DIFFICULTÉ DE RESPIRER
Si, par suite de refroidissement, il survient une oppression de poitrine, comme si le malade allait être suffoqué, donnez ipec. s. toutes les heures, et, au besoin, toutes les demi-heures ; si cela ne suffit pas, ars. alb. ©. toutes les heures, jusqu'à ce qu'il y ait soulagement. Quelquefois il convient aussi de donner les remèdes qui sont indiqués à l'article asthme, mais ce sera plus particulièrement nux vom.
DIARRHÉE
Si après un refroidissement subit, il survient de la diarrhée, donnez op. ; s'il n'en résulte aucun soulagement, ou si elle cessait un jour ou deux, et qu'il y ait en même temps douleurs abdominales, donnez rhdc. S'il n'y a pas
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de coliques, et que la diarrhée ait commencé dans l'aprèsmidi et ait diminué la nuit, alors il faut administrer ferr. ; mais si la diarrhée s'aggrave après minuit ou vers le matin, donnez phospk. acid.
Pour la diarrhée provoquée par l'usage des glaces et par des boissons glacées, voyez le chapitre IV de cette première partie, où sont traitées les maladies par écart de régime, page 30.
Bry. convient dans la diarrhée par suite de refroidissements causés par la boisson d'eau froide en état de sueur, ou pour avoir pris un bain froid après une forte chaleur, et surtout si elle est accompagnée de chaleur à la tête, précédée d'une légère colique, ou d'une douleur à Fépigastre et au ventre, qui s'aggrave par la moindre pression exercée par la main ou par toute autre cause, et que la diarrhée amène des matières non digérées; — et si elle provient des eaux de mauvaise qualité, et que les selles amènent une digestion mal faite, si bry. n'a pas suffi, alors donnez chin. — Si elle est accompagnée de flatulence, de coliques autour du nombril pendant la selle, s'il y a en même temps, ténesme et faiblesse avec évacuation de matières muqueuses, ou sanguinolentes, et que le malade soit habitué aux boissons fortes, donnez nux vom. — Si elle est très-mauvaise et qu'il y ait un mélange abondant de mucus et de sang, donnez les remèdes appropriés à ladyssenterie; et si l'état traîne en longueur, sulph.
COLIQUES, DOULEURS d'eïSTRAILLES.
Dans des douleurs d'cutraiiicH (coliques), violentes, spasmodiques et pressives, suivies de diarrhée, et que celle-ci soit liquide, acre et brûlante, donnez chin,
Si les coliques s'accompagnent de flatuosités, et qu'elles soient tellement intenses et déchirantes qu'elles obligent le malade d'aller de côté <'l d'autre, s'il «prouve la sensa-
tion d'une grosse boule qui s'est placée dans l'un des côtés, ou si, le ventre lui semblant vide, il a des nausées et des vomissements accompagnés d'une diarrhée aqueuse, muqueuse ou verdâtre, répandant une odeur d'œufs gâtés, donnez chamom.
Si le refroidissement provient de la fraîcheur du soir, et que la matière diarrhéique soit verte et aqueuse , et s'accompagne de grands efforts pour l'expulsion des selles ; si elles sont rendues en petite quantité et sont suivies d'un état voisin de la défaillance ; si la douleur pressive qui existe vers l'ombilic se caractérise par des tranchées accompagnées d'un constant malaise et même de ténesme; ou encore si le malade se sent pris au même moment de la diarrhée, avec borborygmes, maux d'estomac, douleurs déchirantes de l'abdomen, qui laisse au toucher l'impression du froid, et si ces divers symptômes s'accompagnent de nausées, de tremblement et de frisson, donnez alors merc. viv.
Si, indépendamment de ces refroidissements, la diarrhée est la suite de l'usage de viandes de porc, d'aliments gras, de pâtisseries, etc., etc., et si les tranchées sont plus fortes après midi, et surtout le soir ou dans la nuit; si les vents roulent et montent dans l'estomac, ou si l'abdomen est douloureux et sensible à la pression exercée par la main, donnez puis. Donnez le même remède aux femmes enceintes chez lesquelles les coliques ressemblent aux douleurs de l'enfantement.
Si le refroidissement donne lieu à des douleurs accompagnées d'une grande sensibilité, d'insomnie et d'une disposition à crier, donnez coff. Lorsque les douleurs sont violentes au point de mettre le malade hors de lui, c'est chamom. qui convient.
MAL DE TÊTE
Dans le mal de tête par suite de refroidissement, avec
une disposition du sang à se porter à la tête, qui s'aggrave par la marche à chaque pas au moindre mouvement, soit en montant l'escalier ou en se baissant; s'il augmente au grand air, avec la sensation comme si la tête allait éclater et avec battement intérieur, prenez bell. Si la céphalalgie est plutôt compressive, et bornée à quelques points, si elle s'accompagne de bourdonnement dans les oreilles et de dureté de l'ouïe, donnez dulc.
Si le mal de tête est occasionné par un courant d'air avec endolorissement du cuir chevelu, donnez nux vom. ; s'il est interne, bell. Est-il produit par l'effet d'un bain, bell. ne suffisant pas, surtout s'il y a nausées, vertige et dérangement du ventre, s'il s'aggrave par la fumée du tabac, alors donnez antim. crud.