DOULEURS RHUMATISMALES
Si à la suite de refroidissement il se déclare des douleurs dans les membres (rhumatismes), qu'il y ait sentiment d'inquiétude dans la partie affectée, qui oblige le malade à changer constamment de place, qu'il se trouve partout placé trop durement; ou si le membre est comme engourdi, disloqué et douloureux, surtout pendant la marche, et que le malade éprouve une impression pénible du moindre ébranlement produit autour de lui, et à ce point qu'il se mette à crier, à l'avance, de la secousse qu'il va ressentir des pas des personnes qui marchent dans la chambre, ou bien si l'on parle trop haut, ou qu'on le touche, ou même qu'on l'approche, alors donnez arn. Il est parfaitement indiqué. S'il y a chaleur et fièvre, donnez acon. ; et, deux heures après, arn. Il y a des cas où il est bon d'alterner ces deux remèdes. Dans tous les cas, l'emploi alterné de Y arn. et d'acon. sera réglé sur l'augmentation ou la diminution des souffrances. S'il reste encore quelques symptômes de la maladie, administrez des médicaments indiqués à l'article rhumatisme. (2e partie, chap. xiv.)
Si les douleurs sont plus fortes pendant le repos, dans la nuit, qu'il y ait froid et engourdissement des membres, avec pâleur de la figure et chaleur des pieds, ou gonflement rouge des gros orteils, que la nuque soit roide, la peau sèche, ou la transpiration fétide, et qu'il ne soit résulté aucun soulagement des remèdes administrés, donnez dulc. ; et si elle ne suffit pas, merc. viv.
Si ces douleurs récidivent (ce qui arrive souvent) après un nouveau refroidissement, et surtout si le malade craint l'approche des personnes qui l'entourent, ou même pendant la déglutition; si elles augmentent pendant le repos
et s'améliorent en se promenant dans la chambre, et qu'il y ait gonflement, tiraillement, ardeur et pulsation dans les gros orteils, donnez acid. phosph. — S'il y a gonflement du genou, nodosités aux articulations de la main et des doigts, donnez sulph., et, plus tard, cale. carb.
Lorsqu'un état d'échauffement et de fièvre est produit par le refroidissement, donnez acon. — Si la fièvre augmente ou qu'elle dure déjà depuis quelque temps, choisissez un des remèdes qui sont indiqués à l'article fièvre, où ils sont mieux déterminés. Tels sont : nuxvom. ou ckamom., bell. ou dulc, ignat. ou puis., et d'autres encore qui seraient mieux appropriés.
En général, dans les affections par suite de refroidissements, qui, en même temps qu'elles sont aiguës, s'accompagnent de douleur, adressez-vous le plus souvent à coff\, ou à acon., chamom., rhus toxic, nux vom., Quhpuls., bell. ou coloc. Si elles sont peu douloureuses, donnez dulc. ou ipec. Si elles sont chroniques et reviennent souvent, et que le malade ait pris auparavant beaucoup de mercure, administrez carb. veg. ou sulph. ; après ceux-ci, si lie. ou hep. sulph., cale. carb. Si elles reparaissent après s'être baigné, donnez antim. crud. ou sulph. ; et après quelques semaines, carb. veg. ou cale. carb.
Si le malade souffre par défaut de transpiration, donnez chamom. ou chin., bell. ou dulc. ; et si la sueur ne soulage pas, silœ. Si les souffrances dépendaient d'une trop grande transpiration, il y aura souvent utilité à donner merc. viv. ou acid. phosph., puis chin. ou carb. veg., aussi sulph, ou hep. sulph. et sep., selon les symptômes concomitants.
On remédie à la disposition aux refroidissements, à la
trop grande sensibilité aux eftets du froid, lorsqu'on ne peut pas se garantir convenablement, en buvant plutôt froid que chaud, en se modérant dans l'usage des boissons fortes et s'abstenant de café : et cette susceptibilité disparaît plus facilement en employant, selon les circonstances,
les remèdes suivants : co/f., belL, nux vom., chin.y dulc; et surtout silic, carb. veg., cale, carb., de loin en loin. Durant cette sorte de traitement, on doit se laver avec de l'eau froide et s'habituer insensiblement à Fair froid, au lieu de Féviter ; il faut également s'accoutumer aux changements de temps.
Mais si l'on ne peut pas s'y habituer, et que le moindre refroidissement produise des frissons, donnez nux vom. ou chamom.l — Si le froid provoque plus particulièrement des douleurs, ara. alb. — Si l'on est sujet aux engelures des doigts ou du nez, et que l'état général ne réclame aucun traitement, il faut frictionner ces parties avec alcool camphré) si l'on a déjà des engelures, qu'on ait recours aux remèdes indiqués à cet article. — Si Fon tombe malade en quelque sorte toutes les fois qu'on s'expose à Fair froid, alors, selon les circonstances, on emploiera bry. ou rhits toxic, veratr. alb. ou merc. viv. ; et si ces remèdes restent sans effet, prenez carb. veg. ou cale. carb. ; — si l'on ne supporte pas le vent sans inconvénient, carb. veg. ; si l'on est sensible au courant d'air, bellad., sulph., silic. ou cale, carb., les uns après les autres, à l'intervalle de cinq à six semaines.
Si Fon est particulièrement sensible à l'air du soir et qu'on le supporte non sans peine, c'est alors merc, viv. qui est utile, et puis, après un certain temps, sulph., ou mieux, carb. veg. Si sulph. reste sans effet, et qu'il faille attribuer à Fair humide la cause de ce dérangement, donnez la préférence à dulc, rhus toxic. ou verat. alb., et, plus tard, carb. veg. ou cale, carb.; si c'est la poitrine qui en souffre, dulc. ou carb. veg.
Celui qui est vivement ému par les effets du tonnerre fera usage de bry., et plus tard, durant Forage, de silic. Sulph., employé pendant tout ce mauvais temps, produit aussi de bons effets.
Si Fon souffre à chaque changement du temps, com-