‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 2)Chapitre 130 sur 237 · NAUSÉES ET VOMISSEMENTS · texte numérisé non relu

NAUSÉES ET VOMISSEMENTS

Dans ce genre de souffrances, il ne faut rien négliger pour remonter à la cause, car il importe de leur appliquer des remèdes appropriés. Très-souvent les symptômes cessent d'eux-mêmes après le vomissement : c'est pourquoi il faut le provoquer par d'abondantes et fréquentes libations d'eau tiède, par la titillation de la luette avec la barbe d'une

plume, ou par du café noir. N'employez jamais, dans ce cas, ï'émétique, qui peut porter une atteinte grave à l'estomac, et qui sera toujours remplacé utilement et sans danger par ant. crud. quand la langue est chargée d'un enduit épais, blanc et jaune, ou par tpec. lorsque la langue est nette. — Les nausées et les vomissements peuvent être causés par suite d'une frayeur, d'un chagrin, d'une contrariété, d'un refroidissement, d'un échauffement, de longues veilles, de plénitude d'estomac, d'excès de boissons, de tabac, de camomille, de rhubarbe, ou par suite de l'emploi abusif d'autres remèdes. Voyez à cet égard le chapitre des causes, comme aussi si c'est par suite d'empoisonnement, voyez à ce sujet deux articles placés au chapitre VIL

Quand les nausées ou les vomissements sont déterminés par une chute sur la tête, donnez arn., et voyez ce qui est dit au chapitre IX de la première partie, Blessures sur la têle. Si la cause tient à quelque chose qui soit resté engagé dans la gorge , voyez le même chapitre, art. Corps étrangers introduits dans V organisme.

Lorsque ces souffrances sont accompagnées de vertiges, avec mal de tête, voyez chap. I , deuxième partie. Si les remèdes qui sont indiqués dans ces divers passages ne suffisent pas, donnez lach. une ou deux fois, et ensuite belL Si le vomissement a lieu par l'effet de la toux, voyez chapitre II, à l'article Refroidissement, puis ipec9 merc. viv., caps., puis., bry.y cln.} dros., phosph. acid., sulph., cale. carb. et lach., s'il a lieu par l'effet de la coqueluche, voyez à ce sujet l'article qui y est afférent.

Lorsque le vomissement est causé par le mouvement de la voiture ou du cheval, donnez ùôcc. une ou deux fois par jour.

Le vomissement par suite de langueurs d'estomac qui suivent un repas demande puis, ou riux vom., alternativenieht avec bry. Lorsque l'estomac est dans un tel état de faiblesse qu'il ne puisse supporter qu'un peu de nourriture,

et qu'une légère augmentation provoque immédiatement des vomissements, accompagnés de crampes et de' tranchées dans le ventre, ou de vertiges et de vomissements de matières blanches, gluantes et muqueuses, de diarrhée et faiblesse des membres qui va jusqu'à la défaillance, donnez puis, ou cocc. ; si, malgré cela, cet état se prolonge, donnez nux vom., et ensuite bry.\ si cela ne suffit pas, examinez tous les autres symptômes existants, et choisissez entre chin. et fer,, qu'on peut alterner au besoin, ou sulph. et ensuite qrs. alb. Dans quelques cas violents, hyosc. convient parfaitement; et dans les cas chroniques, cale, carb., principalement après avoir usé de sulph.

Quant aux vomissements des enfants causés par la présence des vers, voyez l'article qui y est relatif, au chapitre IX de cette seconde partie ; et les vomissements par le mal de mer, voyez p. 33.

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