites ulcérations qui exhalent une très-mauvaise odeur. Les aphthes, c'est le mot, se produisent sur les lèvres, dans l'intérieur des joues, dans le palais et sur la langue même;

il s'exhale une odeur putride repoussante ; les crachats et la salive sont puants et infects; les glandes sous-maxillairos s'enflent souvent ; le malade s'affaiblit et finit par tomber dans la fièvre lente. Dans la majorité de ces cas, merc. viv. se montre efficace, sauf lorsque le mal est la suite de Tusage du mercure. — Dans ce dernier cas, donnez carb. veg. ou acid. nitr.} comme ses meilleurs antidotes. Acid. nitr. aura la préférence en cas d'ulcérations. S'il arrivait que merc. viv. ne réussît pas tout à fait, donnez dulc. — Chez les sujets indolents et corpulents, cette affection provient ordinairement de la malpropreté et du manque d'exercice en plein air. Dans ce cas, on donnera préférablement caps.; mais aux individus irritables, maigres, et qui mènent une vie sédentaire, nux vont. Si la cause tient à un excès de nourriture trop salée, carb. veg. ou ars.\ si cela ne suffisait pas, faites prendre tous les jours, une ou deux fois, une goutte 6! esprit de nitre dulcifiée.

Merc. subi, convient lorsque le mal, déjà bien empiré, commence à gagner le nez et que les mucosités de la bouche tombent dans l'estomac, y occasionnant de^souffrances, et donnent lieu à une diarrhée douloureuse.

Ars., lorsque les ulcères ont atteint un grand degré de virulence et de brûlement ; si le malade est déjà très-appauvri et faible, ou lorsque merc. viv. s'est montré inefficace.

Dulc. peut s'administrer dès le début de la maladie, lorsque le mal provient d'un refroidissement et que les glandes du cou sont gonflées et indurées.

Carb. veg., en outre des cas qui proviennent de l'abus du mercure ou des salaisons, est d'un grand usage lorsque les gencives saignent beaucoup et donnent une odeur puante; s'il ne suffit pas, on doit recourir à d'autres remèdes.

Natr. rnuriat. réussit lorsque les ulcérations gagnent lentement l'intérieur de la bouche, et qu'elles n'ont pas été amendées sous l'influence des remèdes employés jusqu'à ce moment; surtout lorsque les gencives, engorgées et

saignantes, sont très-sensibles à Faction du froid et du chaud, des aliments et des. boissons, et principalement aussi lorsqu'il se forme sur la langue de petites phlyctènes et de petites ulcérations, qui donnent lieu à une sensation de morsure et de brûlement qui empêche de parler.

Parmi le grand nombre de remèdes domestiques qui sont en vogue dans cette affection, on peut recommander, sans inconvénient, le suivant, dans le cas où l'on n'aurait pas réussi par les moyens que nous venons de faire connaître : il consiste à frictionner les gencives avec une tranche de citron, dès le début de la maladie, en été et à bord des navires. Dans quelques cas, on trouvera utile de faire usage de la sauge, et l'on aura le soin de se rincer la bouche avec de bonne eau-de-vie.

Contre les aphthes douloureux qui naissent à la commissure et sur le revers des lèvres, sur la langue, et dont la durée est de huit jours au moins, donnez une ou deux fois (et une fois par jour) piper nig. 6.

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