‹ Médecine homoeopathique domestique (volume 2)Chapitre 32 sur 237 · DE L'ÉCHAUFFEMENT ET DE LA FATIGUE · texte numérisé non relu

DE L'ÉCHAUFFEMENT ET DE LA FATIGUE

crâne, qui s'aggrave en baissant la tête, et surtout si elle se fait sentir au front, à faire croire que le cerveau va sortir par là; s'il est exacerbé par la marche, en montant, ou par la moindre impression morale : s'il est suivi de fièvre ardente avec soif, ou qu'il y ait vomissements et insomnie, donnez belL ou bry.

Bell, sera préféré, s'il y a grande anxiété et inquiétude, fureur réelle ou activité incessante d'idées et grand abattement, frayeur et peur des choses présentes, avec larmes faciles, gémissements et cris ;

Bry., si le malade est faible et de mauvaise humeur le matin, s'il ne peut pas supporter ses vêtements, qui le serrent trop, et qu'il soit plutôt colère et irritable qu'abattu et pleureur; s'il a peur de l'avenir.

Mais si la moindre chaleur provoque le mal de tête, et en outre qu'il y ait pesanteur, battement, pression audessous des yeux, et si l'exercice de la vue rend les yeux douloureux, donnez alors carb. veg.

Si ce mal est produit par les chaleurs de l'été, après s'être fatigué en plein soleil, ou après un échauffement pour être resté trop longtemps auprès du feu, ou même en repassant le linge, et si on sent alors la tête comme trop pleine et que l'appétit vienne*à manquer, surtout le matin, qu'il y ait en outre grande soif, fièvre, tremblement, et même quelquefois nausées et vomissement, ou encore diarrhée ; dans ces cas, bry. est indiqué.

DIARRHÉE

Les diarrhées <Té<6 qui s'accompagnent de fièvre douze heures après ou surtout quand le lait provoque des coliques, guérissent promptement par l'usage de bry. — On est quelquefois obligé de la répéter le lendemain.

Si l'on ne peut supporter la chaleur de Tété, ou qu'on ne puisse travailler à la chaleur, surtout si l'on est sujet à des

sueurs nocturnes, qu'on soit entraîné au sommeil, et que Ton éprouve des douleurs d'estomac et du ventre, si dans ce cas bry. n'a pas suffi, donnez ant. crud. — Si la chaleur a pour effet de donner des nausées, et qu'elles reviennent malgré l'usage des moyens indiqués, alors administrez silic.

La fatigue après une longue marche ou après un travail excessif, particulièrement en été, est quelquefois tellement grande qu'on ne peut prendre aucun repos, et même, dans ce cas, ce qui devrait délasser ne fait qu'augmenter cette mauvaise disposition du corps; dans ce cas, on prendra un bain chaud; si ce n'est pas possible, qu'on mette au moins les pieds dans l'eau chaude avec une poignée de sel de cuisine. Si par ce moyen on ne parvient pas à se délasser, prenez coff. — Ce qui soulage le mieux en pareil cas est une tasse d'infusion légère de thé vert de bonne qualité. S'il arrivait qu'on fût fatigué au point de tomber en défaillance, verat. alh, est ici parfaitement indiqué : s'il y a longtemps qu'on n'ait mangé, donnez coff, — Est-on devenu faible par de trop fortes sueurs, ou est-on déjà débilité ou épuisé par des sueurs nocturnes, administrez chin. Si cet état d'échauffement se fait sentir à l'intérieur, et à ce point que la respiration en soit chaude, le pouls fréquent, donnez acon. ; s'il ne diminue pas, bry. — Si l'on ressent encore, après quelques jours, des bouillonnements de sang, ou si, après une nouvelle fatigue, le sang se porte à la tête, au visage ou à la poitrine, donnez merc. viv. Mais si l'on se sent les membres, surtout les chairs, comme brisés, am. soulagera promptement; si les pieds sont gonflés et font mal en marchant, prenez une petite cuillerée de teinture d'arn. dans une demi-tasse d'eau fraîche, et après avoir lavé les pieds avec de l'eau pure, mouillez-les avec celte eau d'arnica préparée et laissez-les sécher à l'air.

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